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Les Bergeronnes
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Origine et signification La nouvelle municipalité des Bergeronnes a été créée le 29 décembre 1999. Elle est issue du regroupement de la municipalité du canton de Bergeronnes et de la municipalité du village de Grandes-Bergeronnes. C'est à la dénomination de deux rivières de la Côte-Nord, situées à environ 9 km de Tadoussac, soit la rivière des Petites Bergeronnes et la rivière des Grandes Bergeronnes, qu'il faut remonter pour connaître la véritable origine. Déjà, en 1626, Samuel de Champlain utilise les toponymes « les Bergeronnettes », « la pointe des Bergeronnes » et « [le] cap des Bergeronnes ». Monseigneur René Bélanger souligne que « ce lieu fut baptisé Bergeronnettes par Champlain, qui a probablement pris nos alouettes pour les bergeronnettes de France ». Toutefois, la linguiste Suzelle Blais souligne que ce toponyme est généralement associé à un nom d'oiseau qui est inconnu au Québec, mais « très répandu en France ». Elle voit en ce nom de lieu un terme rattaché à la topographie : « la racine ber- (ber-g-) dans le sens de hauteur, rocher (sens qu'[elle] a aussi dans les langues germaniques) ». La municipalité du canton de Bergeronnes, comme son statut l'indiquait, tirait son appellation de celle du canton proclamé en 1874, alors qu'elle-même n'a été érigée qu'en 1898.
Quant à la municipalité du village de Grandes-Bergeronnes, ses débuts remontent à 1845 alors que deux scieries sont construites par les Malbéens Thomas Simard et Charles Pentland , entre Tadoussac et Les Escoumins. Ce geste, conjugué à l'exploitation forestière autour de la rivière des Grandes Bergeronnes, a entraîné l'établissement d'un village au nom identique à celui de la rivière, lequel marque l'importance du cours d'eau en regard de celle de la rivière des Petites Bergeronnes. Ce n'est qu'en 1929 que les Bergeronnais disposeront officiellement d'une véritable municipalité, accrochée aux flancs d'une importante vallée. Cependant, la mission de Sainte-Zoé existait depuis le milieu du XIXe siècle et deviendra une paroisse en 1889, canoniquement érigée en 1912. La dénomination choisie rappelle le prénom d'une bienfaitrice de la paroisse, Zoé Pentland (1875-1969), fille de Charles Pentland et nièce du cardinal Alexandre Taschereau. Sa sainte patronne était une femme martyrisée à Rome dans les premiers siècles de l'Église, dont la fête liturgique a été fixée au 5 juillet. Le bureau de poste local, d'abord identifié sous l'appellation Les Grandes-Bergeronnes (1881-1910), recevra en 1910 son appellation actuelle, amputée de l'article initial.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
BÉLANGER, René, De la pointe de tous les diables au cap Grincedents. Toponymie historique et actuelle de la Côte-Nord, Québec, Bélisle, 1973, p. 11.
BLAIS, Suzelle. Apport de la toponymie ancienne aux études sur le français québécois et nord-américain, Québec, Commission de toponymie, 1983, p. 21. (Études et recherches : 6).
CHAMPLAIN, Samuel de. Œuvre de Champlain, présenté par le père Georges-Émile Giguère, Montréal, Éditions du Jour, 1973, p. 1092, 1106.

Date d'officialisation 2000-03-29

Spécifique Les Bergeronnes

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) La Haute-Côte-Nord

Municipalité Les Bergeronnes (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 95018

Longitude ouest     Latitude nord 69° 33' 00" 48° 15' 00"

Coordonnées décimales -69.55, 48.25

Carte topographique 1/50 000 22C/04

Carte topographique 1/20 000 22C/04-0102

Anciens noms

  • Bergeronnes  (Municipalité de canton)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité du canton de Bergeronnes et la municipalité du village de Grande-Bergeronnes se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité des Bergeronnes. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du canton de Bergeronnes. La municipalité du canton de Bergeronnes, comme son statut l'indique, tire son appellation de celle du canton proclamé en 1874, alors qu'elle-même n'a été érigée qu'en 1898. C'est à la dénomination de deux rivières de la Côte-Nord, situées à environ 9 km de Tadoussac, soit la rivière des Petites Bergeronnes et la rivière des Grandes Bergeronnes, qu'il faut remonter pour connaître la véritable origine. Déjà, en 1626, Samuel de Champlain utilise les trois toponymes « les Bergeronnettes », « la pointe des Bergeronnes » et « [le] cap des Bergeronnes ». Monseigneur René Bélanger souligne que « ce lieu fut baptisé Bergeronnettes par Champlain, qui a probablement pris nos alouettes pour les bergeronnettes de France ». Toutefois, la linguiste Suzelle Blais souligne que ce toponyme est généralement associé à un nom d'oiseau qui est inconnu au Québec, mais « très répandu en France ». Elle voit en ce nom de lieu un terme rattaché à la topographie : « la racine ber- (ber-g-) dans le sens de hauteur, rocher (sens qu'[elle] a aussi dans les langues germaniques) ».

  • Grandes-Bergeronnes  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité du village de Grandes-Bergeronnes et la municipalité du canton de Bergeronnes se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité des Bergeronnes. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Grandes-Bergeronnes. Vers 1845, deux scieries sont construites par les Malbéens Thomas Simard et Charles Pentland, entre Tadoussac et Les Escoumins. Ce geste, conjugué à l'exploitation forestière autour de la rivière des Grandes Bergeronnes, a entraîné l'établissement d'un village au nom identique à celui de la rivière, lequel marque l'importance du cours d'eau en regard de celle de la rivière des Petites Bergeronnes. Ce n'est qu'en 1929 que les Bergeronnais disposeront officiellement d'une véritable municipalité, accrochée aux flancs d'une importante vallée. Cependant, la mission de Sainte-Zoé existait depuis le milieu du XIXe siècle et deviendra une paroisse en 1889, canoniquement érigée en 1912. La dénomination choisie rappelle le prénom d'une bienfaitrice de la paroisse, Zoé Pentland (1875-1969), fille de Charles Pentland et nièce du cardinal Alexandre Taschereau. Sa sainte patronne était une femme martyrisée à Rome dans les premiers siècles de l'Église, dont la fête liturgique a été fixée au 5 juillet. Le bureau de poste local, d'abord identifié sous l'appellation Les Grandes-Bergeronnes (1881-1910), recevra en 1910 son appellation actuelle, amputée de l'article initial.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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