Retour aux résultats Version imprimable

Eastman

Origine et signification La municipalité de Stukely et la municipalité du village d'Eastman se sont regroupées, en 2001, pour former la nouvelle municipalité d'Eastman. Située à 100 km au sud-est de Montréal et à environ 35 km au sud-ouest de Sherbrooke, cette municipalité, fort pittoresque, s'épanouit dans une nature enchanteresse, sur le versant ouest du mont Orford. Anciennement, les premiers colons arrivés là après la guerre de l'Indépendance américaine, au XVIIIe siècle, avaient dénommé l'endroit qui devait devenir la municipalité du village d'Eastman sous l'appellation Bolton Forest – attribué à un bureau de poste dès 1865 – en raison de l'existence d'une vaste zone boisée et de la position des lieux dans le canton de Bolton. Dès 1870, le chemin de fer de la Waterloo and Magog Railway passait en ces lieux. Territoire détaché de la municipalité de Bolton-Est, en 1888, la municipalité du village d'Eastman doit son nom, comme le bureau de poste établi en 1881, semble-t-il, à John Eastman, l'un des premiers pionniers du canton de Bolton qui obtint, avec quelques autres compatriotes, en 1797, une immense étendue de terrain dans le territoire cantonal. Contrairement à ce que Pierre-Georges Roy avance, les Eastmanois ne doivent pas leur gentilé à une certaine Ezray Eastman, épouse de John Blinn qui aurait rendu de grands services à la communauté... en temps d'élection (!), mais plus vraisemblablement à John Eastman. Il n'est pas sans intérêt de signaler qu'en 1893 le syndic devait à la Eastman Lumber Co. (propriété d'un descendant de John Eastman et peut-être à l'origine du nom municipal) une somme de 520 $ pour la construction de l'église. Autour de 1867, un dénommé Dingman possédait le lot no 1 du Neuvième Rang du canton de Bolton, territoire qu'occupait auparavant la municipalité du village d'Eastman. Ainsi, on désignait l'endroit comme Dingman Flats. Du côté religieux, la paroisse de Saint-Édouard, dont l'appellation évoque un roi d'Angleterre qui a régné de 1042 à 1066, saint Édouard le Confesseur, a été créée à la fin du XIXe siècle. C'est surtout pour rendre hommage au desservant de 1889 à 1890, Charles-Édouard Millette (1854-1908), que ce nom a été choisi. Curé de Saint-Patrice, à Magog, de 1881 à sa mort, il avait vu la paroisse de Saint-Édouard en être détachée et canoniquement érigée en 1896. Le lac Stukely occupe la partie nord-est du territoire et la rivière Noire de même que plusieurs de ses tributaires sillonnent les environs. Longtemps connue sous son appellation anglaise de South Stukel(e)y (1872), nom qui identifie le bureau de poste ouvert à cet endroit sous la dénomination de Stukeley en 1832, la municipalité de Stukely-Sud, devenue Stukely en 1993, a d'abord été établie comme municipalité du township de Stukely en 1845. Deux ans plus tard, cette entité se voyait scindée en deux unités territoriales distinctes, les municipalités de South Stukely et de North Stukely. Une décision officielle remontant à 1855 confirmait l'existence de la municipalité de Stukely-Sud qui s'est surtout développée grâce à la venue du chemin de fer en ces lieux. Tirant son origine du canton (1800) dans le territoire duquel elle est enclavée, la municipalité, dont le nom était fréquemment orthographié Stuckely, notamment chez Drapeau (1863), rappelle un village du Huntingdonshire, dans le centre de l'Angleterre. À noter qu'aux États-Unis, dans la partie ouest de la Virginie occidentale, notamment, on retrouve un lieu dénommé Stukely. En raison de l'importance du rôle que jouaient les diligences reliant Montréal et la Nouvelle-Angleterre ainsi que de l'ancienneté du chemin de la Diligence, qui identifie toujours la voie qu'elles empruntaient, les autorités locales ont consacré, en 1986, la dénomination collective Diligent(e) pour identifier leurs concitoyens et concitoyennes. Cette voie était familièrement connue, au milieu du XIXe siècle, époque de sa construction, comme le «chemin de Montréal». Le tourisme occupe une place prépondérante dans l'économie locale, notamment depuis la création en 1970 d'un ensemble de résidences secondaires sur les rives du lac Orford, au pied du mont du même nom.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-08-22

Spécifique Eastman

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Estrie

Municipalité régionale de comté (MRC) Memphrémagog

Municipalité Eastman (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 45093

Latitude nord     Longitude ouest 45° 18' 00" 72° 19' 00"

