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Lac La Sorbière

Origine et signification Formé de quatre baies allongées, aux échancrures multiples, cette nappe d'eau se trouve au cœur d'un paysage accidenté et sauvage, à environ 100 km au nord du Saguenay. Elle mesure 10 km de long sur 4,5 km de large. La rivière aux Chutes y draine les eaux de plusieurs autres lacs, dont le lac Rouvray, pour ensuite se déverser dans le réservoir Pipmuacan, à environ 8 km au nord. L'avion est le seul moyen d'accès au lac La Sorbière. On trouve mention de ce lac, ainsi dénommé, sur une carte publiée en 1957 mais dont le relevé date de 1948. Cette appellation rappelle François-David Triaire de La Sorbière, lieutenant au régiment de Berry. Dans une lettre à Bourlamaque en mai 1758, Montcalm met en doute les capacités de cet officier pour la carrière militaire; il mentionne également qu'il est originaire d'une famille d'ingénieurs de Montpellier. Le scepticisme du général Montcalm sera confirmé en juin de l'année suivante alors que La Sorbière, cantonné à L'Ange-Gardien, abandonne la lieutenance en second de la compagnie de Bonchamp pour retourner en France. Variante : Lac à la Croix.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique La Sorbière

Générique (avec ou sans particules de liaison) Lac

Type d'entité Lac

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Fjord-du-Saguenay

Municipalité Mont-Valin (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 94930

Latitude nord     Longitude ouest 49° 21' 08" 70° 39' 31"

Coordonnées décimales -70.65861      49.35222

Carte topographique 1/50 000 22E/07

Carte topographique 1/20 000 22E/07-0102

Ancien nom

  • Lac à la Croix

    La croix, principal symbole de la foi chrétienne, représentait à l'origine un instrument de supplice formé d'un poteau vertical coupé, dans sa partie supérieure, d'une traverse horizontale. Dans l'Antiquité, on condamnait à mort les criminels et ceux qui portaient atteinte à la sécurité de l'État en les attachant ou en les clouant par les extrémités sur une croix. Ainsi, les Romains s'en servirent pour mettre à mort Jésus (Ier siècle), prophète juif et fondateur du christianisme. Marqués par ce geste, les chrétiens - catholiques, protestants et orthodoxes - firent de la croix un des objets significatifs de leur croyance religieuse, l'installant notamment sur et dans leurs lieux de culte. On trouve aussi dans les églises catholiques le « chemin de la Croix », ensemble de 14 tableaux ou sculptures décrivant les étapes de la Passion du Christ. De plus, par le passé, on érigea une croix de chemin à l'intersection de nombreuses voies de communication. La société québécoise, longtemps dominée par le clergé et la symbolique catholiques, usèrent à de multiples reprises du mot « croix » pour dénommer des entités géographiques justement cruciformes (exclusivement des lacs), ou sises à proximité ou sur laquelle fut érigé une croix (monts, îles, cours d'eau, voies de communication et autres). Le mot croix, apparu à la fin du Xe siècle, vient du latin crux, crucis. Les Romains créèrent ou connurent la croix à l'époque des guerres contre Carthage (IIIe-IIe siècles avant J.-C.). Ce lac est situé sur le territoire de la pourvoirie du Domaine-La Sorbière. Ce toponyme paraît sur un brouillon de carte datant de 1947. Ce petit lac est formé de quatre baies.

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

Québec

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