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Alma
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville d'Alma a été créée le 21 février 2001. Elle est issue du regroupement de la ville d'Alma et de la municipalité de Delisle. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville d'Alma; nous vous invitons à consulter aussi la rubrique de l'ancienne municipalité de Delisle. Le toponyme Alma a d'abord été attribué à l'île située à la jonction des deux exutoires du lac Saint-Jean, la Grande et la Petite Décharge, puis s'est étendu au territoire constitué en municipalité de Saint-Joseph-d'Alma en 1879, par suite de son détachement de la municipalité d'Hébertville. Une municipalité de village de même nom s'en détacha en 1917 et obtint le statut de ville en 1924. Connue sous le seul nom d'Alma depuis 1954, la superficie de la ville s'est enrichie, en 1962, par l'annexion des municipalités de Naudville (1944), d'Isle-Maligne (1924) et de Riverbend (1925). Formant alors la cité d'Alma, l'endroit reçoit son statut présent à la faveur de la fusion intervenue avec Saint-Joseph-d'Alma. L'exotique nom de lieu est mentionné pour la première fois dans le rapport de l'arpenteur Edmond-Alfred Duberger, en 1861, et rappelle que celui-ci arpentait le territoire almatois actuel au moment où la nouvelle de la victoire de l'Alma parvenait au Canada. Il s'agit du succès militaire remporté par les alliés français, anglais et turcs sur les Russes, le 20 septembre 1854, lors de la bataille féroce qui s'est déroulée sur les rives du fleuve de Crimée nommé Alma, près de Sébastopol, dans une région de vergers; alma signifie pomme dans les langues turco-tatares. La présence au Québec d'autres dénominations relatives à cette guerre, comme Malakoff et Sébastopol notamment, accrédite cette origine surprenante au premier abord. Située près de la Petite Décharge du lac Saint-Jean, à environ 55 km de Chicoutimi et à 225 km de Québec, Alma a été, à l'origine, comme toutes les autres localités de la région, une colonie agricole devenue un centre industriel important grâce à la construction d'une puissante centrale hydroélectrique à L'Isle-Maligne, puis à l'ouverture d'une papeterie et d'une aluminerie. Centre géographique du Royaume du Saguenay, elle est considérée comme la Métropole du Lac-Saint-Jean et porte avec fierté le titre de Ville – Cité il y a peu – de l'hospitalité. Damase Boulanger, originaire de Saint-Thomas-de-Montmagny, est considéré comme le fondateur d'Alma où il arrive en 1856 et s'installe près de la dalle ou glissoire (slide en anglais) construite pour faciliter le passage du bois au-dessus des rapides. La déformation de slide en slaille a valu aux premiers Almatois le surnom de Slaillons ou habitants du « Pays de la slide », dénomination qui ne semble pas avoir comporté à ce moment-là de connotation péjorative. Alma est jumelée avec Falaise en France.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-04-11

Spécifique Alma

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Lac-Saint-Jean-Est

Municipalité Alma (Ville)

Code géographique de la municipalité 93042

Longitude ouest     Latitude nord 71° 39' 00" 48° 33' 00"

Coordonnées décimales -71.65, 48.55

Carte topographique 1/50 000 22D/12

Carte topographique 1/20 000 22D/12-0102

Ancien nom

  • Delisle  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 21 février 2001. En effet, à cette date, la municipalité de Delisle et la ville d'Alma se regroupaient pour constituer la nouvelle ville d'Alma. L'appellation Delisle a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur de la nouvelle ville d'Alma. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Delisle. Le nom de cette municipalité a suscité, par le passé, plusieurs difficultés d'ordre orthographique. En effet, quoique tirant son origine du nom du canton de De l'Île, la graphie Delisle, Délisle parfois, s'est imposée lors de l'érection de la municipalité du canton de Delisle – De l'Île peut également être relevé – en 1890. Elle a également été retenue pour le bureau de poste établi en 1888. D'ailleurs, la même instabilité graphique a affecté la dénomination cantonale qui remonte à 1868. Or, étymologiquement, le motif d'attribution reposant sur l'enclavement dans le territoire du canton de l'île d'Alma, la graphie devrait être De l'Île. Les premiers habitants de la municipalité en 1882 sont des Chicoutimiens. Le territoire de Saint-Cœur-de-Marie, la municipalité de village voisine, distante de 55 km de Chicoutimi et de 16 km au nord-ouest d'Alma, créée en 1921, fusionne à celui de la municipalité du canton de Delisle pour former l'actuelle municipalité de Delisle en 1979. Or, les Mistoukois, nom des citoyens de Saint-Cœur-de-Marie dont l'ancienne dénomination était d'origine montagnaise, Mistook (Mistouk, Mistouc) bois, morceau de bois, et reprenait celle de la rivière qui traverse le territoire, ne sont pas devenus des Delislois sans réticence. D'ailleurs, en 1984, un mouvement populaire qui désirait modifier Delisle en Mistook n'a pu concrétiser cette intention. La vie économique de cette municipalité a été affectée, au début du siècle, par l'érection du barrage de la Grande-Décharge à l'île Maligne, car plus de 810 ha de sol en culture ont été de ce fait submergés. Voir : Mistouk, Rivière.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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