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Magog

Origine et signification La nouvelle ville de Magog a été créée le 9 octobre 2002. Elle est issue du regroupement de la ville de Magog, de la municipalité du canton de Magog et de la municipalité du village d'Omerville. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Magog; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des deux autres anciennes municipalités. À 124 km au sud-est de Montréal et à 26 km au sud-ouest de Sherbrooke, on retrouve la ville de Magog, à la sortie de l'important lac Memphrémagog. L'origine de ce nom fait couler beaucoup d'encre. Récemment on a avancé l'hypothèse qu'il faudrait remonter aux personnages mythiques Gog et Magog, survivants d'une race de géants, descendants des 33 sorcières, filles de Dioclès. Brutus le Troyen, héros légendaire, après avoir pris l'ancienne Londinium, aujourd'hui Londres, la fonde sous le nom de Nouvelle-Troye et fait de Gog et Magog les gardiens des portes de la ville. Les Loyalistes fondateurs auraient conservé ces noms de Gog et Magog soudés en un seul élément, en raison de sa ressemblance phonique avec Memphrémagog. Plusieurs mettent en doute cette acrobatie étymologique et estiment qu'il faut chercher dans la Bible la clé de l'énigme, car Gog et Magog y représentent une sorte de puissance adverse qui doit se manifester avant la fin des temps. Dans la Genèse, ou peut même croire que Magog est une ancienne ville d'Arménie. Suivant la version la plus généralement admise cependant, il s'agirait de la forme abrégée par troncation du toponyme Memphrémagog, explication qui concorde avec la position géographique des lieux. Les Abénaquis évoquent enfin la possibilité que le toponyme puisse provenir des mots namagok ou namagwôttik qui signifieraient lac où il y a de la truite saumonée, de namagw, truite saumonée et du locatif ek. Magog, dont le nom reprend celui du canton homonyme établi en 1849, a été officiellement créée comme municipalité de village en 1888, obtenant son statut actuel moins de deux années plus tard. Toutefois, entre 1800 et 1855, l'endroit portait l'appellation d'Outlet, décharge. C'est en effet à Magog que les eaux du lac Memphrémagog se déversent, par la rivière Magog, vers le lac Magog puis la rivière Saint-François. D'ailleurs, la paroisse de Saint-Patrice-de-Magog, fondée en 1861, était connue à l'époque sous l'appellation de Saint-Patrice-d'Outlet. Par la suite, vers 1856, on peut relever à quelques reprises le toponyme Wool Factory, éminemment transparent. Les Magogois s'adonnent principalement à des activités de nature industrielle ou commerciale comme le textile, l'alimentation, l'imprimerie. La MRC de Memphrémagog a établi son siège administratif à cet endroit. La beauté des lieux, notamment la proximité de l'immense lac Memphrémagog enchâssé dans un décor somptueux de montagnes qui se prolongent en direction de la frontière américaine, de même que la présence, à l'extrémité nord du lac, d'une station balnéaire réputée, a valu à Magog le surnom évocateur d'Écrin de l'Estrie. Depuis quelques années, un protocole d'amitié lie Magog à la ville française de Montgeron.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-11-26

Spécifique Magog

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Estrie

Municipalité régionale de comté (MRC) Memphrémagog

Municipalité Magog (Ville)

Code géographique de la municipalité 45072

Latitude nord     Longitude ouest 45° 16' 00" 72° 09' 00"

Coordonnées décimales -72.15      45.26667

Carte topographique 1/50 000 31H/08

Carte topographique 1/20 000 31H/08-0102

Anciens noms

  • Magog  (Municipalité de canton)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 9 octobre 2002. En effet, à cette date, la municipalité du canton de Magog, la ville de Magog et la municipalité du village d'Omerville se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Magog. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du canton de Magog. C'est en 1855 qu'était établie officiellement une municipalité à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Sherbrooke, entre Orford et Stanstead. Cette appellation, également attribuée au bureau de poste en 1851, provient du canton où elle se trouve. L'année 1861 verra l'implantation de la paroisse de Saint-Patrice-de-Magog. Baignée, tout comme la ville de Magog, par le lac Memphrémagog, cette municipalité profite largement des retombées économiques produites par la station balnéaire exploitée sur ses rives. D'ailleurs la proximité de lacs, de rivières, de montagnes et de vallées contribue à doter l'endroit d'un haut potentiel de développement récréatif et touristique. De vocation davantage agricole, la municipalité de canton demeure en quelque sorte le berceau du territoire magogois puisque les premiers colons irlandais s'y sont installés à compter de 1799, précédés par le capitaine Ebenezer Hovey, originaire du Vermont, qui s'établit en 1793 sur le côté est du lac. Il formera avec Henry Cull (1753-1833) une association de 33 membres qui obtient en 1803 une concession de 23 000 acres dans le canton de Hatley.

  • Omerville  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 9 octobre 2002. En effet, à cette date, la municipalité du village d'Omerville, la ville de Magog et la municipalité du canton de Magog se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Magog. L'appellation Omerville a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village d'Omerville. Comme dans plusieurs autres cas au Québec, on a retenu le nom d'un pionnier pour identifier cette municipalité de village de l'Estrie, ainsi que ses citoyens, les Omervillois. Exerçant le métier de boucher à Magog, Omer Gaudreau s'installe en 1932 sur une ferme qui fait maintenant partie du village. Vers 1945, il lotit sa propriété foncière et contribue ainsi à la naissance d'un village dont il deviendra le premier maire, poste qu'il occupera pendant huit ans. Il meurt en 1969. La paroisse de Saint-Jude voit le jour en 1949 et est pendant quelque temps surnommée Saint-Jude-de-Timerville, alors que le bureau de poste local, ouvert en 1950, portera le nom d'Omerville jusqu'en 1974. La localité, bornée à l'est et à l'ouest par la municipalité du canton de Magog, et au sud par la ville du même nom, dans le canton homonyme, lui doit en quelque sorte son existence puisque le territoire d'Omerville en a été détaché en 1952. Modeste par ses dimensions, à peine 6 km², la municipalité profite de la proximité du lac Memphrémagog, de même que de celle des villes de Magog, au sud-ouest, et de Sherbrooke, au nord-est. Ce territoire qui est une enclave dans la municipalité du canton de Magog prolonge celui de la ville de Magog dont il est, en pratique, une sorte de quartier résidentiel. En effet, les gens d'Omerville, qui ne disposent pas d'industries localement, travaillent massivement à Magog et dans les alentours. La présence de l'autoroute des Cantons-de-l'Est et de l'autoroute Transquébécoise, qui ont leur point de jonction sur le territoire d'Omerville, devrait permettre à la municipalité de se développer du point de vue industriel, dans un avenir prochain. Il existe par ailleurs deux municipalités, au Québec, qui portent le nom de Saint-Omer, proche de celui d'Omerville : l'une se situe dans L'Islet, l'autre dans Bonaventure.

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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