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Thetford Mines
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Origine et signification La nouvelle ville de Thetford Mines a été créée le 17 octobre 2001. Elle est issue du regroupement de la municipalité de Pontbriand, de la municipalité du village de Robertsonville, de la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud ainsi que des villes de Black Lake et de Thetford Mines. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Thetford Mines; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités.
Thetford Mines, longtemps reconnu comme La Cité de l'or blanc, la Ville de l'amiante, la Capitale mondiale de l'amiante, se situe à mi-chemin entre Québec, à 100 km plus au nord, et Sherbrooke. La rivière Bécancour y coule dans un paysage marqué par la présence de terrils, soit d'importants monticules de résidus miniers. Ils rappellent le rôle considérable qu'a jadis joué l'amiante dans l'économie thetfordoise.
Découverte en 1876 par Joseph Fecteau, ce minerai allait bientôt entraîner l'ouverture de mines et placer le Québec sur la carte mondiale comme premier producteur d'amiante pendant longtemps. Les dangers attribués à la fibre d'amiante, provoquant l'amiantose, maladie industrielle mortelle, ont entraîné l'effondrement du marché de telle sorte que l'on est passé d'un taux de 40 % de la main-d'œuvre active travaillant dans ce secteur localement, à moins de 10 %.
Le Musée minéralogique et minier a été fondé en 1976; il occupait des locaux prêtés par le cégep de Thetford Mines. Quant à l'actuel édifice muséal, il a été inauguré en 1997. L'ancienne devise de la ville, Etiam Ignis Stat, elle résiste même aux flammes, adoptée en 1928, rappelle le grand rôle joué par l'amiante dans la vie des Thetfordois. Par la suite, le secteur manufacturier a pris la relève; les activités étaient axées sur la métallurgie et la fabrication des composantes plastiques, ce qui a entraîné, en 1956, le choix d'une nouvelle devise, Fervet Opus, l'ardeur règne au travail.
Sur le plan historique, on trouve la municipalité du village de Kingsville qui a été constituée en 1892 à même le territoire de Thetford-Partie-sud. Son nom évoque le souvenir de William King, l'un des fondateurs de la King Brothers en 1878; il est mort en 1896. Son souvenir est actuellement enchâssé dans le nom de d'une rue de Thetford Mines. La mine King s'est longtemps trouvée au cœur même de la ville. La gare, le bureau de poste (1898-1989) et le premier noyau d'habitation des mineurs portaient également le nom Kingsville. En 1881, un incendie majeur détruira presque entièrement le village.
Kingsville adoptera le nom Thetford Mines, en 1905 et son statut de municipalité sera changé pour celui de ville. L'appellation avait été déjà choisie pour un bureau de poste ouvert en 1881. Elle réfère au canton de Thetford dont le nom évoque une ville du comté de Norfolk au nord-est de Londres, en Angleterre. Vers 1900, le nombre des mines ayant substantiellement augmenté, la majorité des gens et des propriétaires de mines ne voulaient plus privilégier que le nom de King; c'est alors qu'on adopta celui du canton de Thetford couramment utilisé d'ailleurs pour désigner les paroisses de Saint-Alphonse (de-Thetford) et de Saint-Maurice (-de-Thetford).
L'agglomération urbaine de Thetford, concentrée autour des mines, a traditionnellement été constituée dans les environs de deux noyaux correspondant aux paroisses de Saint-Alphonse, au nord, et de Saint-Maurice, au sud. En 1929, la ville annexera le territoire de la ville d'Amiante, créée en 1914 à partir également de Thetford-Partie-Sud.
Au cours des années 1950, pour pouvoir agrandir en surface la mine King, on procéda à la relocalisation d'une grande partie du centre de la ville. L'ancienne municipalité de Rivière-Blanche, située à l'ouest de l'actuelle ville de Thetford Mines fut érigée en 1922 à la suite de son détachement de la municipalité d'Irlande-Partie-Nord. La présence de la rivière Blanche expliquait sa dénomination. Comme dans le cas de plusieurs autres cours d'eau, l'existence de quelques tourbillons générateurs d'écume dispersés sur son cours lui a valu le qualificatif qui lui sert de spécifique. Il faut aussi noter qu'à compter du début des années 1940, la ville de Thetford Mines fut aussi populairement identiée sous l'appellation Thetford-les-Mines .
L'importance de la ville, dans l'entourage immédiat de la municipalité de Rivière-Blanche, elle-même, située dans le canton de Thetford, a constitué l'un des facteurs à leur fusion en 1994. Les Thetfordois peuvent aussi profiter de lieux de villégiature intéressants dans les environs, notamment au lac Bécancour, au lac du Huit et au Grand lac Saint-François.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Thetford Mines

