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Ormstown
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle municipalité d'Ormstown a été créée le 26 janvier 2000. Elle est issue du regroupement de la municipalité du village d'Ormstown et de la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown. Le territoire occupé par l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown est sis dans la partie ouest de l'ancienne seigneurie de Beauharnois, à 15 km de Salaberry-de-Valleyfield et à une soixantaine de km de Montréal. Ce territoire, ressortissant de nos jours à la MRC du Haut-Saint-Laurent, en Montérégie, est traversé par la rivière Châteauguay qui coule en son centre. Les eaux de la rivière aux Outardes baignent également cette étendue qui ceinturait la municipalité du village d'Ormstown. Sa population est mi-anglophone, mi-francophone. Les débuts de l'histoire ormstonnienne remontent aux environs de 1800 et, dès 1808, une scierie est construite. Bientôt une église presbytérienne voit le jour (1829), suivie de la première église anglicane (1832). Les démarches pour l'établissement d'une paroisse catholique, entreprises auprès de monseigneur Lartigue, évêque de Montréal, en 1828, aboutiront en 1846, mais la consécration officielle sous le nom « Saint-Malachie (d'Ormstown) » ne surviendra qu'en 1858. Pour sa part, la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown était instituée en 1855. Celle-ci avait toutefois été précédée par la municipalité d'Ormstown, établie en 1845, dont le territoire devenait, deux ans plus tard, partie de la municipalité du comté de Beauharnois avant d'être rétablie sous sa dénomination d'origine, en 1855. L'appellation choisie rappelle un saint irlandais, évêque de Connor et archevêque d'Armagh, né en 1094 et mort en 1148. Ami de saint Bernard, il a été reconnu comme le plus remarquable réformateur de l'Église d'Irlande du XIIe siècle. L'ancienne municipalité du village d'Ormstown a été créée en 1889. Il faut rappeler qu'historiquement, un bureau de poste a d'abord été identifié sous le nom « Ormstown », dès 1836. Il faut remonter au XVIIIe siècle pour tenter de connaître les bases de la dénomination municipale. En effet, le territoire faisait partie à l'origine de la seigneurie de Beauharnois concédée à Claude et Charles de Beauharnois, en 1729. Michel Chartier de Lotbinière, qui en était devenu propriétaire, la vend à Alexander Ellice (1743-1805) – patronyme parfois orthographié Ellis –, en 1795, marchand d'origine écossaise très à l'aise. Vers 1800, celui-ci fait arpenter le territoire par William Waller qui le divise en cinq parties, chacune portant le nom de l'un des enfants du seigneur, suivant la version la plus répandue. Or, aucun fils d'Ellice ne porte le nom d'Orms, comme on l'a parfois signalé! Selon André Larose, on peut supposer qu'« Ormstown » pourrait avoir été choisi par son chargé d'affaires Francis Winter, originaire des États-Unis. On peut relever un Ormiston Corners dans l'État de New York, chez nos voisins du Sud. Suivant le secrétaire-trésorier de la municipalité en 1905, Alex Mills, le territoire a été peuplé par des gens venus d'Écosse et du nord de l'Irlande, vers 1820. Ils auraient attribué à la localité le nom « Ormiston », déformé en « Ormstown », patronyme d'un notable de leur pays d'origine. Il faut ajouter cependant qu'il existe aussi une localité du nom « Ormiston », située au sud-est d'Édimbourg. La municipalité a jadis également porté le nom « Durham » (vers 1860), sans qu'on ait pu en établir le motif. Anciennement, ce lieu comptait sept compagnies spécialisées dans la fabrication de la brique et était reconnu, au XIXe siècle, comme le centre québécois de l'industrie de la brique. Depuis quelques années, Ormstown est jumelée à la municipalité de MacGregor, au Manitoba.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-03-29

Spécifique Ormstown

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Haut-Saint-Laurent

Municipalité Ormstown (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 69037

Longitude ouest     Latitude nord 74° 00' 00" 45° 08' 00"

