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Sorel-Tracy
Masolian (Ville)  - Variante traditionnelle autochtone
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Origine et signification La nouvelle ville de Sorel-Tracy a été créée le 15 mars 2000. Elle est issue du regroupement des villes de Sorel et de Tracy. Pour plus d'information, nous vous invitons à consulter les rubriques de ces anciennes villes.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-03-29

Spécifique Sorel-Tracy

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Pierre-De Saurel

Municipalité Sorel-Tracy (Ville)

Code géographique de la municipalité 53052

Longitude ouest     Latitude nord 73° 06' 47" 46° 02' 37"

Coordonnées décimales -73.11324, 46.04382

Carte topographique 1/50 000 31I/03

Carte topographique 1/20 000 31I/03-0102

Variante traditionnelle autochtone

  • Masolian (Ville)

    Masolian, ou Masessolian, est le nom que les Abénaquis utilisent pour parler de l'ancienne ville de Sorel, de nos jours Sorel-Tracy. Il signifie « beaucoup d'argent ».

Anciens noms

  • Sorel  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 15 mars 2000. En effet, à cette date, les villes de Sorel et de Tracy se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Sorel-Tracy.

    L'appellation Sorel a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sorel.Importante ville portuaire située à l'embouchure du Richelieu et à la tête du lac Saint-Pierre, en face des îles de Sorel, à 85 km au nord-est de Montréal, Sorel constitue la quatrième plus ancienne ville du Canada.

    L'histoire soreloise connaîtra ses balbutiements avec la venue de Samuel de Champlain dans cette région en 1609-1610. L'année 1642 marque la construction par Montmagny du fort Richelieu – ainsi dénommé en l'honneur du cardinal de Richelieu, ministre de Louis XIII –, sur la rive droite de la rivière du même nom. Il sera rebâti en 1665 par Prouville de Tracy, avec l'aide de Pierre de Saurel (1628-1682), capitaine du régiment de Carignan-Salières, dont il prendra le nom en 1672. Le nom Sorel, également attribué à la ville en 1860 et au bureau de poste en 1862, a connu bien des avatars orthographiques : Saurel (1680); Sorel (1689); Sorelle (1795); Sorrell (1770); Sorrel (1760) et quelques autres. Par ailleurs, l'endroit avait été désigné au XVIIe siècle sous le nom Onthradéen par les Hurons, Cap-de-Victoire et Cap-de-Massacre par les Français, à la suite de la victoire de Champlain sur les Iroquois. En abénaquis, la forme Masolian, qui signifie « beaucoup d'argent », constituait la dénomination de ce territoire.

    Considérée comme l'une des plus anciennes paroisses du Richelieu, Saint-Pierre-de-Sorel aurait vu le jour vers 1670 selon certaines sources, bien que l'on ne dispose pas du décret d'érection. Cependant, son existence officielle était reconnue avec la publication de l'Arrêt du Conseil d'État du Roi, en 1722. Toutefois, le nom primitif de l'endroit semble avoir été [Fort] Richelieu, d'après l'ouvrage construit une première fois en 1642. La carte de Sanson d'Abbeville (1656) indique Richelieu. Par ailleurs, une carte des paroisses de la Nouvelle-France porte simplement l'indication Sorel. Du point de vue municipal, la ville recevra sa charte en 1792, accordée au bourg nommé William Henry par le gouverneur de la province de Québec (1778-1784), Frederick Haldimand (1718-1791), qui avait acheté le territoire de cette partie de l'ancienne seigneurie, en 1781. Il en fit un territoire d'État afin d'y établir des Loyalistes. Le choix du nom s'explique par le séjour récent du prince de Galles au Canada en 1787, William Henry, devenu ultérieurement le roi Guillaume IV. Le bureau de poste, ouvert en 1814, et la ville instituée en 1848, garderont par la suite la dénomination William Henry. Une nouvelle érection sous l'appellation Sorel restituera son nom historique à la ville, en 1860. Au cours de la guerre de l'Indépendance américaine (1776-1783), l'endroit devient un lieu de cantonnement de soldats britanniques, où plusieurs Loyalistes s'installent à compter de 1784. D'autre part, la municipalité de Sorel « comprenant la paroisse catholique romaine de Saint-Pierre de Sorel » était créée en 1845. Abolie deux ans plus tard et rattachée à la municipalité du comté de Richelieu, elle devait être rétablie comme municipalité de la paroisse de Sorel, en 1855. Or, la dénomination municipale officielle Saint-Pierre-de-Sorel est tributaire de celle figurant à l'article 34 du Code municipal de 1871. En 1992, les deux entités administratives, soit celle de la paroisse de Saint-Pierre-de-Sorel et celle de la ville de Sorel, fusionnaient pour former l'actuelle ville qui a conservé le nom si chargé d'histoire, Sorel.

    Les Sorelois œuvrent notamment dans des usines de métallurgie, des ateliers de mécanique, dans la construction de gros cargos. Avec le mouvement de jumelage, Sorel a tissé des liens amicaux avec Sorel-Moussel en France.

  • Tracy  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 15 mars 2000. En effet, à cette date, les villes de Tracy et de Sorel se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Sorel-Tracy. L'appellation Tracy a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Tracy.

    Cette ville de la Montérégie, qui forme une seule agglomération avec Sorel, prend place à l'embouchure du Richelieu, le long de la voie maritime du Saint-Laurent, à environ 80 km de Montréal.

    À l'origine, le territoire de cette municipalité, distante de Sorel de 5 km et de Contrecœur de 17 km, faisait partie de la seigneurie de Sorel, créée en 1672. Au début de la colonie, l'endroit était connu sous l'appellation Île-Saint-Ignace. Détachée de Saint-Pierre-de-Sorel, la paroisse de Saint-Joseph, couramment connue comme Saint-Joseph-de-Sorel, voit le jour en 1875. La même année, une municipalité de paroisse reprendra sa dénomination, modifiée en Tracy, en 1954, à l'occasion de l'accession du territoire au statut de ville.

    Si l'entité religieuse rappelle le souvenir de Mgr Joseph Larocque ou (1808-1887), deuxième évêque de Saint-Hyacinthe, de 1860 à 1866, la municipalité, par son nom, célèbre la mémoire d'Alexandre de Prouville (vers 1596-1670), marquis de Tracy et seigneur de Tracy-le-Val et de Tracy-le-Mont (Picardie). Il lui revient d'avoir fait construire le fort Richelieu, au XVIIe siècle, à l'embouchure de la rivière qui lui a donné son nom. Après une période glorieuse en Allemagne (1641-1649), il deviendra lieutenant général des armées du roi en 1652 et recevra sa commission en 1663.

    Ville industrielle, dont 20 % du territoire est occupé par des usines, Tracy est particulièrement reconnue pour ses chantiers navals et ses fonderies. D'ailleurs, l'acier représentant un atout économique majeur, les Traciens célèbrent depuis 1980 le Carnaval de l'acier, qui portait l'appellation Carnaval de Tracy, depuis 1969. Au début des années 1970, on a procédé à des fouilles du site archéologique Mandeville, localisé sur le bord du Richelieu. On y a découvert les vestiges d'un village des Iroquois du Saint-Laurent remontant au XVIe siècle.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : août 2015

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