Retour aux résultats Version imprimable

Rivière Shipshaw

Origine et signification La rivière Shipshaw a, par extension, donné son nom à une municipalité (aujourd'hui devenue un secteur de la ville de Saguenay) ainsi qu'à un barrage (et une centrale hydroélectrique) de la rivière Saguenay, situés à proximité de son cours. Son nom, soutient Victor Tremblay en 1971, est un mot innu « ...qui désignait originairement une déviation produite dans le cours de cette rivière par un glissement de terrain (nous sommes à proximité de Saint-Jean-Vianney où un glissement de terrain s'est déjà produit en mai 1971) qui embarra la vallée et obligea le courant à le contourner pour reprendre ensuite sa direction générale. » Il aurait donc le sens de « détour » ou « d'obstruction ». On lui donne aussi le sens d'« encaissé ». La thèse généralement admise veut que le vocable innu Shipshaw signifie « rivière enfermée ». C'est du moins l'assertion que défendent le père Lemoine dans son Dictionnaire français-montagnais, en 1901, ainsi que le géographe Eugène Rouillard en 1906.

Cet affluent nord du Saguenay ne fut pas toujours ainsi dénommé. Dans une étude sur la toponymie saguenéenne expédiée le 6 décembre 1946 à l'Aluminium Company of Canada et conservée au fonds Mgr-Victor-Tremblay, le spécialiste de la question, J.-Allan Burgesse, mentionne qu'une carte de François Creuxius (Ducreux), datée de 1660, désigne le cours d'eau sous l'appellation de Papinekouekaru. Toujours selon lui, on retrouverait, entre autres, le nom Rivière des Papinachois, identifié dans les Relations des Jésuites, en date de 1673-1677. Nicolas Bellin, sur une carte de 1744, de même que le capitaine Carver en 1763, emploieraient la même dénomination. Pascal Taché, en 1825, et D.S. Ballantyne, en 1851, le dénommeront Rivière des Terres Rompues. Citant J.-Allan Burgesse, Lorenzo Angers déclare : « ... dès avant 1880, François Verreault avait établi sa demeure aux Terres-Rompues, plus précisément à l'embouchure de la rivière du même nom, aujourd'hui connue sous le nom de Rivière Shipshaw ». L'appellation Terres-Rompues aurait donc désigné, à une certaine époque, le territoire environnant l'embouchure de la rivière Shipshaw. Selon Philippe Xavier, dont le témoignage daté du 8 août 1952 est extrait des archives de Victor Tremblay, la rivière Shipshaw était autrefois dénommée Onatchoué (Onatchiway) du nom d'un lac situé sur son cours. L'endroit désigné sous le nom de Shipshaw était, selon lui, constitué par une nappe d'eau que la rivirèe contournait. Ce cours d'eau aurait servi de voie privilégiée aux Amérindiens pour se rendre au nord, soit à la baie d'Hudson, soit à la Côte-Nord par la rivière Betsiamites.

Source :
Itinéraire toponymique du Saguenay--Lac-Saint-Jean, 1983.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Shipshaw

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rivière

Type d'entité Rivière

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Saguenay (Ville)

Code géographique de la municipalité 94068

Latitude nord     Longitude ouest 48° 26' 57" 71° 12' 21"

Coordonnées décimales -71.20583      48.44917

Carte topographique 1/50 000 22D/06

Carte topographique 1/20 000 22D/06-0202

Anciens noms

  • Rivière des Terres Rompues

  • Ruisseau de la Hauteur  (Section de cours d'eau)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012