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Appalaches

Municipalité Thetford Mines (Ville)

Code géographique de la municipalité 31084

Longitude ouest     Latitude nord 71° 18' 00" 46° 06' 00"

Coordonnées décimales -71.3, 46.1

Carte topographique 1/50 000 21L/03

Carte topographique 1/20 000 21L/03-0101

Anciens noms

  • Black Lake  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 17 octobre 2001. En effet, à cette date, les villes de Black Lake et de Thetford Mines, la municipalité de Pontbriand, la municipalité du village de Robertsonville ainsi que la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Thetford Mines. Le nom Black Lake a toutefois été préservé et il identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Black Lake. C'est véritablement l'exploitation minière qui a donné naissance à cette municipalité de la région administrative de la Chaudière-Appalaches et voisine sud-ouest de la ville de Thetford Mines. En effet, dès 1890, l'extraction de l'amiante battait son plein à Black Lake, officiellement érigée en 1906 en municipalité de village, statut modifié en celui de ville deux ans plus tard, ce qui, par ailleurs, avait entraîné le déplacement de la colonie naissante vers le sud, alors que jadis elle était riveraine du lac Noir. La présence de cette nappe d'eau, aujourd'hui asséchée artificiellement, qui donne son nom à la ville, demeure omniprésente dans l'histoire municipale. Long de 3 km et large de 1,5 km, le lac était entouré de montagnes où le bois poussait dru; les arbres, projetant leur ombre sur les eaux du lac relativement profond, les faisaient paraître presque noires. Les Anglais ont traduit le nom français du lac en Black Lake, qui a été conservé pour la municipalité, bien que la majorité de la population y soit francophone et que le gentilé Black-Lakien n'ait aucun équivalent anglais connu. Notons qu'en 1884, existait une mission devenue paroisse en 1924 répondant au nom de Saint-Désiré-du-Lac-Noir et que l'usage courant, pour Black Lake, avait été Lac Noir dans les années 1930 et 1940. La ville connaît depuis quelques années une croissance importante tant sur le plan industriel, commercial que domiciliaire.

  • Pontbriand  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 octobre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de Pontbriand, la municipalité du village de Robertsonville, la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud ainsi que les villes de Black Lake et de Thetford Mines se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Thetford Mines. Le nom Pontbriand a toutefois été préservé et il identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Pontbriand. Pittoresque endroit localisé dans une vallée encaissée et d'où l'on dispose d'un splendide panorama, Pontbriand se situe à environ 10 km au nord de Thetford Mines, à proximité de Kinnear's Mills. Cette municipalité a emprunté son nom originel, Saint-Antoine-de-Pontbriand (1909), à la paroisse fondée en 1896 et érigée canoniquement en 1908. La grande dévotion des Pontbriandais à l'égard de saint Antoine de Padoue les a incités à exiger que son nom soit retenu dans la désignation paroissiale. Quant à Pontbriand, nom municipal adopté en 1987, et appellation du bureau de poste depuis 1896, il fait allusion à monseigneur Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1708-1760), sixième évêque de Québec de 1741 à 1760. Issu d'une famille noble et après avoir passé son enfance en Ille-et-Vilaine, au château de Pontbriand en Bretagne, il est ordonné prêtre en 1731 et arrive à Québec en 1742. C'est à lui que revient le mérite d'avoir institué la congrégation des Sœurs Grises (1755) et d'avoir fait reconstruire la cathédrale. Après la chute de Québec, en 1759, il se retire chez les Sulpiciens à Montréal où il meurt l'année suivante. Son mérite principal réside dans l'impulsion qu'il a donnée aux missions étrangères auxquelles il s'intéressait beaucoup. On lui a reproché une certaine faiblesse à l'endroit d'abus notoires de quelques administrateurs coloniaux; tout jugement sur le personnage doit cependant être nuancé en raison d'un épiscopat difficile dans une période fort troublée. À la fin de sa vie, monseigneur de Pontbriand se souciait davantage de l'Église que de l'État.

