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Leclercville

Origine et signification La nouvelle municipalité de Leclercville a été créée le 26 janvier 2000. Elle est issue du regroupement de la municipalité du village de Leclercville et de la municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie. La présence de falaises abruptes sur la rive sud du Saint-Laurent, reconnues parmi les plus belles du Québec, contribue à la renommée de cette municipalité implantée sur les bords de la rivière du Chêne, en face de Grondines, à environ 60 km de Québec, au sud-ouest de Lotbinière. La municipalité a axé sa vocation sur l'exploitation agricole et les infrastructures nécessaires aux nombreux villégiateurs qui la fréquentent.

Si la colonisation débute vers 1720 en cet endroit avec des gens de Québec et de Neuville, elle ne prendra véritablement son essor qu'à partir de 1850, malgré l'arrivée d'un nombre significatif d'Acadiens de Nouvelle-Écosse en 1758, chassés de Grand-Pré. En 1862, une partie du territoire de Saint-Louis-de-Lotbinière et de Saint-Jean-de-Deschaillons était détachée pour former la paroisse de Sainte-Emmélie-de-Lotbinière, nom repris par le bureau de poste – Sainte-Émélie-de-Lotbinière entre 1897 et 1940 – et par la municipalité de paroisse établie en 1862, sous la forme tronquée Sainte-Emmélie, orthographiée Sainte-Émilie et Sainte-Émélie en 1863 par Stanislas Drapeau; on rencontre également Sainte-Emmélie-de-Leclercville. Le motif d'attribution de cette dénomination demeure inconnu à ce jour. On peut cependant retracer une sainte Emmélie dans le calendrier liturgique, femme de saint Basile l'Ancien et mère de saint Basile le Grand, morte en 355, dont la fête est célébrée le 30 mai. L'adjonction du nom Lotbinière marque l'inclusion de cet espace administratif dans la seigneurie de Lotbinière, concédée par l'intendant Talon, en 1672, à René-Louis Chartier de Lotbinière; il identifie, de nos jours, la circonscription électorale et la MRC dont Leclercville relève. Toutefois, le territoire emmélien correspond à une augmentation à la seigneurie consentie à Chartier de Lotbinière en 1685 par le gouverneur La Barre et l'intendant de Meulles. On y trouve le moulin du Portage (1817), classé, sur la rivière du Chêne, dans le rang Saint-François. L'essor véritable du village ne s'effectuera qu'à partir de 1874, date d'érection officielle de la municipalité de village, dont le territoire a été détaché de celui de la municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie. À ce moment, on a voulu rendre hommage à Pierre-Navejus (baptisé Lévigius) Leclerc (1833-1893), cher à la mémoire des Leclercvillois, pour avoir fait don d'un vaste terrain sur lequel on a tour à tour érigé l'église, le presbytère et les autres dépendances s'y rattachant. Un bureau de poste a porté le nom Leclercville entre 1863 et 1911.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-03-29

Spécifique Leclercville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Lotbinière

Municipalité Leclercville (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 33123

Latitude nord     Longitude ouest 46° 34' 00" 72° 00' 00"

Coordonnées décimales -72      46.56667

Carte topographique 1/50 000 21L/12

Carte topographique 1/20 000 21L/12-0101

Anciens noms

  • Leclercville  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité du village de Leclercville et la municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Leclercville. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Leclercville. À quelques kilomètres de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, sur la rive sud du fleuve, se dresse le coquet village de Leclercville. Érigée à l'embouchure de la rivière du Chêne, en face de Grondines, à environ 60 km de Québec, au sud-ouest de Lotbinière, cette municipalité a axé sa vocation sur l'exploitation agricole et les infrastructures nécessaires aux nombreux villégiateurs qui la fréquentent. Dès 1720, plusieurs pionniers s'installent dans la seigneurie de Lotbinière et leur nombre est grossi par quelques Acadiens, chassés de Grand-Pré, qui se joignent à eux en 1758. L'essor véritable du village ne s'effectuera qu'à partir de 1874, date d'érection officielle de la municipalité de village, dont le territoire a été détaché de celui de la municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie constituée depuis 1862. À ce moment, on a voulu rendre hommage à un pionnier du nom de Pierre Leclerc (1833-1893), cher à la mémoire des Leclercvillois pour avoir fait don d'un vaste terrain sur lequel on a tour à tour érigé l'église, le presbytère et les autres dépendances s'y rattachant. Un bureau de poste a porté le nom « Leclercville » entre 1863 et 1911.

  • Sainte-Emmélie  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 janvier 2000. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie et la municipalité du village de Leclercville se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Leclercville.

    Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Emmélie.

    La présence de falaises abruptes sur les rives du Saint-Laurent, reconnues parmi les plus belles du Québec, contribue à la renommée de cette municipalité implantée sur les bords de la rivière du Chêne, entre Lotbinière, au nord, et Val-Alain, au sud-est. Si la colonisation débute vers 1720 en cet endroit avec des gens de Québec et de Neuville, elle ne prendra véritablement son essor qu'à partir de 1850, malgré l'arrivée d'un nombre significatif d'Acadiens de Nouvelle-Écosse en 1758, à la recherche d'une terre nouvelle. En 1862, une partie du territoire de Saint-Louis-de-Lotbinière et de Saint-Jean-de-Deschaillons était détachée pour former la paroisse de Sainte-Emmélie-de-Lotbinière, nom repris par le bureau de poste – « Sainte-Émélie-de-Lotbinière » entre 1897 et 1940 – et par la municipalité de paroisse établie en 1862, sous la forme tronquée de « Sainte-Emmélie », orthographiée « Sainte-Émilie » et « Sainte-Émélie » en 1863 par Stanislas Drapeau. On rencontre également « Sainte-Emmélie-de-Leclercville », qui souligne la proximité de la municipalité du village de Leclercville dans la partie nord du territoire. Le motif d'attribution de cette dénomination demeure inconnu à ce jour. On peut cependant retracer une sainte Emmélie dans le calendrier liturgique, femme de saint Basile l'Ancien et mère de saint Basile le Grand, morte en 355, dont la fête est célébrée le 30 mai. L'adjonction du nom « Lotbinière » marque l'inclusion de cet espace administratif dans la seigneurie de Lotbinière, concédée par l'intendant Talon, en 1672, à René-Louis Chartier de Lotbinière; il identifie, de nos jours, la circonscription électorale et la MRC dont Sainte-Emmélie relève. Toutefois, le territoire emmélien correspond à une augmentation à la seigneurie consentie à Chartier de Lotbinière en 1685 par le gouverneur La Barre et l'intendant de Meulles. On y trouve le moulin du Portage (1817), classé, sur la rivière du Chêne, dans le rang Saint-François.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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