Coordonnées décimales -72.31667      45.3

Carte topographique 1/50 000 31H/08

Carte topographique 1/20 000 31H/08-0101

Anciens noms

  • Eastman  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 30 mai 2001. En effet, à cette date, la municipalité du village d'Eastman et la municipalité de Stukely se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d'Eastman. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. À 100 km au sud-est de Montréal et à environ 35 km au sud-ouest de Sherbrooke, la municipalité du village d'Eastman, fort pittoresque, s'épanouit dans une nature enchanteresse, sur le versant ouest du mont Orford. Anciennement, les premiers colons arrivés là après la guerre de l'Indépendance américaine, au XVIIIe siècle, avaient dénommé l'endroit Bolton Forest – attribué à un bureau de poste dès 1865 – en raison de l'existence d'une vaste zone boisée et de la position des lieux dans le canton de Bolton. Dès 1870, le chemin de fer de la Waterloo and Magog Railway passait en ces lieux. Territoire détaché de la municipalité de Bolton-Est, en 1888, la municipalité du village d'Eastman doit son nom, comme le bureau de poste établi en 1881, semble-t-il, à John Eastman, l'un des premiers pionniers du canton de Bolton qui obtint, avec quelques autres compatriotes, en 1797, une immense étendue de terrain dans le territoire cantonal. Contrairement à ce que Pierre-Georges Roy avance, les Eastmanois ne doivent pas leur gentilé à une certaine Ezray Eastman, épouse de John Blinn qui aurait rendu de grands services à la communauté... en temps d'élection (!), mais plus vraisemblablement à John Eastman. Il n'est pas sans intérêt de signaler qu'en 1893 le syndic devait à la Eastman Lumber Co. (propriété d'un descendant de John Eastman et peut-être à l'origine du nom municipal) une somme de 520 $ pour la construction de l'église. Autour de 1867, un dénommé Dingman possédait le lot no 1 du Neuvième Rang du canton de Bolton, territoire occupé aujourd'hui par tout le village d'Eastman. Ainsi, on désignait l'endroit comme Dingman Flats. Du côté religieux, la paroisse de Saint-Édouard, dont l'appellation évoque un roi d'Angleterre qui a régné de 1042 à 1066, saint Édouard le Confesseur, a été créée à la fin du XIXe siècle. C'est surtout pour rendre hommage au desservant de 1889 à 1890, Charles-Édouard Millette (1854-1908), que ce nom a été choisi. Curé de Saint-Patrice, à Magog, de 1881 à sa mort, il avait vu la paroisse de Saint-Édouard en être détachée et canoniquement érigée en 1896. Le tourisme occupe une place prépondérante dans l'économie locale, notamment depuis la création en 1970 d'un ensemble de résidences secondaires sur les rives du lac Orford, au pied du mont du même nom.

  • Stukely  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 30 mai 2001. En effet, à cette date, la municipalité de Stukely et la municipalité du village d'Eastman se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d'Eastman. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité. Située au sud de Sainte-Anne-de-la-Rochelle et à l'ouest d'Orford, cette municipalité de l'Estrie est distante d'une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Magog. Le lac Stukely occupe la partie nord-est du territoire et la rivière Noire de même que plusieurs de ses tributaires sillonnent les environs. Longtemps connue sous son appellation anglaise de South Stukel(e)y (1872), nom qui identifie le bureau de poste ouvert à cet endroit sous la dénomination de Stukeley en 1832, la municipalité de Stukely-Sud, devenue Stukely en 1993, a d'abord été établie comme municipalité du township de Stukely en 1845. Deux ans plus tard, cette entité se voyait scindée en deux unités territoriales distinctes, les municipalités de South Stukely et de North Stukely. Une décision officielle remontant à 1855 confirmait l'existence de la municipalité de Stukely-Sud qui s'est surtout développée grâce à la venue du chemin de fer en ces lieux. Tirant son origine du canton (1800) dans le territoire duquel elle est enclavée, la municipalité, dont le nom était fréquemment orthographié Stuckely, notamment chez Drapeau (1863), rappelle un village du Huntingdonshire, dans le centre de l'Angleterre. À noter qu'aux États-Unis, dans la partie ouest de la Virginie occidentale, notamment, on retrouve un lieu dénommé Stukely. En raison de l'importance du rôle que jouaient les diligences reliant Montréal et la Nouvelle-Angleterre ainsi que de l'ancienneté du chemin de la Diligence, qui identifie toujours la voie qu'elles empruntaient, les autorités locales ont consacré, en 1986, la dénomination collective Diligent(e) pour identifier leurs concitoyens et concitoyennes. Cette voie était familièrement connue, au milieu du XIXe siècle, époque de sa construction, comme le «chemin de Montréal».

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012