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Lac-Saint-Joseph

Origine et signification Éloigné d'à peine 45 km au nord-ouest de Québec, le lac Saint-Joseph, dont le nom figure déjà sur les cartes géographiques du XVIIsiècle (Champlain, 1632 – Sanson d'Abbeville, 1656) et dans l'Histoire du Canada du récollet Gabriel Sagard (1636), a donné son nom à la ville érigée sur une partie de son pourtour en 1936. Ce plan d'eau, connu sous l'appellation amérindienne d'Ontaritzi, constitue l'un des poumons de la Vieille Capitale et de nombreux Québécois y possèdent une seconde propriété ou viennent profiter chaque été des vertus du grand air combinées à celles de l'eau, richesses qui lui ont valu par le passé le surnom d'Éden de Québec. D'ailleurs desservi anciennement par une voie ferrée, le lac était un lieu de séjour et de promenade, notamment pour les employés d'établissements commerciaux de Québec comme Paquet, Laliberté, etc. Un bateau à aube y circulait même à une certaine époque. En 1906, un bureau de poste connu sous l'appellation de Lake St. Joseph Hotel y était ouvert et a pris le nom de Lac-Saint-Joseph en 1927. Territoire détaché, en 1936, de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier qu'il borne au nord, il doit son érection comme ville à Thomas Maher, industriel décédé en 1980 et qui compte parmi les premiers résidents. Il y a exploité une scierie pendant de nombreuses années, ayant obtenu la concession du territoire pour l'exploitation forestière. Celui-ci a contribué au développement de la ville en vendant pratiquement tous les lots riverains dans les années 1940. La dénomination, tout comme celle du lac, rappelle le père Joseph Le Caron (vers 1586-1632). Dans le voisinage de Lac-Saint-Joseph, on retrouve le domaine forestier de Duchesnay (école forestière, centre de ski de fond) avec, au nord, une partie des installations militaires de Valcartier. Voir : Saint-Joseph, Lac.

Joseph Le Caron (vers 1586-1632), né aux environs de Paris, est membre l'ordre des Récollets, une des branches réformées des Franciscains. Venu en Nouvelle-France avec Champlain en 1615, le père Le Caron fonde une mission en pays wendat (huron) et il séjourne plusieurs fois chez les Innus de Tadoussac. Supérieur du couvent des Récollets de Québec en 1617-1618, il s'occupe également des fidèles de la ville et s'applique à rédiger des lexiques en langues wendate, algonquine et innue. Il rentre en France pendant l'occupation de Québec par les frères Kirke entre 1629 et 1632. Le 29 mars 1632, il meurt de la peste, près de Gisors, dans la Haute-Normandie, le jour même de la signature par la France du traité de Saint-Germain-en-Laye qui lui assure le retour de sa colonie du Saint-Laurent.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Lac-Saint-Joseph

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) La Jacques-Cartier

Municipalité Lac-Saint-Joseph (Ville)

Code géographique de la municipalité 22015

Latitude nord     Longitude ouest 46° 55' 00" 71° 39' 00"

Coordonnées décimales -71.65      46.91666

Carte topographique 1/50 000 21L/13

Carte topographique 1/20 000 21L/13-0202

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : janvier 2017

Québec

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