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Chandler
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Le 27 juin 2001, les municipalités de Newport, de Pabos, de Pabos Mills et de Saint-François-de-Pabos ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos; le 4 mai 2002, ce dernier était changé pour celui de Chandler. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Chandler; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. À l'origine, la ville de Chandler (1958), d'abord identifiée comme la municipalité du village de Chandler (1916), appartenait au territoire de l'ancien établissement de Pabos et était connue sous le nom de Portage-du-Grand-Pabos, forme en partie retenue pour le bureau de poste dénommé Grand-Pabos-Centre entre 1910 et 1913. La dénomination Grand-Pabos fut également en usage dans les temps anciens et une tentative de la substituer à Chandler, à la fin des années trente, échoua en raison de la résistance de la population. C'est monseigneur François-Xavier Ross qui avait été l'initiateur de ce projet. Cette ville, à présent caractérisée par un port de mer d'importance et une industrie papetière d'ampleur notable, se situe à l'entrée nord de la baie des Chaleurs, entre Pabos et Newport, en bordure d'une superbe plage sablonneuse. Les Chandlerois sont redevables de leur gentilé à Percy Milton Chandler, un Philadelphien avec qui Julien-Édouard-Alfred Dubuc (1871-1947) de Chicoutimi a créé à cet endroit une pulperie importante en 1912, à l'entrée de la rivière du Grand Pabos. Chandler a été le premier président de la compagnie St. Lawrence Pulp and Lumber Corp. Chandler a tissé des liens amicaux avec la ville de Summerside sur l'Île-du-Prince-Édouard. Voir : Pabos (municipalité).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-06-11

Spécifique Chandler

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Rocher-Percé

Municipalité Chandler (Ville)

Code géographique de la municipalité 02028

Longitude ouest     Latitude nord 64° 41' 00" 48° 21' 00"

Coordonnées décimales -64.68333, 48.35

Carte topographique 1/50 000 22A/07

Carte topographique 1/20 000 22A/07-0102

Anciens noms

  • Newport  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 juin 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Newport, de Pabos, de Pabos Mills et de Saint-François-de-Pabos ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos, lequel sera changé pour celui de Chandler, le 4 mai 2002. L'appellation Newport a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Newport. Établie officiellement pour une première fois en 1845, abolie en 1847 et rétablie en 1855, à quelque 60 kilomètres au sud-ouest de Percé, près de Chandler sur la baie des Chaleurs, la municipalité de Newport tire son nom de celui du canton proclamé en 1840 dans lequel elle se situe. La dénomination, que l'on prétend avoir été retenue par des Loyalistes qui s'y sont installés au début du XIXe siècle, célébrerait la mémoire d'un navigateur anglais, membre des expéditions menées par sir Walter Raleigh (1552-1618), dont l'une visait à fonder un établissement en Virginie en 1606, ce qui a permis au patronyme d'essaimer chez nos voisins du Sud, notamment dans le Kentucky et possiblement dans le Rhode Island où l'on relève des Newport. Peut-être les Loyalistes ont-ils simplement voulu rappeler un endroit d'où ils venaient. On peut croire aussi, par contre, que le nom a été choisi simplement en raison des lieux eux-mêmes, site portuaire pour la pêche. La population anglophone locale ne pouvait évidemment que bien apprécier l'appellation chargée de réminiscences variées. Anciennement, les lieux répondaient à l'appellation de Pointe-au-Genièvre ou Pointe-à-Geniève, en raison du grand nombre de genévriers, arbrisseaux à feuilles épineuses, qui poussaient sur la pointe de Newport. Les Newportais tirent principalement leur subsistance de la pêche commerciale qu'ils pratiquent sur une échelle industrielle, Newport – anciennement orthographiée New Port en deux mots – formant avec Grande-Rivière, plus à l'est, les deux havres les plus actifs sous cet aspect. De magnifiques plages se prêtent bien aux activités de plein air tels la baignade, le ski nautique, le canotage, la planche à voile, etc.

