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Drummondville
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville de Drummondville a été créée le 7 juillet 2004. Elle est issue du regroupement des villes de Drummondville et de Saint-Nicéphore, de la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond et de la municipalité de la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Drummondville; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Bien située à la croisée des autoroutes Transquébécoise et Jean-Lesage, la ville de Drummondville, distante de 153 km de Québec et de 105 km de Montréal, est baignée par la rivière Saint-François. Sa naissance s'inscrit dans un contexte militaire. En 1815, au printemps, sir Gordon Drummond (1772-1854), administrateur du Bas-Canada, redoutant une nouvelle tentative d'invasion de la part des Américains, charge le major général Frederick George Heriot (1786-1843) d'implanter un établissement militaire agricole le long du Saint-François. Celui-ci installe son campement là où se situe la ville aujourd'hui, et il nomme cet endroit « Drummondville », nom attesté dès 1815, pour honorer celui qui lui a confié sa mission. Cette même année, la paroisse de Saint-Frédéric est fondée. Les débuts de la localité, marqués par la pauvreté des récoltes (1815-1816), les désertions des militaires à qui des terres avaient été concédées, la réduction de l'aide militaire, une épidémie (1820), un incendie (1826), furent passablement difficiles. Une première église anglicane est construite en 1820, alors que les catholiques disposent d'un temple en 1822. Lors de la fusion, en 1982, de Drummondville et de Drummondville-Sud, on a tenté d'éliminer le suffixe -ville en ne conservant que « Drummond », initiative louable que les impératifs de l'usage ont fait échouer. Au fil des ans cependant, la municipalité du village de Drummondville créée en 1875, qui obtient le statut de ville en 1888, a vu son territoire constitué peu à peu avec l'annexion de la ville de Saint-Joseph en 1955, de la municipalité de Saint-Jean-Baptiste la même année, de Drummondville-Ouest en 1966 et de la municipalité de Grantham en 1993. Drummondville est caractérisée par de grands espaces verts, de nombreux parcs et sites pittoresques dont le Village québécois d'antan, reconstitué dans un vaste espace vert, fournit une très bonne illustration. Les Drummondvillois n'ont rien épargné pour faire de leur municipalité la Capitale nord-américaine du folklore grâce au Festival mondial de folklore qui s'y déroule l'été depuis 1982 et qui attire plusieurs milliers de touristes. Drummondville a conclu un accord de jumelage avec La Roche-sur-Yon en France et Braine-L'Alleud en Belgique.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2004-08-17

Spécifique Drummondville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Centre-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) Drummond

Municipalité Drummondville (Ville)

Code géographique de la municipalité 49058

Longitude ouest     Latitude nord 72° 29' 00" 45° 53' 00"

Coordonnées décimales -72.48333, 45.88333

Carte topographique 1/50 000 31H/16

Carte topographique 1/20 000 31H/16-0201

Anciens noms

  • Saint-Charles-de-Drummond  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 7 juillet 2004. En effet, à cette date, la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond, la municipalité de la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval ainsi que les villes de Drummondville et de Saint-Nicéphore se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Drummondville. L'appellation « Saint-Charles-de-Drummond » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Saint-Charles-de-Drummond. À la limite est de Drummondville et au sud-ouest de Saint-Cyrille-de-Wendover, on retrouve la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond, dont le territoire de forme irrégulière est tout en longueur. En dépit du fait que la paroisse, érigée canoniquement en 1868, réponde à la dénomination « Saint-Charles-Borromée », l'actuelle appellation de la municipalité, inspirée de celle de la paroisse, remonte seulement aux débuts de 1988. De 1858, date de sa création officielle, à ce moment-là, l'endroit était identifié comme la municipalité des cantons unis de Wendover-et-Simpson. Respectivement proclamées en 1805 et 1802, ces deux entités cantonales portent des appellations qui évoquent des lieux d'Angleterre. Quant à « Saint-Charles », il faut y voir une allusion à saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan (1564), énergique réformateur de l'Église qui démontre un zèle admirable lors de l'épidémie de peste de 1576-1577. Le fait que les citoyens de l'endroit s'identifiaient davantage à « Saint-Charles » et l'existence du bureau de poste de Saint-Charles-de-Drummond depuis 1950 ont entraîné la modification de la dénomination évoquée. Pour ce qui est de « Drummond », ce constituant marque l'appartenance municipale à une circonscription électorale et à une MRC dénommées « Drummond », nom qui rappelle le souvenir de sir Gordon Drummond (1772-1854). Administrateur, de 1813 à 1816, du Haut-Canada puis du Bas-Canada, il confie à Frederic George Heriot (1786-1843), en 1815, la mission d'établir une base militaire sur le territoire occupé présentement par Drummondville qui avoisine Saint-Charles-de-Drummond.

