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Cap-Chat
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Origine et signification La nouvelle ville de Cap-Chat a été créée le 15 mars 2000. Elle est issue du regroupement de la ville de Cap-Chat et de la municipalité de Capucins. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Cap-Chat; nous vous invitons à consulter aussi la rubrique de l'ancienne municipalité de Capucins. Le canton de Cap-Chat, proclamé en 1842, est à l'origine de la dénomination de la ville de Cap-Chat (1968), celle-ci ayant successivement été identifiée comme la municipalité de la paroisse de « Saint-Norbert-du-Cap-Chat » (1845), « Saint-Norbert-du-Cap-Chatte » (1885), à nouveau « Saint-Norbert-du-Cap-Chat » (1957) qui fusionnera à la municipalité du village de Cap-Chat (1926). Pour sa part, Stanislas Drapeau dans son ouvrage sur la colonisation du Bas-Canada, paru en 1863, parle de « Saint-Norbert (Cap-Chattes) ». Cette municipalité de la Gaspésie, où une mission était établie en 1815, devrait son nom, selon l'opinion la plus répandue, à un rocher en forme de chat à demi accroupi situé tout près de la ville et que l'on distingue à plusieurs dizaines de kilomètres de Cap-Chat. Le relevé sur une carte du père Ducreux datant de 1660 de l'indication « Promontorium Felis », promontoire du chat, à la hauteur de Cap-Chat, tendrait à accréditer cette thèse. Une légende souligne que jadis un chat arpentant la grève cap-chatienne tuait de nombreux animaux et que la Fée-Chat, apparaissant soudainement et l'accusant d'avoir dévoré ses enfants, l'enferma dans sa prison de pierre jusqu'à la fin des temps. Une autre explication, qui paraît la seule acceptable à côté d'interprétations légendaires, soutient que l'élément « Chat » provient de la déformation du nom d'Aymar de Chaste, 3e lieutenant général de la Nouvelle-France en 1603, ce que tendrait à confirmer la graphie « Cap-Chatte » et la prononciation [kap1at] encore courante parmi la population âgée de l'endroit. Par ailleurs, les formes « Cap de Chatte » (1612 et 1660), « Cap de Chate » ou « Cap de Chatte » (1632) et « Cap du Chat » (1685) ont pu être relevées. Ville construite sur une hauteur et sur différents niveaux, Cap-Chat offre aux Cap-Chatiens une vue imprenable sur le fleuve, la mer comme l'on dit là-bas, dont elle occupe la rive droite au nord-est de Matane. Elle a atteint une renommée d'envergure provinciale grâce au prototype d'éolienne génératrice d'électricité, unique en son genre, installée par Hydro-Québec en 1985 et qui attire de nombreux visiteurs.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-03-29

Spécifique Cap-Chat

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) La Haute-Gaspésie

Municipalité Cap-Chat (Ville)

Code géographique de la municipalité 04047

Longitude ouest     Latitude nord 66° 41' 00" 49° 06' 00"

Coordonnées décimales -66.68333, 49.1

Carte topographique 1/50 000 22G/02

Carte topographique 1/20 000 22G/02-0102

Ancien nom

  • Capucins  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 15 mars 2000. En effet, à cette date, la municipalité de Capucins et la ville de Cap-Chat se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Cap-Chat. L'appellation « Capucins » a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Capucins. Localité agricole dont nombre d'habitants pratiquent la pêche et située à quelque 14 km à l'est des Méchins en Gaspésie, la municipalité de Capucins, créée en 1915, doit son nom à la rivière des Grands Capucins et au ruisseau des Petits Capucins. Ces appellations évoquent l'existence, à l'origine, de deux rochers présentant l'allure de moines revêtus de leur bure. Vers 1930, il n'en subsistait qu'un, l'autre ayant été victime de l'érosion. L'amas rocheux survivant, situé à l'embouchure de la rivière des Grands Capucins, a été détruit par un entrepreneur qui l'a utilisé comme matériau de remplissage! L'appellation « Capucin » figure sur la carte de Bouchette de 1815, sous la forme « Little Capucins », ainsi que dans un texte des registres de l'état civil remontant à 1837 où il est question de « pêche au Capucin ». Un document du cartographe Russell signale, en 1861, la « rivière Petit-Capucin » et celle de « Grand-Capucin ». Peut-être faut-il voir, en ces appellations, la transformation de « Grand rocher des Capucins » et de « Petit rocher des Capucins » en « Grands-Capucins » et « Petits-Capucins ». Or Bellin, dans un texte de 1754, lève peut-être un peu le voile sur le motif d'attribution de ce nom : « Entre Matane et le Cap-Chat à cinq lieues de ce Cap, il y a au bord de la Côte deux tapions blancs (Les marins appellent Tapions, des Elévations ou Buttes de terres isolées, plus ou moins hautes et qui se distinguent aisément sur la Côte) à une lieue l'une de l'autre, ce qui fait une connaissance sure, quoi qu'ils ne soient pas bien grandes; quelques navigateurs nomment cet endroit le Capucin. » Sur le plan religieux, la paroisse de Saint-Paul-des-Capucins était fondée vers 1875. De la Première Guerre mondiale à 1953, Capucins était connue sous l'appellation à rallonges « Municipalité de la Partie Ouest du Canton de Romieu ». Voir : Romieu (canton).

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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