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Maskinongé
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Origine et signification La municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé et la municipalité du village de Maskinongé se sont regroupées, en 2001, pour former la nouvelle municipalité de Maskinongé. Traversé en son centre par la rivière Maskinongé, riverain du lac Saint-Pierre dans sa partie sud-est, le territoire de cette municipalité occupe une étendue de plus de 75 km², à 10 km à l'ouest de Louiseville et à 90 km de Montréal. La proximité du lac Saint-Pierre assure à la porte d'entrée d'une région formée de belles terres arables un attrait touristique indéniable. La seigneurie de Maskinongé a été concédée aux frères Pierre-Noël Legardeur de Tilly et Jean-Baptiste Legardeur de Saint-Michel par Talon en 1672. En 1686, Pierre-Noël Legardeur cédera à Joseph Petit, dit Bruno ou Bruneau (1645-1724) un territoire qui deviendra la seigneurie de Petit-Bruno, détachée de la seigneurie de Maskinongé. Vers 1700, Petit s'installe dans la seigneurie de Maskinongé, à l'endroit où s'implantera la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé (nom orthographié à l'époque Masquinongé) en 1714. Vers 1710, une première vague de pionniers donnent le coup d'envoi de la colonisation du territoire en érigeant l'église en bas de la rivière Maskinongé, du côté sud-ouest. À cette époque, les seigneuries de Carufel et de Maskinongé se partagent l'étendue paroissiale. Érigée civilement en 1722 et canoniquement en 1833, la paroisse donnera son nom à la municipalité de paroisse créée en 1855. Cependant, une première municipalité, répondant au nom de Maskinongé, avait été établie en 1845, avant de devenir partie de la municipalité de comté en 1847. Tout en constituant un hommage au fondateur de l'endroit, le nom Saint-Joseph témoigne aussi de la ferveur des Récollets à l'égard du père de Jésus choisi en 1624 comme patron de la Nouvelle-France. L'abondance du poisson d'eau douce identifié sous le vocable de maskinongé dans la rivière du même nom a valu au village de Maskinongé érigé en 1931 cette dénomination. Celui-ci a vu son territoire formé à même celui de Saint-Joseph-de-Maskinongé. Les premiers Maskinongeois se sont à l'origine établis surtout du côté sud-ouest du territoire, à l'ouest de Louiseville et de Yamachiche, puis le peuplement a gagné les deux rives de la rivière. Le nom Maskinongé évoque les mots algonquins mask et kinonge, brochet difforme. Ce poisson prédateur (Esox masquinongy) est une espèce de la famille du brochet, au corps légèrement rayé, propre à l'Est de l'Amérique du Nord. La filiation dénominative remonte loin dans le temps puisque l'appellation a d'abord identifié la rivière, puis la seigneurie, la paroisse et la municipalité. La graphie Masquinongé figure dans l'acte de concession de la seigneurie en 1672, alors que l'orthographe actuelle existe dès 1724, dans un autre acte de concession. Le thème ichtyologique demeure omniprésent à Maskinongé, car en outre du nom municipal lui-même, les Maskinongeois sont connus également sous le blason populaire collectif de Barbotes ou de Poissons, qui souligne le grand nombre de pêcheurs locaux notamment.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-06-05

Spécifique Maskinongé

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Maskinongé

Municipalité Maskinongé (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 51008

Longitude ouest     Latitude nord 73° 01' 00" 46° 14' 00"

Coordonnées décimales -73.01666, 46.23333

Carte topographique 1/50 000 31I/03

Carte topographique 1/20 000 31I/03-0202

Anciens noms

  • Maskinongé  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 25 avril 2001. En effet, à cette date, la municipalité du village de Maskinongé et la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Maskinongé. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. L'abondance du poisson d'eau douce identifié sous le vocable de maskinongé dans la rivière du même nom a valu à un petit village de la Mauricie érigé en 1931 cette dénomination. Celui-ci a vu son territoire formé à même celui de Saint-Joseph-de-Maskinongé, à l'origine paroisse fondée en 1714, délimitée dès 1722 et érigée en municipalité en 1845. Par ailleurs, il s'agit d'un amérindianyme ayant pour sens gros brochet, brochet difforme, de l'algonquin mask, gros et de kinonge, brochet. Ce poisson prédateur (Esox masquinongy) est une espèce de la famille du brochet, au corps légèrement rayé, propre à l'Est de l'Amérique du Nord. La filiation dénominative remonte loin dans le temps puisque l'appellation a d'abord identifié la rivière, puis la seigneurie créée en 1672, la paroisse et la municipalité. La graphie Masquinongé figure dans l'acte de concession de la seigneurie en 1672, alors que l'orthographe actuelle existe dès 1724, dans un autre acte de concession. Les premiers Maskinongeois se sont à l'origine établis surtout du côté sud-ouest du territoire, à l'ouest de Louiseville et de Yamachiche, puis le peuplement a gagné les deux rives de la rivière. Maskinongé est distante de 90 km de Montréal et de 3 km de la rive nord du lac Saint-Pierre. La proximité de ce magnifique plan d'eau assure à la porte d'entrée d'une région formée de belles terres arables un attrait touristique indéniable. Le thème ichtyologique demeure omniprésent à Maskinongé, car en outre du nom municipal lui-même, les habitants sont connus également sous le blason populaire collectif de Barbotes ou de Poissons, qui souligne le grand nombre de pêcheurs locaux notamment.

  • Saint-Joseph-de-Maskinongé  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 25 avril 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé et la municipalité du village de Maskinongé se regoupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Maskinongé. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Traversé en son centre par la rivière Maskinongé, riverain du lac Saint-Pierre dans sa partie sud-est, le territoire de cette municipalité de paroisse occupe une étendue de près de 75 km², juste à l'ouest de Louiseville. Vers 1700, Joseph Petit, dit Bruneau ou Bruno (1645-1724) s'installe dans la seigneurie de Maskinongé, à l'endroit où s'implantera la paroisse de Saint-Joseph-de-Maskinongé (nom orthographié à l'époque Masquinongé) en 1714. Vers 1710, une première vague de pionniers donnent le coup d'envoi de la colonisation du territoire en érigeant l'église en bas de la rivière Maskinongé, du côté sud-ouest. À cette époque, les seigneuries de Carufel et de Maskinongé se partagent l'étendue paroissiale. Érigée civilement en 1722 et canoniquement en 1833, la paroisse donnera son nom à la municipalité de paroisse créée en 1855. Cependant, une première municipalité, répondant au nom de Maskinongé, avait été établie en 1845, avant de devenir partie de la municipalité de comté en 1847. Tout en constituant un hommage au fondateur de l'endroit, le nom Saint-Joseph témoigne aussi de la ferveur des Récollets à l'égard du père de Jésus choisi en 1624 comme patron de la Nouvelle-France. Quant à la seigneurie de Maskinongé, concédée aux frères Pierre-Noël Legardeur de Tilly et Jean-Baptiste Legardeur de Saint-Michel par Talon en 1672, son nom évoque les mots algonquins mask et kinonge, brochet difforme. À noter qu'en 1686, Pierre-Noël Legardeur cédera à Joseph Petit, dit Bruno un territoire qui deviendra la seigneurie de Petit-Bruno, détachée de la seigneurie de Maskinongé. La dénomination courante, Maskinongé, suscite beaucoup de confusion entre la municipalité de la paroisse et la municipalité du village de Maskinongé, mais cristallise le sentiment d'appartenance des citoyens qui se reconnaissent Maskinongeois.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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