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Sainte-Barbe

Origine et signification La paroisse de Sainte-Barbe a été érigée canoniquement en 1882 à la faveur du démembrement partiel des paroisses de Saint-Anicet et de Saint-Stanislas-de-Kostka. Elle a donné son nom à la municipalité de paroisse créée la même année à une dizaine de kilomètres au nord de Huntingdon et à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Salaberry-de-Valleyfield en Montérégie. En 2009, son statut a été modifié pour celui de municipalité. La ressouce locale la plus importante demeure l'agriculture. La dénomination retenue témoigne de la dévotion que monseigneur Édouard-Charles Fabre, évêque de Montréal, portait pour sainte Barbe dont la fête liturgique est célébrée le 4 décembre. Fille d'un noble de Nicomédie, en Turquie, Barbe a été décapitée à l'âge de 16 ans, en l'an 235, par Dioscore, son père, parce qu'elle affirmait sa foi chrétienne. Une fois son crime terminé, cet assassin mourait, terrassé par la foudre et, pour ce motif, sainte Barbe est invoquée contre la foudre et l'incendie. Patronne également des artilleurs, des mineurs et des pompiers, elle a été canonisée en 1568. Dès le XIe siècle, son culte s'est très rapidement répandu. Le choix du nom « Sainte-Barbe » se voulait également un hommage envers la mémoire de Marie-Barbe de Boullongne (Ravières, Champagne, vers 1618 - Québec, 1685), femme du gouverneur Louis d'Ailleboust (Ancy-le-Franc, Champagne, vers 1612 - Montréal, 1660) qu'elle a épousé en 1638. Cette dame, cofondatrice de la Confrérie de la Sainte-Famille, était très liée à la Société de Notre-Dame de Montréal, tout comme son mari. Les d'Ailleboust s'étaient d'abord installés à Ville-Marie, puis à Québec au fort Saint-Louis où ils vécurent dix ans avant de retourner à Ville-Marie. Sa veuve – qui avait fait vœu de virginité même dans le mariage – fonde, en 1663, à Ville-Marie, avec le père jésuite Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, la confrérie déjà évoquée. La même année, elle entre chez les Ursulines, mais ne peut persister. Elle finira sa vie chez les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québec, comme pensionnaire perpétuelle. Cette congrégation héritera de tous ses biens.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2009-04-28

Spécifique Sainte-Barbe

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Haut-Saint-Laurent

Municipalité Sainte-Barbe (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 69065

Latitude nord     Longitude ouest 45° 10' 00" 74° 12' 00"

Coordonnées décimales -74.2      45.16666

Carte topographique 1/50 000 31G/01

Carte topographique 1/20 000 31G/01-0202

Ancien nom

  • Sainte-Barbe  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que le statut de cette municipalité a été changé le 4 avril 2009. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Barbe est devenue la municipalité de Sainte-Barbe. Pour plus d'information, nous vous invitons à consulter la rubrique de cette dernière.

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Date de la dernière mise à jour : mars 2017

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