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Île Tekakwitha

Origine et signification Cette île, d'une longueur de 2 km, est située dans la réserve indienne de Kahnawake à laquelle elle est reliée par un pont, à l'est. 

Kateri Tekakwitha naît en 1656 à Ossernenon, aujourd'hui Auriesville, sur les rives de la rivière Mohawk, dans l'État de New York. Sa mère, algonquine, a été élevée à Trois-Rivières par des colons français. Capturée en 1653, elle s'est vue choisie pour épouse par un Agnier (Mohawk). Née de ce mariage entre deux personnes issues de peuples traditionnellement ennemis, Kateri perd toute sa famille alors qu'elle n'a que quatre ans, lors d'une épidémie de petite vérole (variole). Elle en réchappe de justesse, le visage grêlé et la vue fortement endommagée. D'ailleurs, en langue mohawk, tekakwitha signifie « celle qui avance en hésitant ».

À la suite de ce malheur, l'enfant est recueillie par son oncle, ennemi déclaré de la foi chrétienne. Sa parenté essaie de la marier à de maintes reprises, mais toujours, elle refuse. En 1675, lors d'une visite du père Jacques de Lamberville, jésuite, la jeune fille exprime son ardent désir de recevoir le baptême. Elle est baptisée Kateri (Catherine) le jour de Pâques de l'année suivante. Son baptême marquera pour elle le début des persécutions. Sa conversion lui valut même des menaces de mort. Sous les conseils du père de Lamberville, elle s'enfuit au saut Saint-Louis (aujourd'hui les rapides de Lachine) à l'automne 1677. À la mission Saint-François-Xavier, située sur le site actuel de la ville de La Prairie, à environ 15 km en aval de Kahnawake, elle retrouve une amie de sa mère qui lui sert de guide spirituel. Toute sa vie, Kateri conserve intégralement le mode de vie autochtone. Ce n'est que deux ans avant sa mort qu'elle refuse d'accompagner les siens lors de la chasse, afin de ne pas s'éloigner de l'église de la mission. De santé fragile, elle tombe malade au début de l'année 1680 et meurt le 17 avril de la même année, à l'âge de 24 ans.

La spiritualité de Kateri se constitue d'une grande pureté d'âme et d'une charité pratiquée à l'égard de tous. Mystique, Kateri se livrait à de douloureuses mortifications. Mais ce fort esprit de pénitence ne l'empêchait pas d'aimer la plaisanterie et de rire de bon cœur. Surnommée le « Lys des Agniers », elle est béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1980. En 2006, on lui attribue la guérison miraculeuse d'un garçon atteint de la bactérie mangeuse de chair. Cet évènement mènera à sa canonisation par le pape Benoît XVI, le 21 octobre 2012.

Source :
COMMISSION DE TOPONYMIE. Noms et lieux du Québec : dictionnaire illustré, Québec, Les Publications du Québec, 2006, 925 p.
BÉCHARD, Henri. Tekakouitha, Kateri, Dictionnaire biographique du Canada, [En ligne], 2000. [www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=283] (Consulté le 26 octobre 2012).

Date d'officialisation 1985-04-11

Spécifique Tekakwitha

Générique (avec ou sans particules de liaison) Île

Type d'entité Île

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Roussillon

Municipalité Kahnawake (Réserve indienne)

Code géographique de la municipalité 67802

Latitude nord     Longitude ouest 45° 24' 46" 73° 41' 45"

Coordonnées décimales -73.69583      45.41278

Carte topographique 1/50 000 31H/05

Carte topographique 1/20 000 31H/05-0202

Anciens noms

  • Île aux Outardes

  • Île de la Ronde

  • Île Delisle

  • Île Écho

  • Île Longue

  • Île Saint-Georges

  • Île Saint-Joseph

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Date de la dernière mise à jour : juin 2019

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