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Shawinigan
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville de Shawinigan a été créée le 1er janvier 2002. Elle est issue du regroupement de la municipalité de Lac-à-la-Tortue, de la municipalité du village de Saint-Georges, des municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles ainsi que des villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Shawinigan; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Entre Shawinigan-Sud et Grand-Mère, à 120 km à l'ouest de Québec et à une trentaine de kilomètres de Trois-Rivières en Mauricie, on retrouve la ville de Shawinigan, implantée sur la rive ouest du Saint-Maurice. Pendant très longtemps, l'endroit était considéré comme la « première grande chute en remontant la rivière des Trois-Rivières ». Le père Buteux, qui y arrive en 1651, serait le premier Blanc connu à avoir remonté le Saint-Maurice jusqu'à cet endroit. Par la suite, les missionnaires desservant le Haut-Saint-Maurice y faisaient halte. À la fin du XIXe siècle, l'implantation d'une centrale hydroélectrique contribuera à une rapide croissance économique. Puis, Shawinigan accumulera les premières : première ville du Québec à se doter d'un plan d'urbanisme (1900), première ville du Canada à produire de l'aluminium (1901), du carborandum (1908), de la pellicule de cellophane (1932). Fondée en 1899, la paroisse de Saint-Pierre-de-Shawinigan sera érigée canoniquement en 1901 et civilement en 1902. La municipalité du village de Shawinigan Falls voit le jour en 1901 et accède au statut de ville en 1902. Elle comptait plus de 4 000 habitants en 1911. Elle recevra le statut de cité en 1958, à l'occasion de l'abrégement de la dénomination en Shawinigan. En 1998, la ville de Shawinigan et la municipalité du village de Baie-de-Shawinigan se regroupaient pour former une nouvelle ville identifiée sous le nom de Shawinigan. Cette appellation, orthographiée de multiples façons (Chaouinigane, Oshaouinigane, Assaouinigane, Achawénégan, Chawinigame, Shawenigane, Chaouénigane, graphie fréquemment utilisée dans les textes rédigés au XIXe siècle par des francophones comme Arthur Buies et Stanislas Drapeau, Shawinigan(e)...), a été interprétée généralement comme portage du sud; portage aux hêtres; portage anguleux; crête, sommet de la côte. On peut également relever la signification de perçoir, aiguille, laquelle pourrait résulter d'une mauvaise interprétation du mot aiguille qu'il faut voir ici dans son sens géographique de sommet effilé, de pointe rocheuse et non dans son sens en langue générale de fine tige d'acier pointue. La forme Shawinigan apparaît vers 1800 et s'impose grâce à la raison sociale de la compagnie d'électricité Shawinigan Water and Power, qui se porte acquéreur des chutes et des espaces adjacents en 1898. On la retrouve notamment attestée sous une graphie curieuse en 1824 dans les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada 1823-1824, vol. 33, app. R, alors que le coureur de bois François Verreault (1760-1825) rapporte qu'à « ... une lieue et demie du côté du Sud, il y en a un autre [portage] de quinze arpents de long, nommé Shabonigan (Aiguille)... ». Cette forme pourrait résulter sans doute d'une transcription au son d'un greffier de la Chambre. En outre, Jean-Baptiste Perrault signale, vers 1830, la forme Chawinigan sur l'une des cartes de son voyage. Le sens le plus plausible de cet amérindianyme demeure crête, allusion à la crête de rochers que les Amérindiens devaient franchir quand ils effectuaient le portage des chutes. Ce nom a d'abord identifié une toute petite langue de terre, puis les chutes, la baie que forme le Saint-Maurice en aval, la rivière, le lac, le canton (1848). En abénaquis, les lieux sont dénommés Azawanigan, le portage en pente. Étant l'une des premières villes du Québec à jouir de l'éclairage public à l'électricité, grâce aux chutes, Shawinigan a reçu les titres de Ville lumière et Cité de l'électricité. Depuis plusieurs années un accord de jumelage a été établi avec Hamilton en Ontario. Voir Baie-de-Shawinigan (secteur).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Shawinigan

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Shawinigan (Ville) (Shawinigan)

Code géographique de la municipalité 36033

Longitude ouest     Latitude nord 72° 45' 00" 46° 34' 00"

Coordonnées décimales -72.75, 46.56667

Carte topographique 1/50 000 31I/10

Carte topographique 1/20 000 31I/10-0101

Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.

