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Rawdon
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle municipalité de Rawdon a été créée le 18 février 1998. Elle est issue du regroupement de la municipalité du village de Rawdon et de la municipalité du canton de Rawdon. Dans les premiers contreforts des Laurentides, à une altitude de plus de 150 m, a été implantée la municipalité bilingue et cosmopolite de Rawdon, près de Joliette. Il s'agit de l'un des premiers établissements de colonisation de la région de Lanaudière, au nord de la plaine du Saint-Laurent, sur les rives de la rivière Ouareau, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Saint-Donat. La dénomination « Rawdon », avant d'être attribuée à une municipalité de canton érigée en 1845, figurait déjà dans le paysage lanaudois pour identifier un canton et une paroisse, Saint-Patrice (-de-Rawdon), respectivement proclamé en 1799 et fondée en 1837 par des Irlandais. Le bureau de poste desservant le territoire allait être identifié à compter de 1831 sous l'appellation « Rawdon », l'élément « East » devant être ajouté ultérieurement. Ce nom a suscité deux interprétations principales quant à son origine. Suivant la plus plausible, il évoquerait celui d'un village d'Angleterre situé dans le district de West Riding, comté de York. James White croit cependant que l'on désirait honorer lord Francis Rawdon, premier marquis de Hastings (1754-1826), qui a joué un rôle important pendant la guerre de l'Indépendance américaine. En 1780, notamment, il avait rejoint lord Cornwallis pour le fameux siège de Charleston, dont ceux qui ont baptisé le canton se sont peut-être souvenus. Le côté cosmopolite de Rawdon, marqué par les gentilés français et anglais reconnus Rawdonois et Rawdonite, est tributaire de l'origine des colons arrivés au début du XIXe siècle : Irlandais, Écossais (Montréal et New Glasgow), Anglais (Montréal et Terrebonne), Loyalistes américains. Si des terres ont été concédées aussi tôt que 1799 à des Loyalistes, ce n'est que vers 1830 que la colonie reçoit ses premiers colons francophones venus de Saint-Jacques-de-l'Achigan. Entre 1850 et 1880, le marchand Jedediah Hubbell Dorwin (1792-1883), qui a joué un rôle de premier plan dans le développement du commerce du bois à Rawdon, effectuera plusieurs tentatives pour que Rawdon soit reliée à Montréal par voie de chemin de fer, lui qui assumait la présidence du chemin de fer du village d'Industrie et de Rawdon. Ses efforts ont été couronnés de succès en 1910 avec l'implantation de la Chateauguay and Northern Railway. De 1919 à 1998, ce territoire était divisé en deux municipalités : une de canton, une de village. Érigée en 1919, suite à son détachement du territoire de la municipalité du canton de Rawdon, la municipalité du village de Rawdon, entièrement enclavée dans la municipalité de canton, a d'abord été habitée par des Irlandais et des Canadiens français déjà en ces lieux depuis 1837, sur les rives du lac Ouareau; puis, entre 1929 et 1939, des Russes, des Polonais, des Allemands, des Hongrois, des Ukrainiens se sont tour à tour installés là. Les derniers immigrants, des Tchécoslovaques, arrivent en ces lieux en 1958. Le surnom de Village ensoleillé mérité par Rawdon, en raison d'un taux d'ensoleillement annuel exceptionnel, a sans doute contribué à faire de l'endroit l'une des principales destinations touristiques à proximité de Montréal. En outre, la présence de jolies chutes et cascades, tant sur le cours de la rivière Ouareau que sur celui de la rivière Rouge, contribue à attirer nombre de touristes épris de paysages calmes et séduisants, loin des bruits des grands centres urbains. La tradition populaire véhicule la complainte de Rawdon, basée sur un fait réel, soit l'assassinat, en 1897, par Thomas Nulty, de ses trois sœurs et de son jeune frère, au cours de l'absence de leurs parents. Pendu en 1898, Nulty a suscité maintes chansons qui déplorent amèrement ce drame.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1998-03-04

Spécifique Rawdon

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) Matawinie

Municipalité Rawdon (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 62037

Longitude ouest     Latitude nord 73° 43' 00" 46° 03' 00"

