Retour aux résultats Version imprimable

Saint-Félicien
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Le 12 juin 1996, la nouvelle ville de Saint-Félicien était née, à la suite du regroupement des 360 km2 des territoires de la ville de Saint-Félicien et de la municipalité de Saint-Méthode. La ville de Saint-Félicien est implantée au coeur du lac Saint-Jean, sur les rives de la rivière Ashuapmushuan, au nord de Saint-Prime. Jadis, ce territoire constitue une grande voie de circulation pour les Amérindiens et les Blancs en route vers la baie d'Hudson et le lac Mistassini. C'est en 1864 que les premiers colons, issus de Charlevoix et de Chicoutimi, s'installèrent dans le voisinage de la rivière à l'Ours qui arrose cet espace, établissement qui prendra alors le nom Rivière-à-l'Ours jusqu'en 1875. alors que sera ouvert le bureau de poste local dénommé Saint-Félicien. Suivront la municipalité, créée en 1882, et la paroisse, canoniquement érigée en 1884, reconnue civilement en 1885. La ville de Saint-Félicien a été formée en 1976 grâce à la fusion de la municipalité de la paroisse et de la ville créée en 1946, cette dernière étant issue de la municipalité de village établie en 1905. En 1996, la ville de Saint-Félicien s'agrandissait des 190 km2 de la municipalité de Saint-Méthode. Le nom choisi rappelle que Prime et Félicien, deux frères martyrisés le même jour à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, ont eu la tête tranchée sous l'empereur Maximien. On rappelle avec tristesse que le Grand Feu qui a ravagé une vaste partie du Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1870 a pris naissance sur la terre d'un Félicinois. L'importance stratégique de Saint-Félicien qui permet de rejoindre par route ou par chemin de fer la région de Chibougamau a valu à l'endroit le surnom de Porte d'or de Chibougamau. Le secteur actuel de Saint-Méthode occupe le nord-est de la nouvelle ville, à l'ouest de la rivière Mistassini. Quelques ruisseaux émaillent l'espace méthodois et ont pour noms Tremblay, Ouellet, Provencher. La section nord-est du territoire présente l'aspect d'un vaste espace peu peuplé dénommé symptomatiquement La Friche ou, par certains, La Frique ou L'Afrique. Venus de Sainte-Victoire-d'Arthabaska, dans la partie devenue aujourd'hui Victoriaville, les premiers colons s'installent en ces lieux en 1878, bientôt suivis de gens de Somerset et de Lévis. Détachée de Saint- Félicien, la paroisse de Saint-Méthode sera canoniquement érigée en 1884 et verra sa dénomination retenue pour la municipalité érigée deux années plus tard. Étant donné qu'elle voisinait Saint-Cyrille-de-Normandin, on a retenu le nom de saint Méthode (vers 825-885), son frère, qui portait le titre d'apôtre des Slaves. Dans la vie civile, Constantin, Cyrille en religion, et Méthode ont introduit le christianisme en Hongrie, en Pologne, en Crimée et en Dalmatie. On célèbre leur mémoire le 14 février. Jadis, on identifiait l'endroit sous l'appellation de Tic(k)ouapé ou Attikouapé, du nom du bureau de poste local Tikouabé (1881-1907), Tiku(ou)apé (1907-1941), Ticouapé (1941), dénomination attribuée à la rivière qui traverse la municipalité en direction nord-sud avant de se jeter dans le lac Saint-Jean. Nom montagnais, formé de atik, caribou, et napew, homme, il a pour sens l'homme aux caribous, bien que certains y aient vu la traduction du prénom André. Étant donné qu'on ne retrouve pas de chute d'eau sur le territoire, une première scierie était bâtie en 1894 et fonctionnait grâce à une roue à vent, puis une scierie à vapeur voyait le jour en 1897. Le relèvement des eaux du lac Saint-Jean, en 1926, par la construction des centrales de l'île Maligne, a rendu l'égouttement naturel des terres impossible et fait passer la population de 1 090 habitants en 1926 à 518 en 1928. L'exploitation du bois, l'industrie laitière, les bleuetières, la chasse au canard et à l'outarde, de même que la pêche au brochet et au doré constituent les activités principales des Méthodois, alors que le secteur de l'ancienne ville industrielle et commerciale de Saint-Félicien compte quelques scieries et une importante usine de pâte et papier. Un parc zoologique unique au pays y est fonctionnel depuis 1961 et offre un magnifique sentier de la nature où les animaux sont en liberté sur plus de 400 ha. Saint-Félicien a conclu un accord de jumelage avec Meadow Lake en Saskatchewan et Prémanon en France.

Date d'officialisation 1996-08-16

Spécifique Saint-Félicien

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Domaine-du-Roy

Municipalité Saint-Félicien (Ville)

Code géographique de la municipalité 91042

Longitude ouest     Latitude nord 72° 27' 00" 48° 39' 00"

Coordonnées décimales -72.45, 48.65

Carte topographique 1/50 000 32A/09

Carte topographique 1/20 000 32A/09-0101

Ancien nom

  • Saint-Méthode  (Municipalité)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012