Anciens noms

  • Baie-de-Shawinigan  (Municipalité de village)

    En 1907, la municipalité du village de Baie-de-Shawinigan était constituée; en 1998, cette municipalité et la ville de Shawinigan se regroupaient pour former la nouvelle ville de Shawinigan. Depuis, l'appellation Baie-de-Shawinigan désigne un secteur situé dans la partie sud-ouest de la ville et correspondant au territoire de l'ancienne municipalité de village. L'élément Baie dans la dénomination du secteur souligne que la rivière Saint-Maurice forme une baie à l'endroit où le village s'était installé. Quant à Shawinigan, il provient du canton où se situait la municipalité. Pendant une certaine période, la municipalité du village de Baie-de-Shawinigan a aussi porté le nom parallèle de Belgoville, car le village était établi face aux installations de la Belgo Canadian Pulp Co., compagnie de papier intégrée depuis à la Consolidated Bathurst devenue elle-même la Stone Consolidated. Voir : Shawinigan (ville).

  • Grand-Mère  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, la municipalité du village de Saint-Georges ainsi que les municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Grand-Mère a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Grand-Mère. La création de cette ville participe du vaste mouvement qui est né au milieu du XIXe siècle et qui visait à enrayer l'émigration canadienne-française vers les États-Unis, grâce au développement de régions vierges comme la Mauricie. Ainsi, sur la rive droite du Saint-Maurice, au nord de Shawinigan et de Trois-Rivières, au cœur même de la Mauricie, naissait à la fin du XIXe siècle, officiellement en 1898, Grand-Mère, que l'on retrouvait fréquemment sous la graphie Grand'Mère, anciennement. D'abord identifiée comme municipalité de village, puis comme cité en 1920, cette entité est devenue une ville en 1970, par suite d'une fusion avec la municipalité de la paroisse de Sainte-Flore (1863). C'est la construction de vastes usines pour la fabrication du papier aux chutes de Grand-Mère, situées à environ 18 km du noyau central de la ville, notamment par John Foreman en 1890, qui lui a donné naissance. En 1900, on procédait à l'érection canonique et civile de la paroisse de Saint-Paul-de-Grand-Mère. La dénomination municipale, également attribuée au bureau de poste local dès 1888, remonterait à l'algonquin kokomis, la grand-mère, attribué à un rocher, séparé en deux par les chutes de Grand-Mère, lequel évoquait la silhouette d'une femme âgée. Lors de la construction des écluses en 1912, ce rocher a dû être transporté dans le parc municipal. En abénaquis, la forme kokemesna, de okemes, grand-mère, et na, nous, a pour sens notre grand-mère et concorde parfaitement avec l'algonquin. L'importance de ce rocher est telle dans la thématique grand-méroise que le surnom la Ville du rocher est couramment usité pour identifier Grand-Mère et que le logo municipal est constitué d'une forme rocheuse. En conséquence, nous reproduisons la version française de la légende du rocher, issue de la tradition amérindienne, telle que la rapporte Isabel C. Armstrong dans le journal Ottawa Citizen du 8 novembre 1948 : « Longtemps avant la venue de l'homme blanc, vivait dans cette région une tribu d'Indiens. La belle fille unique du chef s'éprit d'un intrépide jeune guerrier. Le père consentit à donner sa fille en mariage à condition que le prétendant apportât une grande quantité de peaux choisies de bison et de caribou des bois comme preuve de son amour, de son habileté et de sa bravoure. Afin de pouvoir satisfaire à ces exigences, le jeune trappeur allait devoir accomplir un long trajet, à une époque de l'année où la fourrure était de toute première qualité. Il accepta donc la mission. Les deux amoureux se séparèrent, et, les deux mains jointes au-dessus d'un grand rocher dans la rivière se jurèrent mutuellement fidélité, Juliette promit à son Roméo de l'attendre. Un an, plusieurs années passèrent, mais l'amoureux ne revint point. Le vieux chef mourut et sa fille tint toujours sa promesse mais l'âge et les veilles finirent par affaiblir sa vue. À la fin elle adressa une prière au Grand'Esprit, lorsqu'elle trépasserait, d'avertir son amant qu'elle lui était restée fidèle. On attribue à la légende deux dénouements : le premier veut que, au moment même où son âme monta vers le ciel, il y eut un éclair fulgurant et un bruit assourdissant se fit entendre. Le roc se fendit, laissant la figure d'une vieille femme tournée vers le nord et scrutant l'horizon pour voir apparaître l'amoureux, qui ne revint jamais. Le second épilogue voudrait que la fiancée fut changée en roc pour symboliser la fidélité. » Comme cela est fréquent, il pourrait s'agir d'une légende relocalisée, c'est-à-dire qui ressortit à plus d'un lieu, comme celle du Diable danseur, par exemple. Grand-Mère demeure un centre industriel et commercial important notamment dans les domaines de l'hydroélectricité, les pâtes et papier, la chimie, les textiles.