Coordonnées décimales -74, 45.13333

Carte topographique 1/50 000 31H/04

Carte topographique 1/20 000 31H/04-0201

Anciens noms

  • Ormstown  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité du village d'Ormstown et la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d'Ormstown. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village d'Ormstown. Historiquement, un bureau de poste a d'abord été identifié sous le nom « Ormstown » dès 1836, dénomination retenue lors de l'érection canonique de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown en 1846, laquelle devait d'ailleurs donner naissance à la municipalité homonyme qui enclôt celle d'Ormstown créée en 1889. Il faut remonter au XVIIIe siècle pour tenter de connaître les bases de la dénomination municipale. En effet, le territoire faisait partie à l'origine de la seigneurie de Beauharnois concédée à Claude et Charles de Beauharnois en 1729. Michel Chartier de Lotbinière, qui en était devenu propriétaire, la vend à Alexander Ellice (1743-1805) – patronyme parfois orthographié Ellis –, en 1795, marchand d'origine écossaise très à l'aise. Vers 1800, celui-ci fait arpenter le territoire par William Waller qui le divise en cinq parties, chacune portant le nom de l'un des enfants du seigneur, suivant la version la plus répandue. Or, aucun fils d'Ellice ne porte le nom d'Orms, comme on l'a parfois signalé! Selon André Larose, on peut supposer qu'« Ormstown » pourrait avoir été choisi par son chargé d'affaires Francis Winter, originaire des États-Unis. On peut relever un Ormiston Corners dans l'État de New York, chez nos voisins du Sud. Suivant le secrétaire-trésorier de la municipalité en 1905, Alex Mills, le territoire a été peuplé par des gens venus d'Écosse et du nord de l'Irlande, vers 1820. Ils auraient attribué à la localité le nom « Ormiston », déformé en « Ormstown », patronyme d'un notable de leur pays d'origine. Il faut ajouter cependant qu'il existe aussi une localité du nom « Ormiston », située au sud-est d'Édimbourg. La municipalité a jadis également porté le nom « Durham » (vers 1860), sans qu'on ait pu en établir le motif. Cette localité, aux dimensions plus que modestes, moins de 2 km², se situe à 15 km au sud de Salaberry-de-Valleyfield, à 19 km au nord-est de Huntingdon. Constituée de terres très fertiles baignées partiellement par la rivière Châteauguay, elle compte une population mi-anglophone, mi-francophone, alors que le gentilé est Ormstonnien. Anciennement, cette municipalité comptait sept compagnies spécialisées dans la fabrication de la brique et était reconnue, au XIXe siècle, comme le centre québécois de l'industrie de la brique. Depuis quelques années, Ormstown est jumelée à la municipalité de MacGregor, au Manitoba.

  • Saint-Malachie-d'Ormstown  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown et la municipalité du village d'Ormstown se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d'Ormstown. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown. Sis dans la partie ouest de l'ancienne seigneurie de Beauharnois, à 15 km de Salaberry-de-Valleyfield et à une soixantaine de kilomètres de Montréal, ce territoire, ressortissant à la MRC du Haut-Saint-Laurent en Montérégie, est traversé par la rivière Châteauguay qui coule en son centre. Les eaux de la rivière aux Outardes baignent également cette étendue qui enclôt la municipalité du village d'Ormstown (1889). Les débuts de l'histoire ormstownienne remontent aux environs de 1800 et, dès 1808, une scierie est construite. Bientôt une église presbytérienne voit le jour (1829), suivie de la première église anglicane (1832). Les démarches pour l'établissement d'une paroisse catholique, entreprises auprès de monseigneur Lartigue, évêque de Montréal, en 1828, aboutiront en 1846, mais la consécration officielle sous le nom « Saint-Malachie (d'Ormstown) » ne surviendra qu'en 1858. Pour sa part, la municipalité de la paroisse de Saint-Malachie-d'Ormstown était instituée en 1855. Celle-ci avait toutefois été précédée par la municipalité d'Ormstown, établie en 1845, dont le territoire devenait, deux ans plus tard, partie de la municipalité du comté de Beauharnois avant d'être rétablie sous sa dénomination actuelle en 1855. L'appellation choisie rappelle un saint irlandais, évêque de Connor et archevêque d'Armagh, né en 1094 et mort en 1148. Ami de saint Bernard, il a été reconnu comme le plus remarquable réformateur de l'Église d'Irlande du XIIe siècle. Quant à l'élément « Ormstown », il pourrait être vraisemblablement expliqué par la transplantation d'un nom de lieu des États-Unis. Des pionniers écossais et irlandais s'installent en ces lieux vers 1820. Voir : Ormstown (municipalité de village).

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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