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Asbestos
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Origine et signification La nouvelle ville d'Asbestos a été créée le 8 décembre 1999. Elle est issue du regroupement de la ville d'Asbestos et de la municipalité de Trois-Lacs. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville d'Asbestos; nous vous invitons à consulter aussi la rubrique de l'ancienne municipalité de Trois-Lacs. La première attestation connue du toponyme Asbestos remonte à 1884, date à laquelle il a été attribué à un bureau de poste nouvellement créé avant d'être transféré à la municipalité de village située à environ 50 km de Sherbrooke et érigée en 1899, laquelle devait obtenir son statut de ville en 1939. Le nom choisi par des propriétaires de mines d'amiante, et duquel on a tiré le gentilé Asbestrien, souligne l'importante ressource locale que constitue l'amiante. En effet, dès 1879, Evan William, un prospecteur, découvre l'existence de la fibre d'amiante sur les terres de Charles Webb. Sa mise en exploitation, par la compagnie Canadian Johns-Manville, remonte à 1881. Le puits minier qui en a résulté s'étend présentement sur près de 6 km² et sa profondeur atteint 350 m, ce qui en fait la plus grande mine d'amiante à ciel ouvert du monde. Cet important gisement a valu à Asbestos le titre de Capitale de l'amiante. Asbestos est un mot anglais dérivé du grec et signifiant incombustible. Rigoureusement parlant, asbestos se traduit par asbeste, qui est le minéral proprement dit, alors qu'amiante désigne le minerai. On en distingue deux types : l'amiante de serpentine, généralement appelée chrysotile (c'est la variété exploitée au Québec), et l'amiante d'amphibole ou asbeste. Au cours des dernières années, la fibre d'amiante, malgré son extraordinaire propriété de résister à la chaleur, a connu d'importants problèmes en raison de la maladie qu'elle provoque chez les mineurs, l'amiantose, variété d'affection pulmonaire. Ces difficultés, combinées à une baisse de la demande mondiale, ont contribué au ralentissement de la production.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-01-20

Spécifique Asbestos

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Estrie

Municipalité régionale de comté (MRC) Asbestos

Municipalité Asbestos (Ville)

Code géographique de la municipalité 40043

Longitude ouest     Latitude nord 71° 56' 00" 45° 46' 00"

Coordonnées décimales -71.93333, 45.76667

Carte topographique 1/50 000 21E/13

Carte topographique 1/20 000 21E/13-0101

Ancien nom

  • Trois-Lacs  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 8 décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité de Trois-Lacs et la ville d'Asbestos se regroupaient pour constituer la nouvelle ville d'Asbestos. L'appellation Trois-Lacs a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Trois-Lacs. À quelques kilomètres au nord-est d'Asbestos, en Estrie, on retrouve cette modeste municipalité dont la superficie couvre un peu moins de 4 km², au sud-est de Tingwick, dans la partie ouest de la MRC d'Asbestos. La rivière Nicolet Sud-Ouest traverse le territoire dans sa section ouest. Identifiée d'abord sous la dénomination de Larochelle lorsqu'elle fut détachée de Tingwick en 1950, cette municipalité recevra celle de Trois-Lacs en 1961. Le bureau de poste local créé en 1960 sous l'appellation Larochelle prendra celle de Trois-Lacs en 1961, bien qu'il n'ait pas été rouvert à compter de ce moment. La dénomination municipale a été tirée de celle d'un plan d'eau majeur du territoire identifié comme Les Trois Lacs. Il s'agit d'une étendue d'eau répartie en trois unités connues dans l'usage local comme Le Premier Lac (nord-ouest), Le Deuxième Lac (nord-est) et Le Troisième Lac (sud-est). Cette entité figure sur une carte de Joseph Bouchette en 1831, sous la forme de Richmond Lake, modifiée ultérieurement en Three Lakes, The Three et The Three Sisters. Quant à l'appellation primitive de Larochelle, elle pourrait faire allusion à un gros rocher qui avance dans l'un des trois lacs. Il y a peu, l'endroit servait de lieu de villégiature, la population estivale quadruplant celle qui y réside à l'année.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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