  • Lac-à-la-Tortue  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, la municipalité du village de Saint-Georges, les municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles ainsi que les villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Lac-à-la-Tortue a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Lac-à-la-Tortue. Tout près de Grand-Mère en Mauricie se dresse le petit village de Lac-à-la-Tortue, érigé sous la dénomination de Saint-Théophile en 1895, en rappel du premier prêtre desservant, l'abbé Joseph-Théophile Sicard de Carufel, ancien curé de Sainte-Anne-de-la-Pérade (1882-1884) qui vécut de 1840 à 1884. Cette appellation reprenait celle de la paroisse desservie comme mission à partir de 1880 et érigée canoniquement en 1894. Étant donné que le bureau de poste portait depuis 1882 le nom de Lac-à-la-Tortue, tiré de celui du lac le plus important du territoire et ainsi nommé probablement en raison de la présence en ces lieux de ce reptile, la dénomination courante est rapidement devenue Saint-Théophile-du-Lac-à-la-Tortue. En 1981, les autorités municipales procédaient à l'adoption définitive de l'appellation présente par souci de conformité à l'usage qui abrégeait régulièrement une dénomination trop longue et pour assurer la correspondance entre le nom du bureau de poste et celui de la municipalité. Défriché vers 1875, cet endroit est devenu un centre de villégiature assez populaire qui attire principalement les adeptes des sports nautiques, non sans avoir connu à la fin du XIXe siècle une période industrielle prospère, puisque l'on y extrayait du minerai de fer destiné aux forges de Trois-Rivières pour la fabrication de poêles et d'autres objets requérant ce métal. Les Tortulinois considèrent leur village comme le berceau de l'aviation commerciale au Canada, car le célèbre aviateur Roméo Vachon (1896-1954) y pilotait des vols commerciaux dès 1920. On y trouve une importante base d'hydravions et un aéroport, qui comptent parmi les plus anciens au Québec.