Coordonnées décimales -73.71667, 46.05

Carte topographique 1/50 000 31I/04

Carte topographique 1/20 000 31I/04-0102

Anciens noms

  • Rawdon  (Municipalité de canton)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 18 février 1998. En effet, à cette date, la municipalité du canton de Rawdon et la municipalité du village de Rawdon se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Rawdon. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du canton de Rawdon. Aux premiers contreforts des Laurentides, à une altitude de plus de 150 m, a été implantée la municipalité bilingue et cosmopolite de Rawdon, près de Joliette. Il s'agit de l'un des premiers établissements de colonisation de la région de Lanaudière, au nord de la plaine du Saint-Laurent, sur les rives de la rivière Ouareau, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Saint-Donat. La dénomination « Rawdon », avant d'être attribuée à une municipalité de canton érigée en 1845, figurait déjà dans le paysage lanaudois pour identifier un canton et une paroisse, Saint-Patrice(-de-Rawdon), respectivement proclamé en 1799 et fondée en 1837 par des Irlandais. Le bureau de poste desservant le territoire allait être identifié à compter de 1831 sous l'appellation « Rawdon », l'élément « East » devant être ajouté ultérieurement. Ce nom a suscité deux interprétations principales quant à son origine. Suivant la plus plausible, il évoquerait celui d'un village d'Angleterre situé dans le district de West Riding, comté de York. James White croit cependant que l'on désirait honorer lord Francis Rawdon, premier marquis de Hastings (1754-1826), qui a joué un rôle important pendant la guerre de l'Indépendance américaine. En 1780, notamment, il avait rejoint lord Cornwallis pour le fameux siège de Charleston, dont ceux qui ont baptisé le canton se sont peut-être souvenus. Le côté cosmopolite de Rawdon, marqué par les gentilés français et anglais reconnus Rawdonois et Rawdonite, est tributaire de l'origine des colons arrivés au début du XIXe siècle : Irlandais, Écossais (Montréal et New Glasgow), Anglais (Montréal et Terrebonne), Loyalistes américains. Si des terres ont été concédées aussi tôt que 1799 à des Loyalistes, ce n'est que vers 1830 que la colonie reçoit ses premiers colons francophones venus de Saint-Jacques-de-l'Achigan. Entre 1850 et 1880, le marchand Jedediah Hubbell Dorwin (1792-1883), qui a joué un rôle de premier plan dans le développement du commerce du bois à Rawdon, effectuera plusieurs tentatives pour que Rawdon soit reliée à Montréal par voie de chemin de fer, lui qui assumait la présidence du chemin de fer du village d'Industrie et de Rawdon. Ses efforts ont été couronnés de succès en 1910 avec l'implantation de la Chateauguay and Northern Railway. La tradition populaire véhicule la complainte de Rawdon, basée sur un fait réel, soit l'assassinat, en 1897, par Thomas Nulty, de ses trois sœurs et de son jeune frère, au cours de l'absence de leurs parents. Pendu en 1898, Nulty a suscité maintes chansons qui déplorent amèrement ce drame.

  • Rawdon  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 18 février 1998. En effet, à cette date, la municipalité du village de Rawdon et la municipalité du canton de Rawdon se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Rawdon. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Rawdon. Le territoire occupé par la municipalité du village de Rawdon, entièrement enclavé dans celui de la municipalité de canton, a été précisément détaché de ce dernier. Il s'étend sur un plateau de 3 km, entre les rivières Ouareau et Rouge, au sud-ouest de Sainte-Marcelline-de-Kildare, à environ 70 km au nord de Montréal, à la limite des contreforts des Laurentides et de la plaine du Saint-Laurent. Érigée en 1919, la municipalité de village a d'abord été habitée par des Irlandais et des Canadiens français déjà en ces lieux depuis 1837, année d'établissement de la mission de Saint-Patrice, sur les rives du lac Ouareau; puis, entre 1929 et 1939, des Russes, des Polonais, des Allemands, des Hongrois, des Ukrainiens se sont tour à tour installés là. Les derniers immigrants, des Tchécoslovaques, arrivent en ces lieux en 1958. Ce mélange de populations, qui se sont bien intégrées à ce coin de terre lanaudoise, est marqué, d'une certaine manière, par l'adoption de la part des autorités municipales des gentilés français Rawdonien et anglais Rawdonite. Le surnom de Village ensoleillé mérité par Rawdon, en raison d'un taux d'ensoleillement annuel exceptionnel, a sans doute contribué à faire de l'endroit l'une des principales destinations touristiques à proximité de Montréal. En outre, la présence de jolies chutes et cascades tant sur le cours de la rivière Ouareau que sur celui de la rivière Rouge contribue à attirer nombre de touristes épris de paysages calmes et séduisants, loin des bruits des grands centres urbains.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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