  • Saint-Joachim-de-Courval  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 7 juillet 2004. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval, la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond ainsi que les villes de Drummondville et de Saint-Nicéphore se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Drummondville. L'appellation « Saint-Joachim-de-Courval » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval. Pittoresque localité de la région drummondvilloise, Saint-Joachim-de-Courval est située à moins de 10 km au nord de Drummondville, en aval sur la rive est de la rivière Saint-François. À cause de son sol marécageux et du réseau très touffu de branches et d'arbustes que l'on y retrouve, une portion du territoire a reçu la dénomination « La Savane ». Née d'abord comme paroisse en 1901, détachée de Saint-Elphège, Saint-Zéphirin-de-Courval et Saint-Cyrille-de-Wendover, cette localité accédera au statut de municipalité de paroisse en 1903, lorsque tout le territoire paroissial sera érigé civilement. Puisque la municipalité avait été créée l'année de la mort du pape Léon XIII (1810-1903), on a voulu honorer son saint patron, saint Joachim, car le nom laïque du pontife était Gioacchino (Joachim en italien) Pecci. Quant à « Courval », cet élément souligne que Saint-Joachim-de-Courval repose sur l'emplacement de l'ancienne seigneurie de Courval, concédée par le gouverneur Duquesne et l'intendant Bigot en 1754 à Louis-Pierre Poulin de Courval Cressé (1728-1764), sous-constructeur aux chantiers navals du roi. Voisine de celle de Nicolet, la seigneurie de Courval compte parmi les dernières seigneuries créées sous le Régime français. Vers 1930, la Southern Canada Power Co. avait projeté d'ériger un barrage aux rapides Spicer, mais on ne put le concrétiser, de telle sorte que la compagnie décida de planter un peu partout des conifères qui assurent la beauté des lieux et favorisent la pratique du ski de fond, de la motoneige et de la raquette. L'élevage des ovins compte pour une bonne part de l'économie courvaloise.

  • Saint-Nicéphore  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 7 juillet 2004. En effet, à cette date, les villes de Saint-Nicéphore et de Drummondville, la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond et la municipalité de la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Drummondville. L'appellation « Saint-Nicéphore » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Nicéphore. Immédiatement située au sud-est de Drummondville, entre Wickham et Saint-Lucien, cette ville est baignée par les eaux de la rivière Saint-François qui coule dans la partie nord du territoire. Celui-ci épouse, dans sa partie est, la forme d'un pied ou de la tête d'un canard, selon l'angle de vision de l'observateur, qui prend appui dans l'espace occupé par Saint-Lucien. On peut fixer au milieu du XIXe siècle la formation du noyau de population qui constituera ultérieurement la paroisse de Saint-Nicéphore, concentré autour de la scierie construite par James Henry Watkins (1848-1919). En son honneur, la localité sera identifiée sous la dénomination « Watkins Mills » à ses débuts, nom d'ailleurs porté par le bureau de poste de l'endroit entre 1883 et 1896. En 1904, on demandera l'érection d'une paroisse dans la partie de la paroisse de Saint-Frédéric connue comme le « Wheatland », nom actuel d'un hameau, à l'est de Wickham. La démarche ne connut pas de suite immédiate cependant. Le nom « Saint-Nicéphore », attribué à la paroisse érigée canoniquement en 1916, rappelle que l'abbé Nicéphore Lessard, né en 1879 et mort en 1951, a été chargé d'organiser la mission de Watkins Mills, en 1914. Par ailleurs, il occupait le poste de vicaire à Saint-Frédéric-de-Drummondville (1911-1915) dont a été détaché le territoire constitué en paroisse, de même que de Saint-Pierre-Apôtre-de-Durham. L'abbé Lessard remplira la fonction de curé à Saint-Nicéphore de 1917 à 1923, après avoir desservi la mission en 1915-1916. Saint Nicéphore a par ailleurs vécu de 758 environ à 829 et fut patriarche de Constantinople entre 806 et 815. Cette dénomination, qui fera son apparition officielle dans les procès-verbaux de la municipalité de Wickham pour la première fois en 1918, a été retenue pour la municipalité en 1944 et pour le bureau de poste en 1949. Toutefois, l'entité municipale primitive remontait à 1845 à titre de municipalité du canton de Wickham, abolie en 1847 et érigée à nouveau en 1855. Le nom de ce canton évoque une localité d'Angleterre ou encore l'évêque de Westminster William of Wykeham ou Wickham (vers 1323-1404). En 1999, Saint-Nicéphore voyait son statut de municipalité être changé pour celui de ville. Anciennement, les Nicéphorois s'adonnaient majoritairement à l'agriculture. De nos jours, l'endroit revêt plutôt l'allure d'une banlieue résidentielle de Drummondville où près de 60 % des travailleurs gagnent leur vie. Cependant, la vocation rurale de la municipalité peut encore être estimée à quelque 35 % de la population active.

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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