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Vallée du Richelieu

Origine et signification Émissaire du lac Champlain situé à la frontière des États-Unis, la rivière Richelieu coule vers le nord sur environ 130 km jusqu'à son embouchure dans le Saint-Laurent, à Sorel, 60 km en aval de l'île de Montréal. La faible altitude de la plaine fertile qu'elle arrose, tant vers le Saint-Laurent, à l'ouest, que vers la Yamaska, à l'est, favorise moins le tracé d'une limite naturelle rigoureuse à la vallée qu'une ligne plutôt floue. Tout au long du cours d'eau, s'échelonnent, du nord au sud, seize seigneuries concédées de 1672 à 1743; et l'espace délimité par le contour seigneurial comprend la plus grande partie des bassins des petites rivières et des ruisseaux qui affluent au Richelieu. À cause de sa situation stratégique dans le prolongement de l'axe fluvial Montréal-New York, constitué par le lac Champlain, le lac George et l'Hudson, la vallée du Richelieu fut d'abord, au XVIIe siècle, le théâtre d'affrontements entre les Algonquins de l'Outaouais et les Agniers de la rivière Mohawk, dans l'État de New York, deux nations ennemies qui se disputaient la mainmise sur le cours du Saint-Laurent, en aval de Montréal. La vallée du Richelieu a également servi, par la suite, de voie d'invasion utilisée par les Anglais contre la Nouvelle-France durant la guerre de Sept Ans, puis par les Américains en 1775, et de 1812 à 1814, contre le Canada. Voilà pourquoi le couloir fluvial Sorel-New York fut jalonné de forts français et anglais jusqu'à Albany, au sud de la rivière Mohawk. Dans la vallée du Richelieu, des six forts français construits aux XVIIe et XVIIIe siècles, soit les forts Richelieu, Chambly, Saint-Jean, de l'Assomption, Sainte-Thérèse et de l'Île-aux-Noix, seul reste debout, après restauration, le fort Chambly, construit en 1710. Quant au fort de l'Île-aux-Noix, constitué d'ouvrages militaires plus ou moins temporaires élevés en 1759, il n'existe plus, mais son site fut utilisé pour construire le fort Lennox entre 1819 et 1829, fait d'un ensemble de bâtiments restaurés et ouverts au public. La vallée du Richelieu fut également le siège de combats sanglants entre les Patriotes et l'armée anglaise, durant la Rébellion de 1837-1838, à Saint-Denis et à Saint-Charles.Depuis l'ouverture du canal de Chambly en 1843, la vallée est devenue une importante voie commerciale vers les ports de la Nouvelle-Angleterre. De nos jours, elle vit de l'agriculture, de l'industrie manufacturière et du tourisme.S'il a fallu attendre le milieu du XIXe siècle pour que le toponyme Rivière Richelieu – qui remonte toutefois au XVIIe siècle – s'implante, à plus forte raison en fut-il ainsi du générique Vallée, timidement apparu dans un document, en langue anglaise, intitulé Valley of Richelieu, publié en 1873 par John Lespérance, puis dans le titre d'un manuscrit de la fin du XIXe siècle rédigé par Isidore Desnoyers, intitulé Histoire des paroisses de la vallée du Richelieu et conservé au diocèse de Saint-Hyacinthe. L'expression, plus utilisée depuis un bon demi-siècle, est officielle depuis 1984.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1984-10-04

Spécifique Richelieu

Générique (avec ou sans particules de liaison) Vallée du

Type d'entité Vallée

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Pierre-De Saurel

Municipalité Sorel-Tracy (Ville)

Code géographique de la municipalité 53052

Latitude nord     Longitude ouest 45° 26' 58" 73° 16' 02"

Coordonnées décimales -73.26722      45.44944

Carte topographique 1/50 000 31H/06

Carte topographique 1/20 000 31H/06-0201

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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