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La Malbaie
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Origine et signification Le 15 février 1995, la ville de La Malbaie et la municipalité du village de Pointe-au-Pic se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom La Malbaie–Pointe-au-Pic. Le 1er décembre 1999, les municipalités de Rivière-Malbaie et de Saint-Fidèle, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès et la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic se regroupaient à leur tour pour former une nouvelle ville identifiée sous l'appellation La Malbaie. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de La Malbaie; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Ce lieu, visité par Champlain qui baptise la rivière Malbaie en 1608, est considéré aujourd'hui comme le centre administratif de la région de Charlevoix, dans le voisinage immédiat de Pointe-au-Pic et de Cap-à-l'Aigle, à 150 km en aval de Québec. Érigée en 1896 comme municipalité de village, statut qui allait être modifié en 1958 à la faveur de celui de ville, cette municipalité devrait son nom au fondateur de Québec (même s'il ne revendique pas ce privilège) qui, considérant que la baie ne fournissait pas un ancrage suffisant pour son navire, la baptise Malle Baye, malle ayant en français ancien le sens de mauvaise, ce qui se justifie par le fait qu'à marée basse l'endroit s'assèche et que les embarcations s'échouent. En 1761, deux officiers écossais de l'armée britannique d'occupation débarquent dans cet endroit. Séduits par la beauté des lieux, ils sollicitent chacun une concession. John Nairne (1731-1802) reçoit le côté ouest de la rivière, qu'il identifie comme la seigneurie de Murray Bay laquelle comprend le village de La Malbaie, alors que Malcolm Fraser (1733-1815) se voit accorder la partie est qui devient alors la seigneurie de Mount Murray. Ils rebaptisent la baie, le village et la rivière du nom de James Murray (1721?-1784), général anglais successeur de Wolfe, qui leur a concédé les seigneuries précitées en 1762, en procédant à la division de la seigneurie de La Malbaie primitivement concédée à Jean Bourdon en 1653, mais ce changement dénominatif ne reçut jamais de sanction officielle. Cependant Murray Bay, identifiant La Malbaie aux XVIIIe et XIXe siècles, s'est répandue comme appellation internationalement, - enchâssée par ailleurs dans le nom du bureau de poste créé en 1832 et modifié en La Malbaie seulement en 1914 -, encore que l'usage local soit majoritairement demeuré La Malbaie à ce moment-là. Par ailleurs, la paroisse de Saint-Étienne à La Malbaie, fondée en 1774 et érigée canoniquement en 1825, devait donner son nom en 1957 à une municipalité de paroisse créée en 1855 sous la dénomination hybride de Saint-Étienne-de-Murray-Bay. Celle-ci prenait la relève de la municipalité de La Malbaie établie en 1845 et abolie en 1847. Le territoire de Saint-Étienne-de-la-Malbaie (1957) devait être annexé en 1965 à celui de la ville de La Malbaie. Au cœur d'une région largement visitée, La Malbaie demeure l'un des plus anciens sites de villégiature encore fréquentés en Amérique du Nord, ses premiers estivants arrivant peu après 1760. Ils étaient attirés jadis par les saumons de la rivière Malbaie et, de nos jours, la facilité d'accès par eau de même que le climat vivifiant constituent de puissants attraits. On y pratique le golf, la pêche, le tennis ou l'équitation, le croquet. Il n'est pas sans intérêt de noter que ses premiers visiteurs étrangers furent des prisonniers de guerre qui, au cours de la guerre de l'Indépendance américaine, ont été confinés dans cette région. Laure Conan (1845-1924), première romancière québécoise, née Félicité Angers, est la plus célèbre femme de lettres de La Malbaie.