  • Pabos  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 juin 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Pabos, de Newport, de Pabos Mills et de Saint-François-de-Pabos ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos, lequel sera changé pour celui de Chandler, le 4 mai 2002. L'appellation Pabos a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Pabos. L'un des plus anciens endroits fréquentés de la côte gaspésienne, entre Grande-Rivière et Newport, la localité de Pabos, dont le nom est prononcé localement [pabô] et parfois [pabosse], ne semble pas avoir été connue comme désignation avant le milieu du XVIIIe siècle. Il faut de plus considérer comme erronée la référence relevée dans maintes sources selon laquelle cette appellation figurerait, sous la forme Paboc, sur une carte attribuée à un certain Jean Denys (1506 ou 1508). Il s'agit d'une pure légende. En outre, aucune mention de ce toponyme n'est signalée par Nicolas Denys, seigneur des lieux, dans sa Description géographique et historique des costes de l'Amérique septentrionale (1672) qui, pourtant, au chapitre IX signale tous les noms de lieux importants de la baie des Chaleurs. La forme Pabo, appliquée à la rivière du Grand Pabo, figure dans l'acte de concession du territoire à René Hubert en 1696, ce dernier occupant la fonction de huissier du Conseil supérieur de la Nouvelle-France. La graphie Pabok apparaît cependant dès 1753 dans le Registre des baptêmes, mariages et enterrements des Églises paroissiales de Ste Famille de Pabok, de la Baie des Chaleurs, de Grande Rivière et autres lieux habités de la Gaspésie depuis Echedoik jusqu'à Kamouraska (Archives publiques du Canada). Le lieu habité aurait été identifié sous la forme Pabeau dans un Mémoire sur les limites de la Nouvelle-France (1758), publié en 1924 : « Toute la baye des chaleurs, le fond de lade Baye[...] Port Daniel, Pabeau, la Grande Riviere, Bonaventure[...] ». La carte de l'Anglais Jefferys, datée de 1775, indique Pas-bos, tandis que la Description topographique de la province du Bas Canada de Joseph Bouchette (1815) consigne la forme actuelle Pabos. Le peuplement débute à cet endroit vers 1729 et les pionniers verront leur territoire détruit lorsqu'une partie de l'armée du général Wolfe y mouillera en 1758. La paroisse de Sainte-Adélaïde-de-Pabos – nom du bureau de poste entre 1879 et 1967 –, érigée canoniquement en 1860, fait partie des quatorze premières paroisses gaspésiennes créées. Lors de l'érection de la municipalité de Pabos en 1876, celle-ci constitue déjà le chef-lieu civil et religieux de la Gaspésie. Son territoire a été formé à la suite de la division de la municipalité de Newport en deux entités municipales distinctes : Newport et Pabos. Le nom de lieu Pabos, anciennement Grand-Pabos, a suscité maintes tentatives d'explication, dont voici les plus connues. La moins farfelue, avancée par le père Pacifique, veut qu'il s'agisse d'un mot micmac, papôg, eaux tranquilles, évoquant la baie de Pabos. D'autres comme James White estiment qu'il faut y voir un nom basque, car les Basques s'y seraient jadis établis ou encore, selon Joseph-Edmond Roy, un mot espagnol signifiant dindon ou bien peau tendre, sorte de jouet d'enfant apparenté à un petit tambour, comme le soutient l'abbé E.-A. Chouinard, curé de Paspébiac. On a estimé, comme monseigneur Bossé, ancien curé de Pabos, qu'il pouvait s'agir d'un lieu de France, fief du premier seigneur. Enfin, on a avancé, à tort, le nom du port d'Espagne, Palos, d'où Christophe Colomb est parti à la conquête de l'Amérique, confondant Palos et Pabos. La graphie Pabeau incite à penser qu'il pourrait s'agir de pas, au sens de passage (cf. Pas-de-Calais, Le Pas, au Canada), auquel on aurait adjoint beau, transformé plus tard en bos, pour signifier que l'on désirait évoquer un beau passage.

  • Pabos Mills  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 juin 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Pabos Mills, de Newport, de Pabos et de Saint-François-de-Pabos ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos, lequel sera changé pour celui de Chandler, le 4 mai 2002. Le nom Pabos Mills a toutefois été préservé et il identifie maintenant un village correspond au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Pabos Mills. Petit territoire coincé entre Chandler à l'est et Newport à l'ouest, Pabos Mills doit son existence à Newport et à Pabos dont il a été détaché en 1952, pour former une municipalité autonome. La paroisse de Saint-François-d'Assise, qui a suscité la dénomination courante Saint-François-de-Pabos, avait été érigée canoniquement en 1950. De forme irrégulière, cet espace est orienté nord-sud et la baie du Grand Pabos y pratique une vaste échancrure. Le constituant Pabos a été repris de la forme ancienne qui sert à identifier le territoire de Pabos dès le milieu du XVIIIe siècle. L'élément Mills souligne la présence de quelques moulins à bois autrefois. La forme dénominative Pabos Mills a été enchâssée dans le nom du bureau de poste en 1908. Les Pabosmillois, qui transposent verbalement ainsi le nom municipal : [pabomil(z)], vivent surtout de l'activité touristique qui anime leur localité au cours de la belle saison.

  • Saint-François-de-Pabos  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 juin 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Saint-François-de-Pabos, de Newport, de Pabos et de Pabos Mills ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos, lequel sera changé pour celui de Chandler, le 4 mai 2002. L'appellation Saint-François-de-Pabos a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Saint-François-de-Pabos. Saint-François-de-Pabos occupe une superficie de près de 45 km² dans la partie sud de la MRC de Pabok, à environ 30 km au sud-ouest de Percé en Gaspésie. Son territoire est circonscrit par Pabos, Chandler et Grande-Rivière. La rivière du Petit Pabos coule au centre de cette étendue située à proximité de la baie des Chaleurs. L'élément Saint-François pourrait trouver son origine au XVIIIe siècle, quoiqu'il s'agisse seulement d'une hypothèse. Le seigneur de Grand-Pabos en 1729, Pierre Lefebvre de Bellefeuille, s'était porté acquéreur d'un fief jusque-là propriété de René Hubert. Il semble n'avoir jamais habité sa seigneurie et c'est son frère, Jean-François, qui a vécu de 1670 jusque vers 1744, qui en devient seigneur de manière effective. Entouré de ses fils Georges et François (1708-1780), Jean-François Lefebvre de Bellefeuille a développé une pêcherie de morue sèche florissante à cet endroit. On a peut-être voulu rappeler le père ou le fils lors de la création de Saint-François-de-Pabos en sanctifiant leur prénom commun suivant une coutume fort répandue au Québec. Toutefois, le constituant Pabos souligne clairement que la municipalité a été détachée de celle de Pabos en 1929. L'économie locale s'alimente principalement aux domaines de la pêche et du travail forestier. Voir : Pabos. (municipalité).

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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