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Grand-Mère

Origine et signification Ce toponyme réfère au secteur de Grand-Mère de la ville de Shawinigan. La dénomination municipale, également attribuée au bureau de poste local dès 1888, remonterait au mot algonquin kokomis, « la grand-mère », attribué à un rocher, séparé en deux par les chutes de Grand-Mère, lequel évoquait la silhouette d'une femme âgée. Lors de la construction des écluses en 1912, ce rocher a dû être transporté dans le parc municipal. En langue abénaquise, la forme kokemesna, de okemes, « grand-mère », et na, « nous », a pour sens « notre grand-mère » et concorde parfaitement avec le terme algonquin. L'importance de ce rocher est telle dans la thématique grand-méroise que le surnom la Ville du rocher est couramment usité pour identifier Grand-Mère et que le logo municipal est constitué d'une forme rocheuse. En conséquence, nous reproduisons la version française de la légende du rocher, issue de la tradition amérindienne, telle que la rapporte Isabel C. Armstrong dans le journal Ottawa Citizen du 8 novembre 1948 : « Longtemps avant la venue de l'homme blanc, vivait dans cette région une tribu d'Indiens. La belle fille unique du chef s'éprit d'un intrépide jeune guerrier. Le père consentit à donner sa fille en mariage à condition que le prétendant apportât une grande quantité de peaux choisies de bison et de caribou des bois comme preuve de son amour, de son habileté et de sa bravoure. Afin de pouvoir satisfaire à ces exigences, le jeune trappeur allait devoir accomplir un long trajet, à une époque de l'année où la fourrure était de toute première qualité. Il accepta donc la mission. Les deux amoureux se séparèrent, et, les deux mains jointes au-dessus d'un grand rocher dans la rivière se jurèrent mutuellement fidélité, Juliette promit à son Roméo de l'attendre. Un an, plusieurs années passèrent, mais l'amoureux ne revint point. Le vieux chef mourut et sa fille tint toujours sa promesse mais l'âge et les veilles finirent par affaiblir sa vue. À la fin elle adressa une prière au Grand'Esprit, lorsqu'elle trépasserait, d'avertir son amant qu'elle lui était restée fidèle. On attribue à la légende deux dénouements : le premier veut que, au moment même où son âme monta vers le ciel, il y eut un éclair fulgurant et un bruit assourdissant se fit entendre. Le roc se fendit, laissant la figure d'une vieille femme tournée vers le nord et scrutant l'horizon pour voir apparaître l'amoureux, qui ne revint jamais. Le second épilogue voudrait que la fiancée fut changée en roc pour symboliser la fidélité. » Comme cela est fréquent, il pourrait s'agir d'une légende relocalisée, c'est-à-dire qui ressortit à plus d'un lieu, comme celle du Diable danseur, par exemple.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1986-12-18

Spécifique Grand-Mère

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Bureau de poste

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Shawinigan (Ville)

Code géographique de la municipalité 36033

Latitude nord     Longitude ouest 46° 37' 00" 72° 42' 00"

Coordonnées décimales -72.7      46.61666

Carte topographique 1/50 000 31I/10

Carte topographique 1/20 000 31I/10-0102

Ancien nom

  • Chahoon  (Bureau de poste)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2017

Québec

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