  • Lac-des-Cinq  (Territoire non organisé)

  • Lac-Wapizagonke  (Territoire non organisé)

  • Saint-Georges  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-Georges, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, les municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles ainsi que les villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Saint-Georges a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Saint-Georges. Cette municipalité de la Mauricie se situe à 10 km au nord-est de Shawinigan, dans le voisinage immédiat de Grand-Mère. La section sud-ouest du territoire surtout renferme des résidences à caractère domiciliaire et quelques industries. Née en 1915 sous l'appellation de Turcotte, cette localité devait adopter le nom de Saint-Georges en 1919, repris de celui de la paroisse érigée canoniquement en 1917, par suite de son détachement de Saint-Théophile. Quelques familles dénommées Turcotte s'étant établies dans un rang vite baptisé Rang des Turcotte, lequel aboutissait au Saint-Maurice, ce patronyme s'est tout naturellement imposé pour identifier la nouvelle municipalité. Le nom actuel évoque le personnage de saint Georges, martyr en Palestine vers 303, patron de la chevalerie et des armes de même que de l'Angleterre, de Gênes, de Venise et de Barcelone. Son culte légendaire, qui se développe à partir du VIe siècle en Orient et en Occident, le présente comme le vainqueur d'un dragon qui terrorisait la Libye. On relève fréquemment la forme Saint-Georges-de-Champlain. Le bureau de poste local était également ainsi identifié entre 1927 et 1951. En 1986, le conseil municipal sanctionnait la dénomination collective Georgeois qui identifie désormais les citoyens de l'endroit.

  • Saint-Gérard-des-Laurentides  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, la municipalité du village de Saint-Georges ainsi que les villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Saint-Gérard-des-Laurentides a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-des-Laurentides. À 9 km au nord-ouest de Shawinigan et bornée à l'est par la ville de Grand-Mère, se situe la municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-des-Laurentides, près de la rivière Shawinigan et du lac à la Perchaude. Colonisé à partir de 1920, l'endroit doit son nom à la paroisse de Saint-Gérard-Majella, l'une des plus jeunes du diocèse de Trois-Rivières, fondée en 1922 et érigée canoniquement l'année suivante, à la suite de son détachement de Sainte-Flore et de Saint-Mathieu. Toutefois, le choix dénominatif, relaté en détail par Hormisdas Magnan dans son Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec (1925), se loge à l'enseigne de l'anecdotique. En effet, en octobre 1921, le grand vicaire de Trois-Rivières, monseigneur Marchand, se rend à Sainte-Flore pour marquer l'emplacement de la future église de Saint-Gérard-Majella. Une fois la croix plantée à l'endroit requis, on s'interroge quant à la dénomination à attribuer à l'église. Après avoir écarté Saint-Ferdinand, nom envisagé pour rendre hommage à l'ancien curé de Sainte-Flore (1890-1903), Ferdinand Verville (1838-1903), on opte pour Saint-Gérard parce que, dit-on, on a ardemment prié saint Gérard Majella (1726-1755), rédemptoriste de renom, pour obtenir une église. Un paroissien révèle que son jeune fils ayant trouvé une statuette de ce saint, il l'a enfouie en un lieu connu de lui seul. La petite statue est retrouvée à une quinzaine de mètres de la croix, accompagnée du message : «Bon saint Gérard, donnez-nous une église le plus tôt possible», rédigé par l'enfant. Or, la croix avait été plantée le 15 octobre, veille de la fête de ce saint! Il n'en fallait pas plus pour convaincre l'évêque trifluvien de retenir ce patronage. Intervention céleste, ruse ou fabulation, qui sait! Les Laurentiens attirent le tourisme en saison hivernale grâce à la présence de quelques jolies pentes de ski.

