Retour aux résultats Version imprimable

Pointe des Sauvages
Malguowei (Pointe)  - Variante traditionnelle autochtone
Oqonapsge'jg (Pointe)  - Variante traditionnelle autochtone

Origine et signification Le mot sauvage fait son entrée dans la langue française d'abord comme adjectif, à la fin du XIsiècle. Il dérive du latin sylva (ou silva) au sens de « forêt, bois » et s'est appliqué d'abord à un animal qui vit dans la nature, qui n'est pas domestiqué. Au XIIsiècle, il désigne un humain qui vit isolé dans les bois et, parallèlement, celui qui a un caractère rude et grossier, jugé pauvre sur le plan culturel.

Dès le XVIsiècle, les Français qui sillonnent les eaux du Nouveau Monde utilisent le mot Sauvage pour désigner tout autochtone qui vit sur le continent et les îles. Ce dernier est jugé, selon les normes européennes de l'époque, comme primitif, non civilisé, et ce, même si la survie des premiers colonisateurs des Amériques a dépendu en grande partie du savoir-faire des autochtones. Au Canada, l'appellation Sauvage s'imposera dès les débuts du Régime français et jusque vers le milieu du XIXsiècle, même dans les documents officiels de l'Administration. Ce n'est qu'en 1927 que Sauvage est remplacé par Indien dans la terminologie juridique. Pendant toute la période de la colonisation européenne et jusqu'au milieu du XXsiècle, même si des préjugés négatifs persistent à l'endroit des peuples autochtones, l'appellation Sauvage ne sera généralement pas perçue comme injurieuse au Canada. Jusque-là, c'est pour ainsi dire le seul mot qui est implanté dans l'usage courant pour nommer un membre des Premières Nations (pour parler spécifiquement d'une femme, on dira aussi Sauvagesse), si ce n'est aussi, mais moins couramment, du substantif Naturel (terme utilisé aussi comme adjectif : les Indiens naturels), lequel est en lien étroit avec le mythe du « bon sauvage » : idéalisation de l'être naturel, pur et innocent, non encore perverti par la civilisation.

Dans les années 1960, les Amérindiens commencent à affirmer leur identité et ne veulent plus, on le comprend, être appelés Sauvages. Au Québec s'amorce une prise de conscience dans la population, où l'on associe dorénavant l'appellation à sa valeur dépréciative, injurieuse, et Sauvage sera remplacé peu à peu par Indien, Autochtone, puis par Amérindien, qui sont des désignations plus neutres. De nos jours, l'appellation Sauvage est sortie de l'usage courant et ne conserve qu'une dimension historique au Québec.

Source :
Dictionnaire historique du français québécois, Monographies lexicographiques de québécismes, sous la direction de Claude Poirier, Presses de l’Université Laval, 1998.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Sauvages

Générique (avec ou sans particules de liaison) Pointe des

Type d'entité Pointe

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Avignon

Municipalité Gesgapegiag (Réserve indienne)

Code géographique de la municipalité 06802

Latitude nord     Longitude ouest 48° 11' 33" 65° 55' 22"

Coordonnées décimales -65.92278      48.1925

Carte topographique 1/50 000 22A/04

Carte topographique 1/20 000 22A/04-0201

Variantes traditionnelles autochtone

  • Malguowei (Pointe)

    Malguowei, ou Malguewei, ou encore Malgoôoei, est un nom que les Micmacs utilisent pour parler de la pointe des Sauvages. Il signifie « pointe Marcoux ». Voir aussi Oqonapsge'jg.

  • Oqonapsge'jg (Pointe)

    Oqonapsge'jg, ou Ôgônapsgetjg, est un nom que les Micmacs utilisent pour parler de la pointe des Sauvages. Selon les sources, il signifie « recouvert d'eau », ou « à la traverse ». Voir aussi Malguowei.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : 4 novembre 2019

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012