Date d'officialisation 2000-01-20

Spécifique La Malbaie

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) Charlevoix-Est

Municipalité La Malbaie (Ville)

Code géographique de la municipalité 15013

Longitude ouest     Latitude nord 70° 09' 00" 47° 39' 00"

Coordonnées décimales -70.15, 47.65

Carte topographique 1/50 000 21M/09

Carte topographique 1/20 000 21M/09-0102

Anciens noms

  • Cap-à-l'Aigle  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic, la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès ainsi que les municipalités de Rivière-Malbaie et de Saint-Fidèle se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie. L'appellation Cap-à-l'Aigle a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Cap-à-l'Aigle. Malgré la formation relativement récente de cette municipalité qui remonte à 1916, par suite du détachement d'une partie du territoire de Saint-Étienne-de-la-Malbaie, le nom de Cap-à-l'Aigle est attesté en 1812 dans le testament de Malcolm Fraser, seigneur de Mount Murray, et dans un papier terrier de Charles Huot en 1822. Il aurait servi à identifier l'entité naturelle, contrairement à ce que soutient Pierre-Georges Roy, en 1906, qui attribue erronément la désignation du cap à l'Aigle à Champlain. Le capitaine Malcolm Fraser, concessionnaire en 1762 d'une partie de l'ancienne seigneurie de La Malbaie attribuée par le général Murray, a bien voulu remplacer, au XVIIIe siècle, le nom ancien par Mount Murray, mais sa tentative a été vouée à l'échec. Les lieux furent peuplés à compter de 1794 et la plus ancienne propriété encore existante il y a quelques années remontait à 1816. Vers 1872, on y bâtissait une chapelle protestante baptisée St. Peter on the Rock. Du côté des catholiques, la paroisse de Saint-Raphaël-du-Cap-à-l'Aigle fera l'objet d'une érection canonique en 1949. Surplombant la rive nord du fleuve à quelques kilomètres de La Malbaie, entre Rivière-Malbaie et Saint-Fidèle, Cap-à-l'Aigle compte de nombreux estivants séduits par la beauté du site entre mer et ciel. Pour leur part, les Aiglons travaillent en majorité à Clermont et à La Malbaie. Voir : Aigle, Cap à l'.