  • Saint-Jean-des-Piles  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Saint-Jean-des-Piles et de Saint-Gérard-des-Laurentides, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, la municipalité du village de Saint-Georges ainsi que les villes de Grand-Mère, de Shawinigan et de Shawinigan-Sud se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Saint-Jean-des-Piles a toutefois été préservée et elle identifie un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Jean-des-Piles. Cette municipalité de la Mauricie se situe à l'orée du parc national de la Mauricie, à 11 km au nord de Grand-Mère, près de Saint-Gérard-des-Laurentides, sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice. Son territoire est parsemé de lacs (Houde, Solitaire, Lamarre), et de ruisseaux (Bouchard, des Piles, à Madeleine), ce qui a facilité l'implantation de l'une des industries principales qui est celle de la fabrication de barques et de canots. On peut situer autour de 1850 l'arrivée du premier contingent de pionniers, de telle sorte qu'en 1877 on pouvait procéder à la fondation de la paroisse de Saint-Jean-des-Piles, détachée de Saint-Jacques-des-Piles. Érigée tant canoniquement que civilement en 1897, elle donnera son nom au bureau de poste ouvert l'année suivante et à la municipalité de paroisse établie en 1899. Comme Saint-Jean-des-Piles faisait face à Saint-Jacques-des-Piles, devenue depuis Grandes-Piles, et qu'elle en a été détachée, il paraissait tout naturel d'adopter le prénom de l'apôtre Jean, qui, avec Jacques le Majeur, comptaient parmi les premiers à avoir adhéré à l'enseignement de Jésus. Dans sa Relation rédigée vers 1830, Jean-Baptiste Perrault (1761-1844) donne à ce lieu le nom de Pilon. La forme graphique piles devait paraître plus tard. Le constituant Piles évoquerait l'empilement des strates, couches sédimentaires horizontales qui affleurent dans cette partie de la Mauricie. Selon certains, les Amérindiens pilaient le blé d'Inde à cet endroit. On a parlé aussi d'empilement de glaces ou de billes de bois. Jadis, d'importantes activités forestières avaient cours dans le bassin du Saint-Maurice et la majorité des Pilois y participait. De nos jours, la localité se caractérise par l'industrie reliée à la navigation de plaisance et demeure un lieu de villégiature exceptionnel axé sur les joies du plein air. Voir : Grandes-Piles (municipalité de village).

  • Shawinigan-Sud  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Shawinigan-Sud, de Grand-Mère et de Shawinigan, la municipalité de Lac-à-la-Tortue, la municipalité du village de Saint-Georges ainsi que les municipalités des paroisses de Saint-Gérard-des-Laurentides et de Saint-Jean-des-Piles se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Shawinigan. L'appellation Shawinigan-Sud a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Shawinigan-Sud. Située à 1 km au sud de Shawinigan, comme son nom l'indique, à la tête des chutes du même nom, sur les bords du Saint-Maurice, cette ville de la Mauricie est née en raison de l'essor industriel de Shawinigan Falls. En effet, la promesse d'une grande prospérité a attiré sur la rive est de la rivière Saint-Maurice des habitants de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, plus au sud-est, au début du XXe siècle. Détachée de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Notre-Dame-de-la-Présentation-d'Almaville faisait l'objet d'une érection canonique en 1914, et d'une reconnaissance civile la même année. Le 18 mars 1912, la municipalité du village d'Almaville était officiellement créée, alors que celle de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Présentation-d'Almaville, naissait deux ans plus tard. Cette dernière, après avoir pris le nom de municipalité de la paroisse d'Almaville en 1946, était annexée à celle du village de Shawinigan-Sud en 1953, dénomination qu'elle avait reçue en 1948. Shawinigan-Sud obtenait le statut de ville en 1961. La dénomination primitive d'Almaville provient d'une suggestion du curé de Notre-Dame-du-Mont-Carmel lors de la reconnaissance officielle de la paroisse, le premier dimanche de l'Avent où l'on chante l'antienne Alma Redemptoris Mater, alma mater signifiant mère nourricière. Les paroissiens, croyant que leur localité était promise à un brillant avenir, demandèrent l'ajout du suffixe -ville. Cependant, l'appellation de Shawinigan-Sud s'imposera à la fin des années 1940. Une tentative pour modifier la dénomination municipale en Val-des-Chutes en 1987 n'a pas connu de suites concrètes auprès des Shawiniganais.

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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