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Saint-Jérôme
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville de Saint-Jérôme a été créée le 1er janvier 2002. Elle est issue du regroupement des villes de Bellefeuille, de Lafontaine, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Jérôme; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes villes. La situation géographique de cette municipalité érigée sur les bords de la rivière du Nord, entre Bellefeuille et Saint-Antoine dans les Laurentides, ainsi que sa vocation historique lui ont valu les titres mérités de Seuil, Portique et Capitale des Laurentides et surtout celui de Reine du Nord. Bien qu'une chapelle soit érigée en 1821, l'essor du peuplement est marqué par l'arrivée d'Irlandais et d'Écossais vers 1835. Le premier curé, en 1837, est un prêtre d'origine irlandaise, Étienne Blyth. Fondée en 1832, la paroisse de Saint-Jérôme-de-la-Rivière-du-Nord fera l'objet d'une érection canonique en 1834 et civile en 1856. Sa dénomination passera directement à la municipalité de paroisse créée en 1845 et abolie en 1847. Tout commme le bureau de poste ouvert en 1845, la municipalité de village instaurée en 1856 portera le nom abrégé de Saint-Jérôme, maintenu en 1881 lors de l'obtention du statut de ville. Entre 1845 et 1857, le territoire municipal subira de nombreuses amputations, notamment pour la création de Saint-Janvier-de-Blainville et de Saint-Sauveur. Celui qui jouera un rôle déterminant dans le destin des Jérômiens est le célèbre curé Antoine Labelle (1833-1891), qui, à compter de 1868, accorde un rôle primordial à la paroisse dans la colonisation du Nord et obtiendra l'établissement du transport ferroviaire entre Montréal et Saint-Jérôme en 1876. Au début du XIXe siècle, l'endroit répondait à l'appellation Dumontville, en l'honneur de Nicolas-Eustache ou Nicolas Lambert Dumont (1767-1835), seigneur des Mille-Îles, qui fait don de l'emplacement sur lequel l'église sera construite. Quant à Saint-Jérôme, qui évoque le docteur de l'Église (vers 347-420) dont l'œuvre écrite est considérable et dont la renommée est tributaire de la traduction latine de la Bible, la Vulgate, reconnue par l'Église catholique, cette appellation se voudrait un hommage à Jérôme de Longpré, pionnier, qui n'était toutefois âgé que de 6 ans lorsque le nom de la paroisse a été retenu. Carrefour régional de services et d'industries, chef-lieu de la région de Terrebonne, siège de la plus ancienne fabrique de papier fin du pays, Saint-Jérôme doit son statut de capitale régionale au dynamisme et à l'esprit d'initiative de ses citoyens, les Jérômiens. Cette ville est jumelée avec Moose Jaw en Saskatchewan.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Saint-Jérôme

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) La Rivière-du-Nord

Municipalité Saint-Jérôme (Ville)

Code géographique de la municipalité 75017

Longitude ouest     Latitude nord 74° 00' 00" 45° 47' 00"

Coordonnées décimales -74, 45.78333

Carte topographique 1/50 000 31G/16

Carte topographique 1/20 000 31G/16-0101

Anciens noms

  • Bellefeuille  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Bellefeuille, de Lafontaine, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation Bellefeuille a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Bellefeuille. Localité résidentielle en banlieue de Saint-Jérôme, autrefois agricole, la ville de Bellefeuille a d'abord été érigée comme municipalité de Saint-Jérôme-de-la-Rivière-du-Nord en 1845, puis comme municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme en 1855 et comme municipalité de la paroisse de Bellefeuille en 1966 avant de prendre son statut actuel de ville en 1997. Peuplés vers les années 1830, les lieux rappellent Eustache-Antoine Lefebvre de Bellefeuille, de Saint-Eustache, à qui on a concédé un fief en augmentation de la seigneurie des Mille-Îles en 1862, territoire où résident aujourd'hui les Bellefeuillois.

  • Lafontaine  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Lafontaine, de Bellefeuille, de Saint-Antoine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation La Fontaine, qui a été préférée à celle de Lafontaine parce qu'elle respecte la graphie du nom de la personne honorée (Louis-Hippolyte La Fontaine), identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville de Lafontaine. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire cette ancienne ville. Les premiers citoyens de cette localité, fondée en 1796 avec la concession des terres au Cordon, mais véritablement colonisée vers 1820, provenaient pour la plupart de Terrebonne, de Sainte-Thérèse, de Saint-Eustache et de Sainte-Anne-des-Plaines, car elle faisait partie, avant sa création en tant que municipalité de village en 1958, du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme. Anciennement connu comme Le Cordon, du nom de la ligne qui marquait la limite des seigneuries de Terrebonne et des Mille-Îles, l'endroit a reçu le nom de Lafontaine en souvenir de Louis-Hippolyte Ménard, dit LaFontaine ou La Fontaine (1807-1864), avocat, député, homme d'État. Journaliste, il collabore d'abord au journal La Minerve avec ses amis Ludger Duvernay et Augustin-Norbert Morin. Député de la circonscription électorale de Terrebonne en 1830, 1834 et 1844 – Le Cordon, qui identifiait également le bureau de poste entre 1914 et 1928, s'y trouvait –, il est reconnu comme l'un des plus importants porte-parole du Parti patriote jusqu'au début de l'Insurrection de 1837. Il continuera toutefois à soutenir les intérêts des Canadiens français tout en apportant son concours à certains réformistes du Haut-Canada, tout particulièrement à Francis Hincks. On retrouve les Lafontainois à la limite nord de Saint-Jérôme, près de Sainte-Sophie dans les Laurentides sur la rive est de la rivière du Nord. D'abord territoire agricole, cette ville est aujourd'hui dans la banlieue de Saint-Jérôme et l'environnement y est mi-rural, mi-urbain.

  • Saint-Antoine  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Antoine, de Bellefeuille, de Lafontaine et de Saint-Jérôme se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Jérôme. L'appellation Saint-Antoine a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Antoine. Ville résidentielle à la porte des Laurentides, au nord-ouest de Montréal, en banlieue sud de Saint-Jérôme, Saint-Antoine a d'abord existé, sous le nom de Saint-Antoine-des-Laurentides, comme paroisse à compter de 1940. Par la suite, elle devait devenir une municipalité de village sous le même nom, officiellement établie en 1956. À l'occasion de la modification du statut municipal en celui de ville, en 1967, l'appellation devait être abrégée en Saint-Antoine, éliminant la précision régionale Laurentides, nom créé par l'historien François-Xavier Garneau en 1845. Cette dénomination honore la mémoire d'Antoine Labelle (1833-1891), familièrement identifié comme le curé Labelle, qui a mis son ardeur et son enthousiasme au service de la colonisation dans les Pays-d'en-Haut. Son action sur l'ensemble du comté de Labelle lui a valu le surnom mérité de Roi du Nord. Jadis identifiés comme des Laurentiens, à l'époque où la municipalité s'appelait encore Saint-Antoine-des-Laurentides, les citoyens sont devenus depuis des Antoniens, gentilé établi à partir de la transposition latine d'Antoine, Antonius. Voir : Labelle (municipalité).

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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