  • La Malbaie–Pointe-au-Pic  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er décembre 1999. En effet, à cette date, la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès ainsi que les municipalités de Rivière-Malbaie et de Saint-Fidèle se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic. En février 1995 la ville de La Malbaie et la municipalité du village de Pointe-au-Pic se sont regroupées pour former une nouvelle entité municipale, La Malbaie–Pointe-au-Pic, considérée comme le centre administratif de la région de Charlevoix. Comme le prouve la nouvelle dénomination, les deux noms restent très présents dans le paysage charlevoisien. Le secteur de La Malbaie, visité par Champlain qui baptisa la rivière Malbaie en 1608, est situé, pour sa part, à 150 km en aval de Québec. Érigée en 1896 comme municipalité de village, statut qui allait être modifié en 1958 à la faveur de celui de ville, cette ancienne municipalité devrait son nom au fondateur de Québec (même s'il ne revendique pas ce privilège) qui, considérant que la baie ne fournissait pas un ancrage suffisant pour son navire, la baptise Malle Baye, malle ayant en français ancien le sens de « mauvaise », ce qui se justifie par le fait qu'à marée basse l'endroit s'assèche et que les embarcations s'échouent. En 1761, deux officiers écossais de l'armée britannique d'occupation débarquent dans cet endroit. Séduits par la beauté des lieux, ils sollicitent chacun une concession. John Nairne (1731-1802) reçoit le côté ouest de la rivière, qu'il identifie comme la seigneurie de Murray Bay laquelle comprend le village de La Malbaie, alors que Malcolm Fraser (1733-1815) se voit accorder la partie est qui devient alors la seigneurie de Mount Murray. Ils rebaptisent la baie, le village et la rivière du nom de James Murray (1721?-1784), général anglais successeur de Wolfe, qui leur a concédé les seigneuries précitées en 1762, en procédant à la division de la seigneurie de La Malbaie primitivement concédée à Jean Bourdon en 1653; mais ce changement dénominatif ne reçut jamais de sanction officielle. Cependant Murray Bay, identifiant La Malbaie aux XVIIIe et XIXe siècles, s'est répandue comme appellation internationalement, – enchâssée par ailleurs dans le nom du bureau de poste créé en 1832 et modifié en La Malbaie seulement en 1914 –, encore que l'usage local soit majoritairement demeuré La Malbaie à ce moment-là. Par ailleurs, la paroisse de Saint-Étienne à La Malbaie, fondée en 1774 et érigée canoniquement en 1825, devait donner son nom en 1957 à une municipalité de paroisse créée en 1855 sous la dénomination hybride de Saint-Étienne-de-Murray-Bay. Celle-ci prenait la relève de la municipalité de La Malbaie établie en 1845 et abolie en 1847. Le territoire de Saint-Étienne-de-la-Malbaie (1957) devait être annexé en 1965 à celui de la ville de La Malbaie. Au cœur d'une région largement visitée, La Malbaie demeure l'un des plus anciens sites de villégiature encore fréquentés en Amérique du Nord, ses premiers estivants arrivant peu après 1760. Ils étaient attirés jadis par les saumons de la rivière Malbaie et, de nos jours, la facilité d'accès par eau de même que le climat vivifiant constituent de puissants attraits. On y pratique le golf, la pêche, le tennis, l'équitation ou le croquet. Il n'est pas sans intérêt de noter que ses premiers visiteurs étrangers furent des prisonniers de guerre qui, au cours de la guerre de l'Indépendance américaine, ont été confinés dans cette région. Laure Conan (1845-1924), première romancière québécoise, née Félicité Angers, est la plus célèbre femme de lettres de La Malbaie. D'autre part, une centaine de villas cossues et un magnifique terrain de golf témoignent toujours de la splendeur du secteur de Pointe-au-Pic. Établie en 1876, la municipalité de Pointe-au-Pic a attiré de nombreux villégiateurs, notamment au XIXe siècle, séduits par un paysage à couper le souffle. Même l'homme d'État américain William Howard Taft (1857-1930), qui a présidé aux destinées de son pays de 1909 à 1913, s'y est retiré, en été, à de nombreuses reprises. Jusqu'en 1919, alors que fut inauguré le chemin de fer dont la construction avait été entreprise par sir Rodolphe Forget, touristes et estivants utilisaient essentiellement le bateau. Dès 1867, l'hôtel Chamard comportait 90 chambres. En 1898, la compagnie Richelieu and Ontario Navigation, présidée par Forget, inaugurait un premier manoir construit tout en bois et qui fut incendié en 1928. Le premier juin 1929, était inauguré le célèbre Manoir Richelieu, hôtel de près de 500 chambres, qui constitue toujours l'un des rouages majeurs de l'industrie touristique charlevoisienne. La présence d'un pic rocheux sur une pointe située au sud-ouest de la baie que l'on retrouve à l'embouchure de la rivière Malbaie a inspiré la dénomination municipale ainsi que celle du bureau de poste ouvert en 1870. Toutefois, dans ce dernier cas, c'est la forme Pointe-à-Pic qui était utilisée et que l'on relevait encore fréquemment au début du siècle. Cette expression toponymique figurait déjà sur une carte de Des Barres datée de 1776 sous la forme Point au Pic. L'adoption du gentilé Pointepicois en 1986 n'a sûrement pas contribué à dissiper toute confusion, en dépit du fait que Pointe-au-Pic demeure la forme moderne exclusivement usitée. La proximité de La Malbaie, un peu plus au nord, et de Cap-à-l'Aigle, au nord-est, lieux dotés de charmes panoramiques à nuls autres pareils (eau, vallée, monts), a sans doute concouru à l'attrait exercé par Pointe-au-Pic, dont le territoire a été détaché de celui de la municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-la-Malbaie. Depuis plusieurs années, un accord de jumelage a été établi avec L'Aim en France.

