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Saint-Mathias-sur-Richelieu
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Cette municipalité montérégienne a été implantée dans l'extrémité ouest de la MRC de Rouville, à 4 km au nord de Richelieu et à 40 km de Montréal. Bornée à l'ouest par la rivière Richelieu, ce qui justifie sa dénomination en partie, elle est traversée par la rivière des Hurons. À l'époque de la fondation de la paroisse de L'Immaculée-Conception-de-la-Pointe-à-Olivier en 1739, date de la construction d'une chapelle, le territoire était identifié comme Pointe-à-Olivier, ou Pointe-Olivier depuis environ 1700, désignation populaire ayant eu tendance à persister et qui fait allusion à la pointe qui marque l'embouchure du bassin de Chambly. Le nom de cette entité évoquerait Laurent Périer, dit Olivier qui épouse, en 1690, Marie Besset, fille de l'un des premiers censitaires de la partie est de la seigneurie de Chambly, et qui aurait été propriétaire de ce terrain. Puis, vers 1772, on parle de Saint-Olivier, appellation qui avait l'avantage d'évoquer monseigneur Jean-Olivier Briand, évêque de Québec (1766-1784) au moment de la mise en chantier de l'église paroissiale, tout comme elle reprenait en partie la dénomination originelle. Le peu de dévotion qui animait les paroissiens à l'endroit de saint Olivier entraîne, en 1809, le remplacement de cet hagionyme par Saint-Mathias, choix de monseigneur Plessis, suivant Hormisdas Magnan, en l'honneur de l'apôtre du Ier siècle qui succédera à Judas après l'Ascension du Christ. Il aurait évangélisé la Cappadoce. Ainsi, en 1830, lors de l'érection canonique de la paroisse, détachée de Saint-Joseph-de-Chambly, l'appellation s'était-elle bien implantée, comme en fait foi le nom du bureau de poste à compter de 1828, Saint-Mathias, qui supplante celui de Pointe-Olivier (1826-1828). Sur le plan municipal, la municipalité de Saint-Mathias-de-Chambly voit le jour en 1845 et rappelle sa localisation dans la seigneurie de Chambly, concédée en 1672 à Jacques de Chambly, qui mourra en 1687. Militaire au régiment de Carignan-Salières lors de sa venue au Canada en 1665, il occupera entre autres fonctions celle de gouverneur de la Grenade (1679). Abolie en 1847, cette municipalité se verra substituer celle de Saint-Mathias en 1855, que les Mathiassois transforment en Saint-Mathias-sur-Richelieu en 1988. On relève, au cours de l'histoire locale, les dénominations ponctuelles de Chambly-Est, allusion à la seigneurie dans laquelle le territoire était enclos, et de Saint-Mathias-de-Rouville, cette dernière tirée du comté, puis de la division de recensement dans lesquels la municipalité a été enclose tour à tour. Voir : Richelieu, Rivière.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1991-06-07

Spécifique Saint-Mathias-sur-Richelieu

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Rouville

Municipalité Saint-Mathias-sur-Richelieu (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 55065

Longitude ouest     Latitude nord 73° 16' 00" 45° 28' 00"

Coordonnées décimales -73.26666, 45.46667

Carte topographique 1/50 000 31H/06

Carte topographique 1/20 000 31H/06-0201

Anciens noms

  • Saint-Mathias  (Municipalité de paroisse)

  • Saint-Mathias-sur-Richelieu  (Municipalité de paroisse)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

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