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Barrage Robert-Bourassa

Origine et signification Construit entre 1973 et 1979 sur la Grande Rivière, ce barrage est la propriété d'Hydro-Québec. Il s'agit d'un barrage hydroélectrique de forte contenance, de type enrochement, haut de 168 m et long de 2 826 m; cela fait de lui le plus long barrage du Québec. Sa largeur au sommet est de 9 m, alors que celle de sa base est de l'ordre de 800 m. La capacité de retenue de son réservoir est de 460 702 900 000 m³ d'eau. La Commission de toponymie a officialisé les noms du barrage, de la centrale et du réservoir le 13 décembre 1996, dans la foulée d'un décret du gouvernement adopté le 16 octobre précédent. Jusqu'à ce moment, le barrage portait le nom Barrage LG-Deux. Son nouveau nom rappelle le souvenir de Robert Bourassa, premier ministre du Québec de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994. L'exploitation des ressources hydroélectriques a été au cœur de la vision du développement économique du Québec encouragée par Robert Bourassa, que l'histoire retiendra comme étant le « père de la Baie-James ». C'est en avril 1971 qu'il annonce le projet de recueillir l'énergie de la Grande Rivière qui coule dans la région de la Baie-James. Les équipements sont entourés d'un ensemble de digues de remblai dont la longueur dépasse 25 km et dont la hauteur varie de 1 à 66 m. Le réservoir Robert-Bourassa qui s'étend derrière les digues et le barrage atteint une superficie de 2 835 km². L'évacuateur de crues du barrage a une capacité de 16 000 m³/s, soit près du double du débit moyen du Saint-Laurent à la hauteur de Montréal. La centrale Robert-Bourassa est installée à 145 m sous terre, dans une caverne de 483 m de long, 25 m de large et 45 m de haut; on y retrouve seize groupes turbines-alternateurs qui, sous une hauteur de chute de 137 m, ont une puissance maximale de 333 MW chacun. En 1992, à la suite de travaux qui ont porté sa puissance totale à 7 722 MW incluant le suréquipement de la centrale La Grande‑2‑A, par l'ajout de six groupes turbines-alternateurs, cette centrale, déjà la plus grande centrale souterraine au monde, est devenue aussi la deuxième, toutes catégories, en ce qui a trait à la production annuelle. 


Robert Bourassa (Montréal, 1933 - Montréal, 1996), a été le 22e premier ministre du Québec. Il occupa divers postes dans l'Administration publique et enseigna dans différentes universités, après des études en droit, en sciences économiques et politiques de même qu'en fiscalité et en droit financier. Élu député libéral, à l'âge de 32 ans, il représenta successivement les circonscriptions électorales de Mercier (1966-1976), de Bertrand (1985) et de Saint-Laurent (1986-1994) à l'Assemblée nationale. Succédant à Jean Lesage qui se retire de la vie politique, il devient chef de son parti une première fois en 1970. Plusieurs événements marquent ses deux premiers mandats à titre de premier ministre : la crise d'octobre 1970, les grèves illégales qui perturbent le secteur public et l'industrie de la construction, le rejet des propositions constitutionnelles à Victoria, la proclamation du français comme langue officielle du Québec, l'instauration de l'assurance-maladie et du Conseil du statut de la femme dont les recommandations débouchent sur l'adoption de la Charte des droits et libertés de la personne et l'établissement de la Commission des droits de la personne. Il perd le pouvoir en 1976 et abandonne alors la direction du Parti libéral. Après un séjour à l'étranger, il revient en 1980 pour participer au premier référendum sur la souveraineté du Québec. À nouveau réélu chef du Parti libéral en 1983, il redeviendra premier ministre du Québec en 1985 et est reporté au pouvoir en 1989. Ces deux derniers mandats se caractérisent par la continuité de sa politique expansionniste dans le domaine de l'énergie, la crise amérindienne et sa signature de l'accord du Lac-Meech en vertu duquel on reconnaissait au Québec un statut de société distincte. C'est à la suite du rejet de cet accord par certaines provinces qu'il prononcera ses paroles les plus célèbres « Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est aujourd'hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d'assumer son destin ». Il quitte la vie politique en 1994 et décède le 2 octobre 1996, à Montréal, après un long combat contre la maladie.

Source :
COMMISSION DE TOPONYMIE. Noms et lieux du Québec : dictionnaire illustré, Québec, Les Publications du Québec, 2006, 925 p.

Date d'officialisation 1996-12-13

Spécifique Robert-Bourassa

Générique (avec ou sans particules de liaison) Barrage

Type d'entité Barrage

Région administrative Nord-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Eeyou Istchee Baie-James (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 99060

Latitude nord     Longitude ouest 53° 47' 09" 77° 27' 07"

Coordonnées décimales -77.45194      53.78583

Carte topographique 1/50 000 33F/14

Carte topographique 1/20 000 33F/14-0101

Ancien nom

  • Barrage LG-Deux

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

Québec

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