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Laurierville

Origine et signification La municipalité de Laurierville est située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Québec et à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la municipalité d'Inverness. Elle se trouve sur les bords de la rivière Noire, ainsi nommée par les premiers colons. Autrefois, le lieu se trouvait sur la principale route reliant Québec à Montréal sur la rive sud du Saint-Laurent. C'est de la municipalité du canton de Somerset-Nord, créée en 1857, que la municipalité du village de Laurierville a été détachée en 1902. Le toponyme « Laurierville » honore sir Wilfrid Laurier (Saint-Lin, 1841 - Ottawa, 1919). En effet, la municipalité de village adopte cette désignation alors que Laurier occupe le poste de premier ministre du Canada. En outre, Laurierville appartient à la génération toponymique à suffixe en -ville du Centre-du-Québec : « Plessisville », « Princeville », « Victoriaville »… En 1950, la municipalité du canton de Somerset-Nord devient la municipalité de Sainte-Julie. Ce dernier toponyme fait référence à la paroisse de Sainte-Julie de Somerset, érigée en 1845. Le 26 novembre 1997, la municipalité du village de Laurierville et la municipalité de Sainte-Julie se sont regroupées pour créer la municipalité de Laurierville. Le bureau de poste, aujourd'hui nommé « Laurierville », a été jadis connu sous le nom « Sainte-Julie-de-Somerset », entre 1860 et 1903. Si la culture et l'industrie laitière constituaient anciennement les deux principales formes d'activités locales, elles ont cédé peu à peu une place significative aux activités récréotouristiques. De nombreux visiteurs sont attirés par cette municipalité, particulièrement riche en cours d'eau et en forêts de bois francs. D'ailleurs, le parc linéaire des Bois-Francs, traversant Laurierville d'est en ouest, a fait plusieurs fois l'objet de distinctions décernées par l'industrie touristique.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1998-03-04

Spécifique Laurierville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Centre-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) L'Érable

Municipalité Laurierville (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 32072

Latitude nord     Longitude ouest 46° 18' 00" 71° 39' 00"

Coordonnées décimales -71.65      46.3

Carte topographique 1/50 000 21L/05

Carte topographique 1/20 000 21L/05-0102

Anciens noms

  • Laurierville  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 novembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité du village de Laurierville et la municipalité de Sainte-Julie se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Laurierville. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Laurierville. La dénomination de ce village, comme celle du bureau de poste créé en cet endroit en 1903, honorait sir Wilfrid Laurier (1841-1919). L'endroit a, en effet, reçu cette désignation alors que Laurier occupait le poste de premier ministre du Canada. En outre, Laurierville appartient à la génération toponymique à suffixe en ville des Bois-Francs : « Plessisville », « Princeville », « Victoriaville »... Le territoire lauriervillois représente une minuscule enclave dans l'espace occupé par la municipalité de Sainte-Julie, à quelque 70 km au sud-ouest de Québec et à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de la municipalité du village d'Inverness, sur les bords de la rivière Noire. Autrefois, il se trouvait sur la principale route reliant Québec à Montréal sur la rive sud du Saint-Laurent. C'est par ailleurs de la paroisse de Sainte-Julie-de-Somerset, comme on la dénommait à l'époque, fondée vers 1845, que le village de Laurierville a été détaché en 1902. Si la culture et l'industrie laitière constituaient anciennement les deux principales formes d'activités locales, elles ont cédé peu à peu une place significative aux sports de la chasse et de la pêche pratiqués par de nombreux visiteurs attirés par l'importance des cours d'eau et la beauté des forêts de bois francs.

  • Sainte-Julie  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 novembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité de Sainte-Julie et la municipalité du village de Laurierville se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Laurierville. L'appellation « Sainte-Julie » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Sainte-Julie. Circonscrivant la municipalité de Laurierville, tout près de Plessisville, Sainte-Julie comprend une forêt dense peuplée de chevreuils. L'agriculture et le travail forestier demeurent les activités prédominantes de cet endroit qui, vers 1840, portait le nom « Rivière-Noire », celui-ci évoquant la présence d'un cours d'eau qui coule en ces lieux. L'histoire de ce coin de pays débute au milieu du XIXe siècle avec la fondation de la paroisse de Sainte-Julie-de-Somerset vers 1845, laquelle sera canoniquement érigée en 1858. En 1845 également, la municipalité du canton de Somerset voit le jour et est abolie en 1847, puis rétablie en 1855. Elle est bientôt l'objet d'une division territoriale en deux municipalités distinctes : les municipalités du canton de Somerset-Nord et du canton de Somerset-Sud, respectivement érigées le 1er juillet 1855 et le 1er janvier 1858. À son tour, la municipalité du canton de Somerset-Nord subira une modification dénominative en 1950 pour devenir l'actuelle municipalité de Sainte-Julie. À noter que le bureau de poste établi en 1860 portait le même nom que la paroisse primitive, « Sainte-Julie-de-Somerset »; il prendra, en 1903, celui de « Laurierville ». En retenant la dénomination « Sainte-Julie », on a voulu rendre hommage à l'épouse d'un pionnier de l'endroit, Charles King, laquelle se prénommait Julie et était considérée comme une bienfaitrice insigne de la paroisse. Sa sainte patronne est une vierge et martyre du Ve siècle qui a probablement vécu en Corse où elle est honorée. Le constituant « Somerset », qui figure dans le nom d'origine, rappelle la situation géographique de l'endroit dans le canton de Somerset, proclamé en 1804 et ainsi dénommé d'après un comté du sud-ouest de l'Angleterre.

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Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

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