  • Pointe-au-Pic  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 15 février 1995. En effet, à cette date, la municipalité du village de Pointe-au-Pic et la ville de La Malbaie se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic. L'appellation Pointe-au-Pic a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Pointe-au-Pic. Une centaine de villas cossues et un magnifique terrain de golf témoignent toujours de la splendeur de ce coin de terre charlevoisien. Établie en 1876, la municipalité de Pointe-au-Pic a attiré de nombreux villégiateurs, notamment au XIXe siècle, séduits par un paysage à couper le souffle. Même l'homme d'État américain William Howard Taft (1857-1930), qui a présidé aux destinées de son pays de 1909 à 1913, s'y est retiré, en été, à de nombreuses reprises. Jusqu'en 1919, alors que fut inauguré le chemin de fer dont la construction avait été entreprise par sir Rodolphe Forget, touristes et estivants utilisaient essentiellement le bateau. Dès 1867, l'hôtel Chamard comportait 90 chambres. En 1898, la compagnie Richelieu and Ontario Navigation, présidée par Forget, inaugurait un premier manoir construit tout en bois et qui fut incendié en 1928. Le premier juin 1929 était inauguré le célèbre Manoir Richelieu, hôtel de près de 500 chambres, qui constitue toujours l'un des rouages majeurs de l'industrie touristique charlevoisienne. La présence d'un pic rocheux sur une pointe située au sud-ouest de la baie que l'on retrouve à l'embouchure de la rivière Malbaie a inspiré la dénomination municipale ainsi que celle du bureau de poste ouvert en 1870. Toutefois, dans ce dernier cas, c'est la forme Pointe-à-Pic qui était utilisée et que l'on relevait encore fréquemment au début du siècle. Cette expression toponymique figurait déjà sur une carte de Des Barres datée de 1776 sous la forme « Point au Pic ». L'adoption du gentilé Pointepicois en 1986 n'a sûrement pas contribué à dissiper toute confusion, en dépit du fait que Pointe-au-Pic demeure la forme moderne exclusivement usitée. La proximité de La Malbaie, un peu plus au nord, et de Cap-à-l'Aigle, au nord-est, lieux dotés de charmes panoramiques à nuls autres pareils (eau, vallée, monts), a sans doute concouru à l'attrait exercé par Pointe-au-Pic, dont le territoire a été détaché de celui de la municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-la-Malbaie.

  • Rivière-Malbaie  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er décembre 1999. En effet, à cette date, les municipalités de Rivière-Malbaie et de Saint-Fidèle, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic et la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie. L'appellation Rivière-Malbaie a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Rivière-Malbaie. La municipalité de Rivière-Malbaie doit son existence à celle de la paroisse de Saint-Étienne-de-la-Malbaie, qui remonte à la fin du XVIIIe siècle et dont une partie du territoire a été détachée pour la former en 1938. Sise dans la belle région de Charlevoix, entre Clermont et Saint-Fidèle, de part et d'autre de la rivière Malbaie, cette entité tire son nom, comme celui de ses habitants, les Malbaieriverains, de ce cours d'eau. Le fondateur de Québec, Samuel de Champlain, considérant que la baie qu'on y retrouve s'asséchait partiellement à marée basse de telle sorte qu'il se révélait périlleux pour les embarcations de s'y aventurer, de crainte de s'échouer, la désigne Malle Baye, c'est-à-dire mauvaise baie du latin mala, mauvaise, que l'on retrouve avec la même signification dans des mots comme malchance, maldonne, maladroit, malcommode. L'appellation passe ensuite à la rivière, puis à la municipalité. La position géographique de cette municipalité sise au centre de la vallée de La Malbaie a suscité le surnom de Cœur de la vallée de la Malbaie. Voir : La Malbaie (ville).

