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Mauricie

Origine et signification Cette région administrative, d'une superficie de 35 452 km², a été créée le 13 mai 1997 à la suite de la scission du territoire de l'ancienne région administrative de la Mauricie–Bois-Francs. Située au nord du Saint-Laurent, la région recoupe en très grande partie le bassin versant de la rivière Saint-Maurice, avec le réservoir Gouin à la source. Elle comprend trois villes importantes, soit Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque, ainsi que les MRC des Chenaux, de Maskinongé et de Mékinac dans lesquelles se trouvent 42 municipalités et 4 territoires non organisés. De plus, on y trouve les réserves amérindiennes d'Obedjiwan, de Coucoucache et de Wemotaci, où résident des Attikameks. Pour plus d'information, voir Mauricie–Bois-Francs (région administrative) et Saint-Maurice, Rivière.

Date d'officialisation 1997-08-14

Spécifique Mauricie

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Région administrative

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité La Tuque (Ville)

Code géographique de la municipalité 90012

Latitude nord     Longitude ouest 47° 33' 00" 73° 25' 00"

Coordonnées décimales -73.41666      47.55

Carte topographique 1/50 000 31P/11

Carte topographique 1/20 000 31P/11-0101

Ancien nom

  • Mauricie–Bois-Francs  (Région administrative)

    Strictement parlant, la Mauricie est cette région de la rive nord du Saint-Laurent qui, depuis Trois-Rivières jusqu'aux confins laurentidiens de l'Abitibi et du Lac-Saint-Jean, correspond à peu près au bassin hydrographique du Saint-Maurice; c'est pourquoi d'ailleurs elle a été longtemps connue sous le nom de Région du Saint-Maurice, désignée pour la première fois Mauricie en 1933 par monseigneur Albert Tessier. Quant aux Bois-Francs, la première mention du régionyme remonte à 1838, dans une lettre de l'archevêque de Québec, monseigneur Joseph Signay, à l'abbé Denis Marcoux, nommé vicaire à Gentilly et chargé de visiter aussi les colons des cantons d'Arthabaska, de Blandford, de Bulstrode, de Somerset, de Stanfold et de Warwick, à la jonction des basses-terres du Saint-Laurent et des premiers contreforts appalachiens. Ces six cantons y sont désignés collectivement par le nom de Bois-Francs. Son usage est assurément antérieur à 1838, puisque monseigneur Signay le qualifie de «désignation ordinaire aujourd'hui de ces places nouvelles».

    La présence en cette région d'essences forestières au bois dur, comme l'érable, le hêtre, le bouleau et l'orme, est attestée par Bouchette (1815). Il faut sans doute voir dans cette caractéristique, qui n'était toutefois pas le propre de cette seule petite région naturelle du territoire divisé en cantons au sud du Saint-Laurent, l'origine de l'expression Bois-Francs. Ce territoire nommé Bois-Francs s'est étendu considérablement au fil des ans. Déjà, au début des années vingt, l'Atlas-géographie des Frères Maristes employé pour l'enseignement primaire et secondaire indique que les Bois-Francs comprennent les «comtés d'Arthabaska, de Drummondville et de Wolfe». Plus récemment, en 1966, le nom Bois-Francs désigne une sous-région de la région administrative 04 d'alors appelée Trois-Rivières. Depuis 1987, le régionyme Bois-Francs est incorporé à la désignation de la région administrative 04, laquelle n'est cependant plus divisée en sous-régions. Il est certain que la construction, sur le fleuve, du pont Laviolette a permis à Trois-Rivières d'affirmer son rôle de capitale régionale. Dans ses limites actuelles qui établissent sa superficie à 46 697 km², la région comprend, sur la rive nord, les MRC de Maskinongé, de Francheville, du Centre-de-la-Mauricie, de Mékinac et du Haut-Saint-Maurice ainsi que, sur la rive sud, celles de Drummond, d'Arthabaska, de L'Érable, de Nicolet-Yamaska et de Bécancour. Occupant le centre du Québec méridional, elle est traversée par les routes fluviales, terrestres et ferroviaires, qui relient Québec à Montréal de même que Trois-Rivières à Sherbrooke et à une partie du Nord-Est des États-Unis.

    Sur une base agricole ancienne, aujourd'hui spécialisée dans l'élevage, les produits laitiers et les cultures maraîchères, s'est greffée dès la fin du XIXe siècle une industrialisation qui repose surtout sur la pâte et le papier, du côté de la Mauricie, et sur la transformation du bois, les scieries et le meuble, dans la partie méridionale de la région. Aujourd'hui, la métallurgie, l'aluminium, les produits chimiques, les vêtements, les textiles, l'agro-alimentaire et nombre d'autres secteurs industriels se retrouvent à Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Shawinigan, Grand-Mère, La Tuque, aussi bien qu'à Bécancour, Drummondville, Victoriaville et Plessisville. Avec une population totale de 475 018 habitants en 1991, la Mauricie – Bois-Francs est l'une des régions les plus fortement urbanisées et industrialisées du Québec et, malgré tout, l'une des rares où l'emploi dans le secteur agricole a connu une certaine croissance ces dernières années. Créé en 1970, le parc national de la Mauricie, qui couvre une superficie de 549 km², a pour vocation de protéger un échantillon de la nature représentative du Bouclier canadien. Il tire son nom de celui de la région de la Mauricie. N.B. Le 30 juillet 1997, le gouvernement a adopté le décret 965-97 concernant la révision des régions administratives du Québec. Par cette décision, la région administrative de la Mauricie–Bois-Francs est divisée en deux régions administratives distinctes : la Mauricie, composée des cinq MRC de la rive nord, et le Centre-du-Québec, composé des cinq MRC de la rive sud. Lors d'une éventuelle réédition de ce disque optique compact, il nous sera possible de présenter des rubriques distinctes pour ces nouvelles régions.

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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