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Saint-Cuthbert
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle municipalité de Saint-Cuthbert a été créée le 7 janvier 1998. Elle est issue du regroupement des municipalités des paroisses de Saint-Cuthbert et de Saint-Viateur. Au sud-est de Saint-Gabriel-de-Brandon, entre Saint-Barthélemy, Saint-Norbert et Sainte-Geneviève-de Berthier, de part et d'autre de la rivière Chicot, s'étend la municipalité de Saint-Cuthbert, officiellement établie en 1845. Abolie en 1847 et rattachée à la municipalité du comté de Berthier, elle devait être rétablie en 1855. Cependant, ce territoire recevait ses premiers habitants aussi tôt qu'en 1740 et était détaché de celui de Berthier en 1765 pour former une paroisse érigée canoniquement en 1834, dont le nom a également servi à identifier le bureau de poste établi en 1851. En 1909, par suite de son détachement de Saint-Cuthbert, était fondée la paroisse de Saint-Viateur qui allait donner son nom à la municipalité de paroisse établie en 1912; la paroisse fera l'objet d'une érection canonique et civile en 1912. Le choix de l'appellation « Saint-Cuthbert », qui s'est maintenue avec le temps, marque la reconnaissance des Saint-Cuthbertois à l'endroit de James Cuthbert (vers 1719-1798), membre de l'état-major du général Murray, ancien aide de camp du général Wolfe, seigneur de Berthier en 1765. En 1766, il fait don d'un terrain pour y ériger l'église, à condition que la paroisse soit mise sous la protection de saint Cuthbert, son patron. Né en Northumbrie (ancien royaume du nord de l'Angleterre, dont York était la capitale) vers 637, Cuthbert devient évêque de Lindisfarne en 684 et meurt à l'île de Farne en 687. Paroisse agricole à ses débuts, Saint-Cuthbert compte encore aujourd'hui le plus grand nombre d'agriculteurs de la région immédiate de Berthier. L'un des personnages les plus célèbres de l'endroit est François-Marie-Thomas, chevalier de Lorimier (1803-1839), qui y est né et qui prendra une part active à la Rébellion de 1837-1838 dans la région de Deux-Montagnes, action qui se terminera tragiquement par sa pendaison le 15 février 1839. Sur le plan géologique, Saint-Cuthbert a donné son nom à une importante faille qui met en contact les roches précambriennes (province de Grenville) et les roches ordoviciennes (calcaires, et schistes principalement).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1998-03-04

Spécifique Saint-Cuthbert

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) D'Autray

Municipalité Saint-Cuthbert (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 52062

Longitude ouest     Latitude nord 73° 14' 00" 46° 09' 00"

Coordonnées décimales -73.23333, 46.15

Carte topographique 1/50 000 31I/03

Carte topographique 1/20 000 31I/03-0102

Anciens noms

  • Saint-Cuthbert  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 7 janvier 1998. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Saint-Cuthbert et de Saint-Viateur se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Cuthbert. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Cuthbert. Situé au sud-est de Saint-Gabriel-de-Brandon entre Saint-Viateur et Sainte-Geneviève-de Berthier, le long de la rivière Chicot, se retrouve la municipalité de la paroisse de Saint-Cuthbert officiellement établie en 1845. Abolie en 1847 et rattachée à la municipalité du comté de Berthier, elle devait être rétablie en 1855. Cependant, ce territoire recevait ses premiers habitants aussi tôt qu'en 1740 et était détaché de celui de Berthier en 1765 pour former une paroisse érigée canoniquement en 1834, dont le nom a également servi à identifier le bureau de poste établi en 1851. Le choix de cette appellation marque la reconnaissance des Saint-Cuthbertois à l'endroit de James Cuthbert (vers 1719-1798), membre de l'état-major du général Murray, ancien aide de camp du général Wolfe, seigneur de Berthier en 1765. En 1766, il fait don d'un terrain pour y ériger l'église à condition que la paroisse soit mise sous la protection de saint Cuthbert, son patron. Né en Northumbrie (ancien royaume du nord de l'Angleterre dont York était la capitale) vers 637, Cuthbert devient évêque de Lindisfarne en 684-685 et meurt à l'île de Farne en 687. Paroisse agricole à ses débuts, Saint-Cuthbert compte encore aujourd'hui le plus grand nombre d'agriculteurs de la région immédiate de Berthier. L'un des personnages les plus célèbres de l'endroit est François-Marie-Thomas, chevalier de Lorimier (1803-1839) qui y est né et qui prendra une part active à la Rébellion de 1837-1838 dans la région de Deux-Montagnes, action qui se terminera tragiquement par sa pendaison le 15 février 1839. Sur le plan géologique, Saint-Cuthbert a donné son nom à une importante faille qui met en contact les roches précambriennes (province de Grenville) et les roches ordoviciennes (calcaires, et schistes principalement).

  • Saint-Viateur  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 7 janvier 1998. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Saint-Viateur et de Saint-Cuthbert se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-Cuthbert. L'appellation « Saint-Viateur » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Viateur. Territoire peu étendu et en longueur, Saint-Viateur prend place dans la MRC de D'Autray, dans les basses-terres du Saint-Laurent, à mi-chemin entre Saint-Cuthbert et Saint-Barthélemy. Détachée de Saint-Cuthbert, la paroisse qui allait donner son nom à la municipalité de paroisse établie en 1912 est fondée en 1909. Elle fera l'objet d'une érection canonique et civile en 1912. En adoptant cette appellation, on a voulu rendre hommage aux Clercs de Saint-Viateur qui dirigeaient le collège de Joliette et qui avaient joué un rôle religieux important dans la région depuis 1847. Saint Viateur a vécu dans un monastère égyptien au IVe siècle. Ce lecteur de l'Église de Lyon est décédé en 390. La congrégation des Clercs de Saint-Viateur, fondée en 1831 à Vourles, près de Lyon, se vouait à l'enseignement de la doctrine chrétienne et au service des autels. L'agriculture domine largement l'économie viatorienne puisque tout l'espace rural est soumis à la Loi sur la protection du territoire agricole depuis 1977.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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