  • Sainte-Agnès  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er décembre 1999. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic ainsi que les municipalités de Rivière-Malbaie et de Saint-Fidèle se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie. L'appellation Sainte-Agnès a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès. L'histoire de cette municipalité de paroisse de la région de Charlevoix débute en 1830 à l'occasion de l'érection canonique de la paroisse de Sainte-Agnès dont le territoire a été détaché de celui de Saint-Étienne-de-la-Malbaie. Érigée civilement en 1835, elle devait accéder au statut de municipalité de paroisse sous le nom de Sainte-Agnès-de-Murray-Bay en 1845. Abolie en 1847, cette entité renaissait sous la dénomination abrégée de Sainte-Agnès en 1855. La dénomination retenue célèbre les vertus d'une jeune martyre romaine qui a vécu à la fin du IIIe et au début du IVe siècle qui, à l'âge de 13 ans, préfère la mort à la perte de sa virginité, attitude qui fait bientôt d'elle le symbole de la pureté. Elle aurait été martyrisée le 21 janvier 304, motif pour lequel la fête liturgique a été placée à cette date. Selon une ancienne tradition, la veille de sa fête, les jeunes filles qui ont conservé leur pureté peuvent connaître toutes sortes de grâces, dont celle en particulier de savoir qui sera leur mari. Établie dans une région vallonnée dont l'altitude moyenne atteint 450 m, Sainte-Agnès est parsemée de dépressions et de collines qui se succèdent avec régularité, entre Notre-Dame-des-Monts et Saint-Irénée, tout juste à l'ouest de La Malbaie. L'endroit a jadis reçu le surnom de Paroisse des Trois-Églises, en raison du fait qu'à l'origine le territoire englobait Notre-Dame-des-Monts et Saint-Aimé-des-Lacs, le curé devant desservir les trois paroisses. Or, comme l'église construite en 1839 – laquelle existe toujours et a fait l'objet d'un classement historique en vertu de la Loi sur les biens culturels – apparaissait trop éloignée pour les colons des nouveaux secteurs, deux autres temples ont été bâtis en 1942. L'abondance de bleuets sur le territoire municipal a valu aux citoyens le surnom de Bleuets, largement répandu. Anciennement, on pouvait aussi entendre le blason de Scotchs, allusion à quelques familles d'origine écossaise établies en ces lieux.

  • Saint-Fidèle  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er décembre 1999. En effet, à cette date, les municipalités de Saint-Fidèle et de Rivière-Malbaie, la municipalité du village de Cap-à-l'Aigle, la ville de La Malbaie–Pointe-au-Pic et la municipalité de la paroisse de Sainte-Agnès se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de La Malbaie. L'appellation Saint-Fidèle a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipaltié de Saint-Fidèle. Cette jolie localité forestière, connue sous le nom de Saint-Fidèle-de-Mont-Murray jusqu'en 1997, est érigée sur un plateau qui domine le fleuve, à 20 km de La Malbaie, immédiatement au nord de Rivière-Malbaie. La rivière du Port au Saumon arrose le territoire de cette municipalité charlevoisienne. L'endroit doit son nom à une paroisse érigée canoniquement en 1850, après avoir été établie comme mission en 1840. Son territoire avait été détaché de Saint-Étienne-de-la-Malbaie. D'une part, on a voulu rendre hommage à l'abbé Fidèle Morisset (1826-1911), curé fondateur en 1855 et curé de Saint-Urbain (1859-1872) et, d'autre part, rappeler l'inclusion de l'espace territorial dans la seigneurie de Mount Murray (nom francisé plus tard en Mont-Murray), concédée en 1762 à Malcolm Fraser et qui occupe la partie est de l'ancien territoire de la seigneurie de La Malbaie. Par ailleurs, il existe un saint portant le nom de Fidèle de Sigmaringen (1577-1662), capucin canonisé en 1746 et qui s'appliqua à convertir les protestants. Les Fidèlois ont établi leur réputation sur la fabrication d'excellents fromages. Voir : Mont-Murray (hameau).

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Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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