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Nord-du-Québec
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La province de Québec s'étend jusqu'aux rives de la baie d'Hudson et du détroit d'Hudson depuis 1912, année où lui fut rattaché le district d'Ungava, qui est une partie de la vaste péninsule du Labrador dont Terre-Neuve se verra attribuer une section en 1927. Dès le mois de novembre 1912, une loi de la Législature québécoise accordait le nom Territoire du Nouveau-Québec à tout l'espace continental situé au nord du 53e degré de latitude, à l'exception de la partie du Labrador alors reconnue à Terre-Neuve. Retenu pour désigner la région administrative en 1966, le toponyme Nouveau-Québec a cédé la place à Nord-du-Québec en 1987. S'étalant sur près de 14 degrés de latitude, au nord du 49e parallèle, la région couvre 782 027 km², c'est-à-dire un peu plus de la moitié de la superficie totale de la province. En 1991, la population ne dépassait cependant pas 36 310 habitants dont près du tiers habitait la ville de Chibougamau. Établis principalement sur le pourtour de la baie et de la péninsule d'Ungava, vivent environ 5 000 Inuits répartis dans quatorze villages. Pour leur part, les quelque 9 000 Cris forment huit villages localisés sur le pourtour de la baie d'Hudson et de la baie James ainsi que près du lac Mistassini. Les Naskapis et les Montagnais, enfin, forment deux villages de quelques centaines d'habitants situés près de Schefferville. Le reste de la population habite surtout les villes de Chapais, de Lebel-sur-Quévillon et de Matagami. C'est d'ailleurs dans cette dernière ville que se trouve le siège de la municipalité de Baie-James qui, avec ses 333 000 km², est sans doute le plus vaste territoire municipal au monde et recouvre l'ensemble des lieux où ont été réalisés les travaux du complexe hydroélectrique de La Grande. Entièrement comprise dans le Bouclier canadien, la région connaît les rigueurs des climats nordiques et la végétation, forestière dans sa partie méridionale, se résume à la toundra dans le Grand-Nord proprement dit où le nombre de jours sans gel ne dépasse pas la vingtaine annuellement. Les richesses minières du sous-sol sont, depuis la fermeture des mines de fer de Schefferville, exploitées essentiellement dans l'axe qui s'étend de Chibougamau jusqu'aux confins nord de l'Abitibi. Le Nord-du-Québec recèle un potentiel hydroélectrique pouvant dépasser 30 000 MW mais dont un peu plus du tiers seulement est présentement exploité, essentiellement dans le bassin de la baie James. Les tributaires de la baie d'Hudson et ceux de la baie d'Ungava n'ont pas été mis en valeur jusqu'ici. Voir : Québec (ville).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1994-03-31

Spécifique Nord-du-Québec

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Région administrative

Région administrative Nord-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Baie-d'Hudson (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 99904

Longitude ouest     Latitude nord 74° 25' 00" 56° 10' 00"

Coordonnées décimales -74.41666, 56.16666

Carte topographique 1/50 000 34B/01

Carte topographique 1/20 000 34B/01-0201

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

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