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Réservoir Manicouagan

Origine et signification Situé à 220 km au nord de Baie-Comeau, le réservoir Manicouagan, d'une longueur de 200 km et d'une capacité de 139 milliards de mètres cubes, s'est formé à partir de deux nappes d'eau de dimensions à peu près égales, disposées en arc de cercle vis-à-vis l'une de l'autre : à l'ouest, le lac Mouchalagane, alimenté par la rivière du même nom et par la rivière Seignelay; à l'est, le lac Manicouagan où se jetaient les rivières de la Racine de Bouleau, Thémines et Hart Jaune. La décharge du lac Mouchalagane rejoignait ensuite le pied du lac Manicouagan pour alimenter la rivière de ce nom.

Ces lacs, épousant le rebord d'une cavité creusée par un météorite il y a plusieurs millions d'années et par suite de l'élévation du niveau de l'eau depuis les années 1960 en raison des aménagements hydroélectriques, se sont rejoints au nord et au sud pour former, en s'étalant, un anneau lacustre au centre duquel l'île constituée se nomme « Île René-Levasseur ».

Les premiers Blancs semblent avoir atteint le « lac de Manikouagan » en 1664. En effet, le jésuite Henri Nouvel y arrive le 9 juin 1664 et y trouve 64 Papinachois faisant du commerce avec « leurs Compatriotes qui habitent le long du grand fleuve Saint Laurens ». Deux jours plus tard, fête de Saint-Barnabé, le missionnaire décide que le lac allait dorénavant porter le nom « Lac de Saint-Barnabé », « patron particulier de ce grand lac ». Cette appellation qu'on retrouve sur la carte du père Laure en 1731 comme toponyme parallèle à celui de « Manikouagane » est toutefois tombée en désuétude au profit du toponyme amérindien qui se présentera sous la forme de « Tshimanicouagan » sur la carte de Gustave Rinfret en 1913. Un poste de traite se trouvait sur le lac en 1749, selon un Mémoire de Francois-Étienne Cugnet.

À une cinquantaine de kilomètres au sud du réservoir, les eaux sont retenues par le barrage Daniel-Johnson dont les centrales Manic-5 et Manic-5-PA fournissent une puissance hydroélectrique combinée de 2 235 MW. Selon le père Arnaud, Manicouagan signifie là ou on enlève l'écorce de bouleau pour réparer les canots d'écorce. Les pères Lacombe et Guinard, ainsi que monseigneur Laflèche lui donnent le sens de vase à boire.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1966-05-05

Spécifique Manicouagan

Générique (avec ou sans particules de liaison) Réservoir

Type d'entité Réservoir

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) Manicouagan

Municipalité Rivière-aux-Outardes (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 96902

Latitude nord     Longitude ouest 51° 07' 38" 68° 44' 50"

Coordonnées décimales -68.74722      51.12722

Carte topographique 1/50 000 22N/02

Carte topographique 1/20 000 22N/02-0202

Anciens noms

  • Lac Chimanicouagan  (Partie de réservoir)

  • Lac Manicouagan  (Partie de réservoir)

  • Lac Mouchalagane  (Partie de réservoir)

  • Lac Mushalagan  (Partie de réservoir)

  • Lac Saint-Barnabé

  • Lac Tshimanicouagan  (Partie de réservoir)

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Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

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