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Ferland-et-Boilleau

Origine et signification Cette petite municipalité du Saguenay–Lac-Saint-Jean est bornée au nord-est par Saint-Félix-d'Otis et à l'est, en partie, par Rivière-Éternité, à une trentaine de kilomètres au sud-est de La Baie. Les cantons de Ferland et de Boilleau, tous deux proclamés en 1916, ont cependant fait l'objet d'une exploitation forestière à compter des années 1880. Vers 1884, sur le chemin qui reliait La Baie ou Grande-Baie à Saint-Urbain, un moulin à scie connu comme la Shoppe à Petit existait déjà. À la fin du XIXe siècle, une trentaine de colons de La Baie forment la Société des Trente et commencent à défricher les cantons de Ferland et de Boilleau. Après quelques années, n'ayant pas suffisamment colonisé, ils vendent leurs lots à William Price et à la compagnie Battle Island, propriété de financiers finlandais œuvrant dans le domaine des pâtes et papier. Ces derniers font venir, en 1910-1911, environ 150 Finlandais pour peupler les lieux, mais ils repartent l'année suivante pour la plupart. Il faudra attendre les années 1930 pour que démarrent vraiment les agglomérations de Ferland et de Boilleau. En 1930 débutent les activités dans Ferland, alors que Boilleau reçoit en 1931 un contingent de colons de Bagotville et de Grande-Baie. Les paroisses de Saint-Gabriel-Lalemant et de Sainte-Bernadette-de-Boilleau, transformée depuis en desserte, verront respectivement le jour en 1934 et en 1947. La première rappelle les vertus de saint Gabriel Lalemant (1610-1649), martyr canadien, alors que la seconde évoque sainte Bernadette Soubirous (1844-1879), célèbre pour ses visions de la Vierge. La municipalité de Ferland-et-Boilleau a été érigée en 1978, après trois tentatives infructueuses effectuées en 1954, 1957 et 1963. Elle emprunte son nom, retenu pour le bureau de poste ouvert en 1914, aux cantons de Ferland et de Boilleau dans lesquels elle est enclose. Le premier célèbre le souvenir de l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland (1805-1865), historien québécois renommé. Le second perpétue la mémoire de Charles-Henri-Philippe, baron Gauldrée-Boilleau, consul de France au Canada de 1859 à 1863, en poste à Québec. Il fut nommé consul général de France à New York en septembre 1863. Les Ferboilliens voient leur gentilé refléter parfaitement les deux constituants de la dénomination municipale : Fer[land]boill[eau]ien. Voir : Boilleau (canton) et Ferland (canton).

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1979-05-23

Spécifique Ferland-et-Boilleau

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Fjord-du-Saguenay

Municipalité Ferland-et-Boilleau (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 94220

Latitude nord     Longitude ouest 48° 06' 00" 70° 50' 00"

Coordonnées décimales -70.83334      48.1

Carte topographique 1/50 000 22D/02

Carte topographique 1/20 000 22D/02-0101

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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