  • Robertsonville  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 octobre 2001. En effet, à cette date, la municipalité du village de Robertsonville, la municipalité de Pontbriand, la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud ainsi que les villes de Black Lake et de Thetford Mines se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Thetford Mines. Le nom Robertsonville a toutefois été préservé et il identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Robertsonville. Au sud du Saint-Laurent, dans la MRC des Appalaches, à peu près à égale distance de Québec et de Sherbrooke, soit 120 km, on retrouve la modeste localité résidentielle de Robertsonville. Petit territoire tout en longueur, cette municipalité, érigée en 1909, a été détachée de la municipalité du canton de Thetford-Partie-Nord au même moment que celles de Pontbriand et de Sacré-Cœur-de-Marie. En dépit du fait que l'on ait avancé que l'endroit porte le nom du premier chef de gare permanent, l'on a la certitude, aujourd'hui, qu'il s'agit de Joseph Gibb Robertson (1820-1899), président fondateur de la compagnie de chemin de fer Quebec Central Railway qui, à l'époque de la colonisation du village, desservait le territoire. Cet industriel a, entre autres fonctions, occupé le poste de trésorier de la province de Québec de 1869 à 1876, puis de 1879 à 1882 et de 1884 à 1887, ce qui explique que le bureau de poste local, ouvert en 1883, ait reçu le nom de Robertson's Station, puis de Robertsonville en 1909. En outre, député de Sherbrooke à l'Assemblée législative à compter de 1867, il occupera la charge de maire de Sherbrooke à plusieurs reprises et celle de maître de poste de Sherbrooke de 1892 à sa mort. Depuis 1978, les citoyens de cette municipalité de village, couramment désignée sous la forme abrégée de Robertson, portent le nom collectif de Robertsonvillois. À proximité de cette localité, qui fait désormais partie de l'agglomération de Thetford Mines, on a jadis exploité des mines d'amiante, ce qui explique la naissance de la petite agglomération et de la station de chemin de fer en 1883, autour desquels un village s'est graduellement constitué.

  • Thetford-Partie-Sud  (Municipalité de canton)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 octobre 2001. En effet, à cette date, la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud, la municipalité de Pontbriand, la municipalité du village de Robertsonville ainsi que les villes de Black Lake et de Thetford Mines se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Thetford Mines. Le nom Thetford-Partie-Sud a toutefois été préservé et il identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud. Située à peu près au centre de la MRC de L'Amiante entre Saint-Joseph-de-Coleraine et Sacré-Cœur-de-Marie-Partie-Sud, Thetford-Partie-Sud compte comme entités hydrographiques importantes le lac Bécancour, au nord, et la rivière de l'Or, au sud. Voisine au sud-est de Thetford Mines, qu'elle englobe aussi à l'est, au nord et au nord-ouest, elle a bénéficié des retombées économiques provoquées par la découverte de mines d'amiante dans le dernier quart du XIXe siècle. Le 1er janvier 1886, le canton de Thetford voyait son territoire scindé en deux municipalités de canton distinctes : Thetford-Partie-Nord et Thetford-Partie-Sud. Tour à tour se détacheront de Thetford-Partie-Sud en 1892, Kingsville et en 1914, Amiante. Tirée du nom du canton à l'intérieur duquel la municipalité occupe la partie sud, cette appellation évoque une ville du comté de Norfolk en Angleterre. Dans l'usage courant, la population se dit tout simplement de Thetford. Le bureau de poste établi à cet endroit en 1916 a porté, jusqu'en 1927, l'appellation abrégée de Thetford-Sud, sur le modèle de laquelle le gentilé Thetford-sudois a été formé et adopté par les autorités municipales en 1986.

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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