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Sainte-Adèle
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville de Sainte-Adèle a été créée le 27 août 1997. Elle est issue du regroupement de la ville de Sainte-Adèle et de la municipalité du village de Mont-Rolland. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sainte-Adèle; nous vous invitons à consulter aussi la rubrique de l'ancienne municipalité du village de Mont-Rolland. L'histoire municipale de ce coin de pays de la région des Laurentides se révèle fertile en mutations. En effet, en 1855, la municipalité de la paroisse de Sainte-Adèle était érigée, suivie de celle de la municipalité du village homonyme en 1922, cette dernière faisant l'objet d'une annexion à la première en 1955. L'année 1965 marque le changement de statut en municipalité sans autre désignation, lequel est à nouveau modifié en celui de ville en 1973. Sainte-Adèle tire sa dénomination de la première paroisse fondée en 1852 et érigée canoniquement en 1854. Agent des terres, député et l'un des premiers responsables de la colonisation des Pays-d'en-Haut, Augustin-Norbert Morin (1803-1865) achète 1 620 ha de terre dans le canton d'Abercromby et fait don du terrain pour la construction de l'église paroissiale. Par reconnaissance, on dénomme l'endroit « Morinville », mais le généreux donateur obtient que le prénom de son épouse, née Adèle Raymond, soit retenu pour identifier le nouvel établissement. Morte sans postérité, elle avait pour frère monseigneur Joseph-Sabin Raymond (1810-1887), qui a joué un rôle important dans la fondation de la congrégation des Sœurs du Précieux-Sang, en 1846. Sainte-Adèle est surtout connue comme station touristique et de plein air, ancrée sur les flancs d'une montagne, dominant les collines et les vallées des alentours. Agrémenté de lacs, le territoire se retrouve à 80 km au nord de Montréal, au nord-est de Morin-Heights. Les Adélois soulignent avec satisfaction que leur ville constitue la porte d'entrée des Pays-d'en-Haut, popularisés par la série radiophonique puis télévisée Les Belles Histoires des Pays-d'en-Haut de Claude-Henri Grignon, tirée du roman Un Homme et son péché. D'ailleurs, un des personnages de Grignon, Séraphin Poudrier, symbole de l'avarice, a inspiré l'attraction populaire locale, le Village de Séraphin.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1997-12-12

Spécifique Sainte-Adèle

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Pays-d'en-Haut

Municipalité Sainte-Adèle (Ville)

Code géographique de la municipalité 77022

Longitude ouest     Latitude nord 74° 08' 00" 45° 57' 00"

Coordonnées décimales -74.13333, 45.95

Carte topographique 1/50 000 31G/16

Carte topographique 1/20 000 31G/16-0102

Anciens noms

  • Mont-Gabriel  (Ville)

  • Mont-Rolland  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 août 1997. En effet, à cette date, la municipalité du village de Mont-Rolland et la ville de Sainte-Adèle se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Sainte-Adèle. L'appellation « Mont-Rolland » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Mont-Rolland. Il demeure exceptionnel qu'une industrie ait autant marqué l'histoire d'une localité québécoise. En effet, la proximité des grandes papeteries Rolland, fondées par Jean-Baptiste Rolland (1815-1888) qui construit sa première usine en 1881, a littéralement donné naissance à la municipalité. À cette époque, assez avancé en âge, cet industriel confie bientôt la direction de la compagnie de papier Rolland à ses deux fils, Jean-Damien et Stanislas-Jean-Baptiste. La nouvelle usine de fabrication de papiers fins est inaugurée en 1912. Quelques années plus tard, en 1918, Saint-Joseph-de-Mont-Rolland, détachée de Sainte-Adèle, est créée sous le statut de municipalité de paroisse. En 1967, elle prend le nom abrégé « Mont-Rolland » que porte déjà le bureau de poste depuis 1905 et, par suite d'une fusion intervenue entre celle-ci et Mont-Gabriel, créée en 1956, est érigée la municipalité du village de Mont-Rolland en 1981. Même si le motif d'attribution du nom municipal paraît évident et naturel, Hormisdas Magnan se plaît à souligner qu'il existait dans le diocèse de Saint-Claude, en France, un sanctuaire consacré à Notre-Dame de Mont-Rolland, érigé par les Bénédictins au XVIIIe siècle, sur une jolie élévation qui surplombe la ville de Dôme en Auvergne. Il note ainsi une coïncidence que sa piété l'amène à détailler quelque peu, sans doute! Piedmont borde au sud cette municipalité de la région des Laurentides.

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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